DANGER GIRL TRINITY
Etats-Unis - 2013
Image de « Danger Girl Trinity »
Scenariste : Andy Hartnell
Nombre de pages : 104 pages
Distributeur : Glénat
Date de sortie : 12 février 2014
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Danger Girl Trinity »
portoflio
LE PITCH
Elles sont trois : Abbey Chase, Sydney Savage et Sonya Savage, la dernière recrue de Danger Girl ! Du Caire au Congo en passant par Londres, retrouvez les aventures des espionnes les plus sexy de la planète. Cette fois, les filles sont séparées dans des aventures en solo et doivent se débrouiller seules.
Partagez sur :
3 possibilités

Après Destination Danger et surtout Revolver auquel ce Trinity fait plus ou moins suite, les Danger Girls sont de retour pour une nouvelle aventure pleine d'action explosive et de poses sexy. Les artistes changent, mais la formule de bouge pas d'un iota.

Toujours présentes et prêtes pour se lancer à corps perdus dans une masse de péripéties hérités autant des fameux Indiana Jones (avec clin d'œil à Lara Croft au passage) et mister James Bond, Abbey Chase, Syndey Savage et Sonya Savage retournent aux affaires, cette fois lancées sur les traces d'une couronne égyptienne afin de délivrer un royaume de son tyran usurpateur. Scénariste attitré et co-créateur de la série avec J. Scott Campbell ne prenant désormais le temps que de quelques couvertures, Andy Hartnell confectionne une nouvelle fois un scénario prétexte aux cascades, aux gunfights et aux bastons au corps à corps dans un monde volontairement stéréotypé bardé de mâles aux muscles saillants et aux donzelles dévêtues aux courbes affriolantes.

 

Les trois petits cochons


Avec beaucoup d'humour primaire et une tendance aux pin-up élancées, Danger Girl Trinity se déroule à 2000 km à l'heure, tel un blockbuster pulp et décérébré où la gente féminine, malgré leurs poitrines offertes et leurs hanches aguicheuses, se taille la part du lion face à de pauvres faire-valoir masculins décris comme de tristes toy boy, de parfaits crétins ou des pervers en puissance. En somme rien ne change ici, et cette mécanique d'écriture commence à peser un peu sur le plaisir de lecture. Heureusement, l'album a eu l'amusante idée de découper sa narration en trois intrigues s'intéressant respectivement à chacune des héroïnes avant de se réunir dans le dernier chapitre, permettant à chaque segment de profiter d'un artiste différent. Ainsi John Royle (Danger Girl / G.I. Joe) donne aux trépidations d'Abbey Chase, la blonde, des contours très dynamiques et anguleux, tandis qu'Harvey Tolibao (Psylocke) livre une patine plus déstructurée et touffue à une Sydney Savage toute de cuir vêtue et enfin Stephen Molnar (Star Trek), avec un petit coté Adam Hugues, souligne les rondeurs de Sonya Savage dans un décorum plus cartoon. Les différences de style cohabitent étonnamment bien et donne un peu de peps à une minisérie divertissante, mais qui tout de même se lit bien vite. Trop vite.

Nathanaël Bouton-Drouard


Partagez sur :

 

Crédits - Publicité - Nous contacter
Copyright Frenetic Arts 2009-2018