GEARS OF WAR 4
Etats-Unis - 2016
Image de « Gears of War 4 »
Musique : Ramin Djawadi
Durée : 60 minutes
Nombre de pistes : 23
Distributeur : Sumthing Else Music Works
Bande originale : note
Jaquette de « Gears of War 4 »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Après avoir échappé de peu à une attaque de leur village, JD Fenix et ses amis, Kait et Del, doivent sauver leurs proches et découvrir la source d'un monstrueux nouvel ennemi. - See more at: http://www.freneticarts.com/rjv/critique.php?ID=3904#sthash.GXM5gZNf.dpuf
Partagez sur :
Tirs à blanc

Après une première trilogie dantesque sans commune mesure, et un spin-off plutôt faiblot, en raison d'un gameplay uniquement accès scoring online, et un scénario anémique au possible, il aura fallu attendre trois ans pour revoir débarquer sur console next-gen la saga jouissivement pachydermique d'Epic Games, dont le flambeau est ici repris par la firme canadienne The Coalition. Un retour que l'on espérait comme à l'accoutumé furieux et explosif, autant au niveau du jeu que de sa bande-son. Contrat rempli ?

Soyons clair dès le début, ne tournons pas autour du pot, la réponse est ... absolument pas. Selon les goûts, l'arrivée derrière le pupitre du très hype Ramin Djawadi pouvait soit ravir, soit inquiéter. Nous opterons donc pour la deuxième proposition. Porté par l'engouement inattendu autour de son travail un poil surestimé pour le carton d'HBO Game Of Thrones, et sous-couvert de vouloir créer un mood plus crépusculaire dans un contexte de guerre intestine, Ramin Djawadi passe incompréhensiblement à côté d'un score qui s'annonçait pourtant comme une récréation totale et décomplexée, à l'instar des scores précédents signés Kevin Riepl et Steve Jablonsky. Fait absolument impensable, on en viendrait même presque à sincèrement regretter le travail du deuxième, Jablonsky ayant rarement brillé au cours de sa carrière (à une ou deux rares exceptions près), car faisant très rarement dans la finesse et c'est peu de le dire. Et pourtant, son « style » bourrin, gras et bas du front en faisait l'incarnation sonore parfaite pour la saga des Gears. La BO se montrant même d'ailleurs parfois franchement réjouissante, portée contre toute attente par un vrai thème (si si) bien épique et patriotique comme il faut, repris de manière à peine effleurée et vaine dans le présent épisode en guise d'hommage à la trilogie passée, thème effectivement assimilé désormais à Marcus Phoenix. Car bien entendu, il s'agît effectivement d'un tournant dans la saga, un nouveau départ, ce qui peut vaguement expliquer cela.

lexomil of War


Certes, l'envie de Djawadi était certainement de prendre ses distances par rapport à Riepl (dont plusieurs éléments furent repris en leur temps par Jablonsky), et Jablonsky donc, intention fort louable au demeurant, car nouvel arc narratif, nouvelle époque, nouveau contexte, nouveaux personnages, etc. Mais de là à enlever les rares éléments thématiques de la saga, pour les remplacer par rien, juste rien si ce n'est un motif sympathique en soi, faisant office de « thème » à peine développé, le tout pour accoucher d'un score particulièrement ronflant et répétitif en mode pilote automatique, et qui plus est particulièrement mal exploité dans le jeu (seul point que l'on pourrait accorder en défense du monsieur), il fallait quand même oser, et de loin. Du coup, exit les quelques motifs (pourtant ancrés dans la série) hérités de Riepl, exit le thème martial de Jablonsky et son « son rouleau compresseur », et tant qu'à faire, exit quasi tous les cuivres ... Tout court. Vraie fausse bonne idée de Djawadi (quasi une marque de fabrique chez lui), celui-ci pensant que marquer un suspense ou une action particulièrement rentre-dedans uniquement avec des ostinati de violoncelles, et des percutions, serait diablement efficace.

 

passe le razor à ton voisin


« Monumentale erreur » (l'artillerie LOURDE on avait dit bonhomme ...), car la mollesse du score impacte du coup fortement sur le plaisir de jeu, celui-ci étant clairement fait de rage, de sueur et de fureur. En effet, jamais au grand jamais, on éprouve la décharge d'adrénaline, ni l'envie de sortir son lanzor pour tronçonner du Locust en hurlant dans son salon (ouais, chacun son délire). Non, là, après une heure de Gears sous xanax, c'est complètement endormi et amorphe qu'on se trainera déjà difficilement jusqu'à sa sono pour appuyer sur stop. Même si les scores de Riepl et Jablonsky ne supportaient pas nécessairement une écoute totalement passionnante ou même agréable hors jeu, tout n'était pas non plus à jeter. Les thèmes et mini motifs thématiques, même si utilisés jusqu'à plus soif, étaient plutôt efficaces in-game (et renforçaient plutôt bien l'action), voire plutôt sympathiques en écoute seule. Là, c'est l'encéphalogramme plat dans les deux cas. On ne doute pourtant pas d'une certaine maitrise du monsieur, certaines ambiances de son travail sur Game Of Thrones laissent transparaitre une certaine sensibilité, voire un semblant de talent pour les mélodies dramatiques, mais clairement, après Dracula Untold, Warcraft, Iron Man, Fright Night et autre Red Dawn, il serait peut-être temps que les cols blancs d'Hollywood se rendent compte que le compositeur n'a pas les épaules assez larges pour ce type de composition, celui se débrouillant au final bien mieux sur le petit écran (Westworld actuellement le prouve amplement). En gros, si le message n'était pas encore assez clair, et histoire de parler comme Marcus Phoenix, le score de ce Gears Of War 4, c'est comme flatuler en pleine rafale de vent, ça n'a aucune répercussion, c'est totalement inoffensif, très décevant et donc sans intérêt. Voilà voilà ...

Henri Delecroix
















Partagez sur :
 

1 Prologue
2 Anvil Gate
3 The Raid
4 Main Theme
5 In and Out
6 A Few Snags
7 Taken
8 The Grave
9 The Prodigal Son
10 The Great Escape
11 Almost Midnight
12 Night Terrors

13 At the Doorstep
14 Rise of the Swarm
15 Cathedral of Pods
16 Do Not Go Gentle
17 Windflare
18 Out of the Hive
19 Recovery
20 The Storm
21 DB Returns
22 Finale
23 A Nightmare Reborn

 
Crédits - Publicité - Nous contacter
Copyright Frenetic Arts 2009