LE LABYRINTHE DE PAN
El Laberinto Del Fauno - Espagne / Mexique - 2006
Image de « Le Labyrinthe de Pan »
Musique : Javier Navarrete
Durée : 75 minutes
Nombre de pistes : 21
Distributeur : Milan
Bande originale : note
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portoflio
LE PITCH
Espagne, 1944. Ofelia, 10 ans, suit sa mère jusqu'au campement de son nouvel époux, le général Vidal, ponte psychotique de l'armée franquiste. Alors qu'une guerre civile menace de prendre le relais de la seconde Guerre Mondiale, la jeune fille découvre dans les environs un labyrinthe ancestral, où un Faune lui propose la vie éternel en échange de trois épreuves...
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La spirale du temps

Contre-point intimiste du travail effectué par par Marco Beltrami sur les blockbusters du cinéaste (Mimic, Blade 2, Hellboy), les melodies de Javier Navarrete pour L'Echine du Diable et tout particulierement Le Labyrinthe de Pan soulignent à quel point Guillermo Del Toro n'est jamais aussi bon que lorsqu'il s'eloigne de la Mecque du cinema et s'abandonne sans retenue aucune à ses obsessions les plus intimes.

 

Bâti comme un poème symphonique plutôt que comme un opéra du propre aveu de son compositeur (lire entretien in Mad Movies 191), Le Labyrinthe de Pan table sur un vocabulaire musical intime, et chorégraphie clairement son exécution en ce sens. Armure mineure, cadence langoureuse, dialogues feutrés entre piano, cordes et voix (Long, Long Time Ago)... Rien ici se semble vouloir tirer la couverture à soi et tout, pourtant, force la remarque admirative et la contemplation. Le chuchotement de Mercedes, tantôt ‘source music' (musique inscrite au sein même de la narration), tantôt pure illustration, enveloppe dès l'ouverture le métrage, les reprises melancoliques du thème d'Ofelia se chargeant par la suite de mener l'histoire vers son inéluctable dénouement. Evitant de s'éparpiller outre mesure en leitmotivs annexes, bien que la rébellion (Guerilleros), la mère (Vals of the Mandrake), le Pale Man ou le Capitaine Vidal héritent tous d'un thème reconnaissable, Navarrete préfère se concentrer sur l'essence thématique du métrage, qu'il s'agisse de la confrontation de l'Innocence au Mal (choeurs et violons solistes en perspective) ou du lien entre l'Immortalite et le temps (rythmiques metronomiques en 3 temps, notes tenues et débordant des mesures, etc.)

 

Passionnante de bout en bout, la bande originale du Labyrinthe de Pan aurait pu se limiter, à l'instar de l'atonale Echine du Diable, à un commentaire atmosphérique et textural de l'histoire. A l'inverse, Navarrete nous livre une oeuvre aux mélodies entêtantes et aux couleurs foisonnantes, prouvant si besoin était combien ce compositeur méconnu regorge de talent.

Alexandre Poncet




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01 - Long, Long Time Ago
02 - The Labyrinth
03 - Rose, Dragon
04 - The Fairy And The Labyrinth
05 - Three Trials
06 - The Moribund Tree And The Toad
07 - Guerrilleros
08 - A Book Of Blood
09 - Mercedes Lullaby
10 - The Refuge
11 - Not Human

12 - The River
13 - A Tale
14 - Deep Forest
15 - Vals Of The Mandrake
16 - The Funeral
17 - Mercedes
18 - Pan And The Full Moon
19 - La Luna Ilena y El Fauno
20 - Ofelia
21 - A Princess

 
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