LA JEUNE FILLE DE L'EAU
Lady in the Water - Etats-Unis - 2006
Image de « La Jeune Fille de l'eau »
Durée : 60 minutes
Nombre de pistes : 16
Distributeur : DECCA
Bande originale : note
Jaquette de « La Jeune Fille de l'eau »
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LE PITCH
Employé à tout faire dans une résidence de co-propriété, Cleveland Heep découvre un soir, au fin fond de la piscine, une jeune femme blessée et apeurée répondant au prénom de Story...
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indissociables

On se répètera peut-être en affirmant que James Newton Howard, artisan efficace chez les autres (King Kong), se métamorphose systématiquement en compositeur de génie lorsqu'il s'associe à M. Night Shyamalan.

 

Sixième Sens avait marqué la naissance d'un grand compositeur, confirmant au-delà de toute espérance le bien que l'on pensait de lui jusqu'alors (dans le désordre, Chute Libre, Grand Canyon, Urgences), Incassable avait enfoncé le clou à grand renfort de leitmotivs décapants, Signes avait osé côtoyer les cimes de l'oeuvre de Jerry Goldsmith et Bernard Herrmann... cette trilogie n'ayant pas suffi à calmer ses ardeurs, Howard nous livrait il en 2004 l'incroyable score du Village, expérience sensorielle basée sur les percussions et les cordes, comparable à nulle autre bande originale.

 

Rêverie musicale

 

C'est peu dire que l'on attendait de pied ferme Lady in the Water, et cette cinquième rencontre entre les deux artistes est, ô grande surprise, loin de décevoir. Développant subtilement quelques recherches entamées sur King Kong (arpèges entêtants, airs mélancoliques en tonalité majeure), puisant dans son savoir-faire de pianiste, le maestro livre un conte musical puissant et onirique, son Edward aux mains d'argent à lui en quelque sorte. Enfantines, simples, rythmiquement évidentes, les mélodies débordent d'élan et d'inventivité, de mystère et de générosité. Parce qu'il n'oublie jamais d'aller au bout de ses idées (la suite The Party, fresque majoritairement atonale de près de sept minutes, est hallucinante), parce qu'il ne se contente pas de camper une heure durant sur ses positions, aussi fortes soient-elles (les variations thématiques, notamment autour du leitmotiv de l'héroïne, imposent le respect), Howard parvient avec une fluidité remarquable à transcender l'oeuvre illustrée. Sa partition reste, en toute logique, un élément majeur de la mise en scène de M. Night Shyamalan dont le cinéma, certes brillant et passionnant en lui-même, n'aurait pas la même saveur dans les griffes d'un autre compositeur.

Alexandre Poncet




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01 - Prologue
02 - The Party
03 - Charades
04 - Ripples in the Pool
05 - The Blue World
06 - Giving the KII
07 - Walkie Talkie
08 - Cereal Boxes

09 - Officer Jimbo
10 - The Healing
11 - The Great Ealton
12 - End Titles
13 - The Times They Are A-Changing
14 - Every Grain of Sand
15 - It Ain't Me Babe
16 - Maggie's Farm

 
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