OBLIVION
Etats-Unis - 2013
Image de « Oblivion  »
Musique : M83
Durée : 69 minutes
Nombre de pistes : 17
Distributeur : Backlot Music
Bande originale : note
Jaquette de « Oblivion  »
portoflio
LE PITCH
En 2073, après des décennies de guerre contre la terrible menace des Scavs, les humains ont quitté la Terre. Jack Harper vit dans une station spatiale et a pour mission de réparer et d'entretenir les drones présents à la surface de la Terre afin qu'ils extraient des ressources vitales aux humains expatriés. Un jour, témoin d'un crash, il voit sa vie bouleversée…
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Vs Music

Il y a un paradoxe dans la collaboration de M83 avec Hollywood. Pourquoi avoir engagé un groupe indé pour, finalement, le faire sonner comme du Hans Zimmer ?


La démarche de Jospeh Kosinski d'aller chercher des groupes pour soutenir la partition de ses films est louable. Mais Anthony Gonzales, comme avec les Daft Punk sur Tron : l'héritage, se voit partager la composition du score avec Joseph Trapanese (compositeur et arrangeur).

Autant avec le duo électronique masqué la collaboration paraissait harmonieuse, les deux univers se mélangeaient, se répondaient de titre en titre. Même si au final la bande originale n'était pas un nouvel album des Daft, on pouvait sentir leur patte. Pour Oblivion le mélange se fait plus discret, voir carrément perdu en route, mais forcément au détriment du "synthétique". Parfois, un petit synthé apparaît entre deux violons, comme si Gonzales essayait constamment de s'imposer ; peine perdue sont identité ne semble pouvoir réussir à s'imposer. D'un point de vue purement musicale, se mélange synthétique et harmonique paraît incroyable classique, sans grande originalité, où même le thème (assez flou et peu reconnaissable) se voit alors affublé d'une batterie « vintage »  lourde et daté, comme pour récuperer sur le tard une consistence formelle.

 

daft Punk, M83 : même combat

 

Le revival 80, à parfois du bon et la filiation qu'entretient Oblivion avec la SF classique était évidente. Le petit côté Vangelis et certaines textures sonores, surtout lors des plages dit d'ambiances, sont bien vues. Mais la sauce est éventée. Le classicisme moderne, entamé par l'écurie Zimmer et le mélange avec la pop /electro arrive manifestement à ses limites. Au final, le score d'Oblivion ne se démarque aucunement de celui de Tron : L'héritage ; même construction des cordes, même rythmiques martelées et même envie de mixité  sonore. Sauf que M83 apparaît plus comme un guest à la mode que d‘un véritable collaborateur. L'album  n'est pas mauvais, juste symptomatique du manque d'ambition du projet. Et le titre du générique final en est clairement l'exemple parfait dans son manque de particularisme et un compromis M83/Trapanese mal géré, presque contre-nature. Anthony Gonzales avait déjà opéré un changement musical à la suite du premier, très bon, disque éponyme de M83 ; de duo il était passé en solo. La relative demi-teinte de cette b.o est peut-être à chercher par là : de solo, il est repassé en duo pour ce score. Score esclave de ce duo.

Marc Guilbert






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1 - Jack's Dream
2 - Waking Up
3 - Tech 49
4 - StarWaves
5 - Odyssey Rescue
6 - Earth 2077
7 - Losing Control
8 - Canyon Battle
9 - Radiation Zone
10 - You Cant Save Her
11 - Raven Rock
12 - I'm Sending You Away
13 - Ashes Of Our Fathers
14 - Temples Of Our Gods
15 - Fearful Odds
16 - Undimmed By Time Unbound By Death
17 - Oblivion (featuring Susanne Sundfør) 

 

 
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