WAR GODDESS T.1&2
War Goddess #1-12 - Etats-Unis - 2011/2013
Image de « War Goddess T.1&2 »
Dessinateur : Pow Rodrix, Andres Ponce
Scenariste : Mike Wolfer
Nombre de pages : 336 pages
Distributeur : Graph Zeppelin
Date de sortie : 9 janvier 2019
Bande dessinnée : note
Jaquette de « War Goddess T.1&2 »
portoflio
LE PITCH
Il y a longtemps, très longtemps, elle fut ouverte et les Maux ont déferlé sur l'Humanité. La faute à Pandora et à sa maudite boîte. La boîte fut refermée mais le Mal ne peut être contenu pour toujours, et un fléau encore plus destructeur est sur le point d'être libéré. Cette force sombre, venue d'un univers parallèle, c'est Hellina, la gardienne des Enfers. Aidée de ses alliées, la Sorcière des marais Anathema et Widow, la femme araignée, Pandora, sait qu'elle est la seule à...
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combat de boue

Les détracteurs de la BD américaine se plaignent fréquemment du manque de super-héroïnes marquantes. Pour leur clouer le bec voici War Goddess saga complète en deux volumes où des déesses venues du fond des âges ou de quelques expériences scientifiques douteuses s'étripent en string... Ah oui, non là ça va pas nous aider non plus en fait...

Lancé fin 2011 chez Boundless, l'un des labels d'Avatar, War Goddess est forcément une curiosité pour les lecteurs français qui ne reconnaissent aucun des personnages présents dans cette tentative de l'éditeur de créer un univers partagé. La centrale Pandora connu sa petite heure de gloire dans les années 90 ; les autres comme Hellina, Anathema ou Widow connurent un destin bien moins mémorable, mais toujours dans l'ombre, ou pas loin, œuvrait le scénariste Mike Wolfer. Une sorte de poète moderne dénudant dès qu'il le peut la fière Lady Death (whoua un numéro spécial lingerie !), adaptant Vendredi 13 avec autant de discernement que Marcus Nispel ou lançant plus récemment un Ragdoll qui passa du porno pur et simple à l'érotisme macabre et vulgos à l'occasion d'une campagne kickstarter. Son sens de la mesure, son soin apporté à la psychologie des personnages et ses authentiques trouvailles scénaristiques, on les retrouve bien entendu dans les douze chapitres qui constituent War Goddess, regroupés en deux albums bien classieux par Graph Zeppelin pour la France.

 

tous les maux de la terre


Voici donc cette Pandora post-moderne, à la tête d'une empire financier depuis qu'elle a achevé sa mission de récupération de tous les esprits malfaisant échappés de la fameuse boite. mais la retraite est de court durée puisqu'elle doit faire face à une expérience scientifique qui tourne mal : de la "matière noire" s'échappe et contamine notre monde. Voilà. Le reste n'est plus qu'une succession de grosses bagarres entre donzelles vaguement héritées de la mythologie gréco-romaine, d'allusions lesbiennes à l'attention des ados en mal de sensations, de dialogues super badass bien pourris et de grand moment d'émotions parfaitement ridicules. A l'instar de la propension de ces jeunes femmes, toutes ultra bien gaulées, de se retrouver les seins à l'air ou le reste à la moindre occasion. Graveleux, gratuit, raz les pâquerettes, War Goddess redresse un peu la barre lorsque jaillit quelques effervescenses méchamment gores, mais bien entendu le bon goût n'est jamais de la partie. Le problème avec ce type d'entreprise racoleuse, c'est qu'il faut impérativement des dessinateurs qui assurent pour profiter pleinement de la plastique de ces poupées athlétiques et peu vertueuses... Dommage, Pow Rodrix (Pantha) et Andres Ponce (Tales of the TMNT) livrent des prestations au mieux fonctionnelles, assez brouillonnes et un poil bâclées la plupart du temps. Heureusement que ce n'était qu'une série limitée.

Nathanaël Bouton-Drouard


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