PRISON SCHOOL T1
Japon - 2011
Image de « Prison School T1 »
Dessinateur : Akira Hiramoto
Scenariste : Akira Hiramoto
Nombre de pages : 208 pages
Distributeur : Soleil
Date de sortie : 16 juillet 2014
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Prison School T1 »
portoflio
LE PITCH
Kiyoshi intègre le lycée Hachimitsu, un ancien- lycée pour filles connue comme étant l’un des meilleurs, mais aussi l’un des plus strictes. Cette année est la première année dans l’histoire de l’école où les garçons peuvent y accéder. À sa grande surprise, il se rend compte, qu’il n’y a que quatre autres garçons dans le lycée, soit un garçon pour 200 filles !
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Un Bon coup de règle sur le derrière

C'est bien connu les adolescents ne sont qu'une bande d'obsédés, rêvant de mater les jeunes filles sous les douches.... Mais attention, à la Prison School la punition est terriblement sévère et les récalcitrants pourraient finir par aimer ça.

Sous-genre niche d'un cercle fermé des comédies romantiques pour garçon (ça fait beaucoup), le récit de harem s'amuse à placer un pauvre garçon au milieu d'une galerie de jeune fille jolie et affriolante et à mixer les gags, quiproquo et autres situations sexy avec les émotions romantiques mal digérées des ados masculins. Du grand classique, qu'Akira Hiramoto s'amuse à parodier copieusement, repoussant leurs limites et leur tendance ecchi peu assumée. En résulte un manga excessif, assez pervers et dont la tonalité branque et déjantée n'est pas sans rappeler les comédies érotiques balourdes italiennes des années 80 (celles avec Edwige Fenech pour les connaisseurs). L'auteur qui avait pourtant déjà signé un superbe et poétique Me and the Devil Blues sur l'illustre Robert Johnson (disponible chez Kana), fait tomber les barrières du bon goût et du politiquement correct en suivant les péripéties malheureuses de cinq jeunes garçons incorporés à un lycée de jeunes filles, qui vont avoir la mauvaise idée d'aller espionner leurs camarades en tenue d'Eve.

 

Les petits plaisirs des heures de colle


Ce qui tombe assez bien puisque l'artiste dont on avait déjà pu apprécier le trait fin et expressif, souligne autant son souci du détail (les morphologies, les décors), tout en accentuant considérablement ses déformations dynamiques et ses cadrages alambiqués (sous les jupes, dans les décolletés...). Humiliés, battus, puis relégués dans une geôle en plein milieu de la cours de récré, ils devront supporter les multiples sévices et travaux forcés que leur réserves les pulpeux et sexys secrétaires du conseil clandestin. Et le pire, c'est que certains aiment ça et en redemandent ! Finalement ici tous les personnages sont totalement obsédés, se lançant dans un tango S&M, un ballet voyeuriste où les plus cochons ne sont pas ceux que l'on croit. De la grosse comédie pachydermique dont le défilé de personnages totalement frappés, les situations absurdes et les petites références à quelques grand classiques des films de prison (au hasard, La Grande évasion), font de ce premier tome une lecture assez réjouissante... à condition bien entendu de l'aborder avec le second degré prévu. Et il va en falloir de la distance, puisque les volumes suivants (déjà 14 au japon) ne font rien pour arranger les choses dévidant des séquences de nudités, de sadisme et de situations improbables avec une fougue exponentielle. Ça promet !

Nathanaël Bouton-Drouard



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