VAMPIRELLA MASTERS SERIES VOL.4
Vampirella : Blood Lust #1-2, 25th Anniversary Special, Vampirella / Dracula : The Centennial - Etats-Unis - 1997
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Scenariste : James Robinson
Nombre de pages : 112 pages
Distributeur : Graph Zeppelin
Date de sortie : 30 octobre 2018
Bande dessinnée : note
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portoflio
LE PITCH
Après avoir été brutalement assassinée pour avoir aimé un humain, Vampirella rejoint un lieu inattendu, celui qui l’a vu naître : Drakulon.
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la reine de sang

La vampire la plus sexy de l'histoire de la BD continue son retour éditorial du coté de Graph Zeppelin avec un nouveau volume de la collection Masters Series, soit un best of des meilleures publications des décennies passées, concoctées par quelques grands noms de l'industrie.

Ici l'auteur mis en avant est le scénariste anglais James Rubinson qui s'est essentiellement fait un nom lors de sa réinvention du personnage de Starman au milieu des années 90 et l'inédit Live It To Chance. Depuis le bonhomme s'est fait tout e même fait un peu plus discret en œuvrant essentiellement sur une pléiade de titres DC Comics de Superman à Wonder Woman en passant par Justice Society of America. Mais en 97, le scénariste débarque sur Vampirella un peu comme une star avec pour mission de redonner un semblant de logique à une histoire éditoriale déjà datée de 25 ans de diffusion presque ininterrompue et qui a tendance (comme souvent) à se marcher un peu sur les pieds. Essentiellement pour cette satanée question des origines qui font aléatoirement de Vampirella une créature de la nuit relativement classique ou une échappée lointaine d'une planète appelée Drakulon. C'est clairement l'enjeu de l'histoire centrale de l'album, Blood Lust, qui en comblant un petit vide narratif dans la romance avortée entre la belle et un Adam Van Helsing plus biker que gothique, réussit surtout à ménager la chèvre et le choux en combinant à la fois la mystique ancestrale du vampire et une évocation plus fantasmatique de la planète aux rivières de sang et sa reine terrifiante Lilith.

 

Incitations à l'odaxelagnie


Des questions qui n'intéressent pas forcément les néophytes mais qui dotent le récit d'une licence poétique étonnante, entrainant l'aventure vers une réflexion douce-amère sur l'immortalité et la mortalité. Un voyage assez agréable, même si très bavard, qui est largement sublimé par le travail impactant de Joe Jusko. Un adepte de l'ultra-réalisme et un fan affirmé de John Buscema qui transporte littéralement les planches du coté d'un Savage Sword of Conan en pleine terres aliens baignées dans des flots d'hémoglobine fluide. De la fresque barbare kitch et rétro où l'on s'amuse à reconnaitre les évocations exotiques d'un Edgar Rice Burrough ou le visage affamé et sensuelle d'Ingrit Pitt, égérie inoubliable de la Hammer. L'album a de la gueule surtout qu'il est accompagné de recherches graphiques, de couvertures originales et de l'intégralité du scénario de la seconde partie. Mais ce n'est pas tout, car en suplément, Graph Zeppelin a dégoté deux autres épisodes de Robinson édité la même année 97, dont le principal point commun est l'intervention de Dracula en personne. L'un est peint par le cover-artist Ray Lago, l'autre par un fonctionnel Rick Mays sous les directives de David Mack (invisible cependant), et si le premier s'achève sans conclusion convaincante, le second tente un hommage plus ambitieux à Bram Stoker et Archie Goodwin avec une petite mise en abyme charmante mais peu mémorable. On y verra essentiellement des bonus au récit principal.

Nathanaël Bouton-Drouard


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