RICK AND MORTY T.3
Rick and Morty #11-15 - Etats-Unis - 2016
Image de « Rick and Morty T.3 »
Scenariste : Tom Fowler, Pamela Ribon
Nombre de pages : 128 pages
Distributeur : HI Comics
Date de sortie : 21 novembre 2018
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Rick and Morty T.3 »
portoflio
LE PITCH
Après avoir affronté la menace du plus terrible Morty du multiverse, Rick et son petit fils repartent à l'aventure en quête de têtes manquantes et de terribles grille-pains galactiques pendant que Jerry fait une fois de plus tout foirer.
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nom de zeus !

Déjà culte et laissant déjà ses fans pantelants de fébrilité à l'attente d'une quatrième saison prévue courant 2019, la série animée Rick & Morty qui n'est vraiment pas pour tous les enfants, s'offre un échappée logique du coté de la BD. Adeptes des voyages à travers l'espace et le temps, petit-fils et grand papy trouvent leurs aises en comic, et réussissent bien souvent à dépasser le simple statut de produit dérivé.

L'idée d'ailleurs pour cette adaptation en bande dessinée est tout à fait simple et va directement piocher dans la culture geek et les réflexions purement SF et pop culture pour trouver sa propre voie : les Rick et Morty qui sont exploités dans l'album que vous avez entre vos mains ne sont pas ceux de la série TV mais bien des incarnations d'un monde parallèle. Rien de plus naturel, pour un show né des restes d'un court métrage parodiant Retour vers le futur, The Real Animated Adventures of Doc and Mharti, et se nourrissant allégrement dans les grandes sagas du genre (de Doctor Who à Star Trek) pour nourrir ses trépidations familiales délirantes et hautement bordéliques. Responsable de la chose, le scénariste Tom Fowler (collaborateur récurrent de Mad croisé aussi comme dessinateur sur Green Arrow et autres personnages DC) a même poussé le vice dans le précédent volume jusqu'à faire voyager Rick et Morty au travers de leur multivers, parodiantsauvagement les fameuses « crisis » DC. Retour à un soupçon de calme ici, même si un voyage au travers de la mémoire apocalyptique de têtes mortes décapitées d'autres incarnations des deux héros, peut être difficilement perçu comme une promenade de santé.

 

c'est pépé qui offre


La grande réussite de cette série de comics est de réussir à renouer systématiquement avec la folie pop et un poil cruelle du modèle, tout en jonglant avec des concepts presque philosophiques tout aussi complexes (le destin, l'affirmation de soi, la vacuité de l'existence humaine), mais toujours avec cette décontraction foutraque et quasi nihiliste. Si les planches peuvent manquer d'un soupçon de finition dans les illustrations et sembler un poil bavardes parfois, le ton est bel et bien là, la misanthropie généralisée tout autant, mais on sent aussi qu'entre deux remarques biens méchantes du papy génie et un commentaire à coté de la plaque de l'ado apathique et mou du genou, pointe un soupçon d'amour familial plutôt rare dans le dessin animée. D'où sans doute aussi cette volonté des auteurs, en particulier dans le court épisode piochant ses mécaniques dans les comédies teen américaines et signé Pamela Ribon (scénariste de Moana et Ralph Breaks the Internet), de jouer véritablement avec la présence du reste de la famille, Beth, Jerry et Summer, qui ne sont pas exclusivement de la chair à canon pour les expériences de Rick.... Marty lui par contre en est quitte pour tenter de survivre dans une arène from outer space, livré en pâture par son grand-père venu célèbrer le « seul sport qui soit » et encaisser quelques billets vert au passage. On ne change pas une équipe qui gagne et ce nouveau volume des aventures de Rick and Morty fait tout pour ravir les amateurs éclairés, les fans de la premières heure et les accros aux expériences instables du Doc maison.

Nathanaël Bouton-Drouard


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