DANGANRONPA T.1
Danganronpa - Kibô no Gakuen to Zetsubô Kôkôsei - The Animation - Japon - 2013
Image de « Danganronpa T.1 »
Dessinateur : Takashi Tsukimi
Scenariste : Takashi Tsukimi
Nombre de pages : 192 pages
Distributeur : Mana Books
Date de sortie : 7 février 2019
Bande dessinnée : note
Jaquette de « Danganronpa T.1 »
portoflio
LE PITCH
Ton premier jour de classe sera... mortel ! L’école privée Kibôgamine est un établissement réputé pour son processus de sélection extrêmement strict : seuls les lycéens qui excellent dans leur domaine peuvent y entrer. Lorsque Makoto est tiré au sort pour l’intégrer, il est donc aux anges... C’est pourtant sa descente aux enfers qui commence lorsqu’il se retrouve prisonnier d’un jeu de la mort avec ses camarades. Et il devra garder la tête froide face au diabolique provis...
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Bis repetita

Conçue au départ comme une petite œuvre indépendante, un brin fauchée et surtout totalement barrée, Danganronpa a tout de la success story inattendue, qui pousse le vice jusqu'à avoir connu une mouture en manga. Une adaptation en quatre tomes traduits par les spécialistes du genre, Mana Books.

Mélange détonnant de Visual Novel et d'Agatha Christie sous acide, la petite série Daganronpa au public pourtant relativement restreint (en particulier quand la seule langue dispo est l'anglais) a cependant suffisamment marqué les esprits pour connaitre deux suites directes Danganronpa 2: Goodbye Despair et Danganronpa V3: Killing Harmony, un spin-of plus porté sur l'action molle, Danganronpa Another Episode Ultra Despair Girls, un bien entendu une petite poignée de portages et remakes HD pour assurer la pérennité de la licence. Production nippone oblige, le titre a rapidement été adapté en série animée dont le manga en présence est lui-même le prolongement. Du succédané de succédané où à l'arrivé on aurait pu craindre un affadissement important de l'identité de la série... pas piquée des hannetons il faut l'avouer. Heureusement tout est là, à commencer par la patte graphique et son collage intempestifs de designs et d'univers outrés, voir parfois brouillon, mais aussi la murder party attendue qui va faire de la petite vie d'une dizaine de lycéens « hors du commun » un authentique cauchemar.

 

good bearn bad bear


Un carnage orchestré par la mascotte des lieux / proviseur intérimaire, Monokuma, ourson débonnaire, hystérique puis totalement flippant dans la même case, qui pousse la petite bande à hésiter entre la position d'assassin, de fin manipulateur et enfin de juge et bourreau. Tout jeune auteur qui signait là sa première publication, Takashi Tsukimi (Terror Night) s'en sort plutôt bien en reprenant à la lettre les évènements décrits dans le tout premier jeu, retrouvant par la nervosité et la frénésie de son découpage tout l'intensité malsaine et délirante du soft, mais réservant du coup totalement la lecture du manga au nouveau venus où aux fans ultimes des productions de Spike Chunsoft. Pas de révélations renversantes dans ce premier recueil sur les coulisses de ce traquenard sordide, ni de décalage profond avec les évènements imaginés au départ par Kazutaka Kodaka, jusque bien entendu dans l'identité, plutôt osée, du premier meurtrier. La confrontation violente à l'effondrement de toute moralité, la critique directe envers la culture de la performance et l'aspect théâtre de l'absurde survolté et grand guignol, restent les qualités premières de Danganronpa mais, même si celle-ci est souvent limité, l'interactivité des jeux se montrait nettement plus à même de le balancer au visage du joueur là où le manga reste une approche plus sage. Question de (mauvais) goûts.

Nathanaël Bouton-Drouard


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