Passée la surprise de la découverte des premières pages et l'avalanche de prix (dont de le Eisner Award de la meilleure série) et de nominations, les petits gars de Sir Reginald, dit Le Monocle, reviennent toujours aussi dépressifs... pour un album qui pète le feu.
L'exercice de l'anthropomorphisme en BD est devenu un grand classique, popularisé notamment (et plus que de raison) par les productions Disney. Mais un gentil n'animal n'est pas forcément gentil... Surtout lorsque ses deux principaux arguments sont deux gros flingues pointés dans votre direction.
Après avoir sauvé le monde, que peut-il rester pour la crème des héros littéraires du siècle dernier ? Le sauver à nouveau, même si à force d'essayer on finit par tout prendre en pleine figure ! C'est un peu le pitch pas flamboyant du tout de la suite de l'une des œuvres indispensables d'Alan Moore (V pour Vendetta, The Killing Joke) qui n'a manifestement pas fini de faire souffrir les vieilles icones.
A priori plus tout jeune, le détective de Baker Street semble avoir de nouveau le vent en poupe. Quasiment en simultanée avec la dernière réalisation de Guy Ritchie, voici une autre adaptation... sans doute beaucoup plus académique (malgré l'apparition de suceurs de sang), mais non moins méritante.
Malgré une perte de vitesse dans les années 2000, Image Comics reste l'un des éditeurs de comics les plus créatifs de l'industrie et celui qui a permis à une poignée d'auteurs de craqueler quelques murs. Poings en avant, Savage Dragon n'est pas étranger à cette idée de renouveau.
En attendant l'adaptation cinématographique de Bilbo le Hobbit signée Guillermo Del Toro et Peter Jackson, les fans de Tolkien peuvent jeter un œil du côté de la bande dessinée de Charles Dixon et David Wenzel, réédité en français par Delcourt.
Un peu plus de six mois après le premier tome, le dernier né de l'esprit de Terry Moore revient chez Delcourt. Plus relevé encore, plus touchant... il impose clairement la série comme l'une des meilleurs surprises de ces dernières années.
Sans doute à cause de medias trop amusés par les déhanchements de Francky Vincent, on pourrait penser vu de la métropole que la culture martiniquaise se résume au zouk et à la banane. Art populaire par excellence, la BD vient rappeler à certains qu'il y a encore beaucoup à découvrir sur cette lointaine province.
Toute chose a une fin. Et en l'occurrence la saga de Yiu l'annonçait depuis le début. Avec son septième tome, l'apocalypse selon Tehy et ses apôtres explose entre les mains et marque définitivement une œuvre majeur de la BD francophone.
Même si les deux majors se sont depuis quelques années laissées entraîner dans des relectures plus adultes de leurs mythes modernes, les auteurs de comics doivent souvent se rendre chez de plus petits éditeurs pour déboîter sans limites leurs idées les plus déjantées, voire perturbantes. Warren Ellis chez Avatar Press, il n'y a rien de plus logique.