LUKE CAGE
Etats-Unis - 2016
Image de « Luke Cage »
Durée : 95 minutes
Nombre de pistes : 52
Distributeur : Mondo
Bande originale : note
Jaquette de « Luke Cage »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Doté d’une force surhumaine, et toujours hanté par la mort de sa femme, Luke cage, réfugié à Harlem depuis peu, enchaine les petits boulots, notamment pour Henry « Pop » Hunter en tâchant d’attirer le moins possible l’attention sur lui. Mais un évènement tragique va l’obliger à sortir de l’ombre, en prenant des décisions qui pourraient se révéler lourdes de conséquences…
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Kinda Strong

Après avoir dépeint les recoins sordides de Hell's Kitchen au travers de Daredevil et Jessica Jones, tout en préparant toujours un peu plus le terrain pour la future série The Defenders, Marvel, ABC et Netflix se réassocient pour leur troisième série avec Luke Cage, du désormais incontournable et inévitable MCU. Une série qui dénote enfin de par son envie hautement affirmée de baigner dans une ambiance très Soul et hip-hop old-school particulièrement réussie, et dont la bande-son atomique y est pour beaucoup.

Après les ambiances ténébreuses efficaces, mais un poil convenues et impersonnelles de John Paesano (The Labyrinth) pour Daredevil, et les accents jazzy fort bienvenus de Sean Callery (24) pour Jessica Jones, c'est au duo Adrian Younge / Ali Shaheed Muhammad qu'incombe la tâche de mettre en musique le nouvel opus pré-Defenders. Attention, gros uppercut en vue ! Une surprise d'autant plus jouissive qu'une ambition telle que celle-ci dans le panorama du scoring pour série se fait de plus en plus rare. En gros, comprendre une BO de série avec une vraie identité, une véritable aura, une grande générosité (le score fait tout de même 95 minutes), et des références extrêmement bien digérées, jamais envahissantes. On pense indéniablement et automatiquement à Isaac Hayes, aux scores de la blaxploitation, mais aussi à John Barry, à Ennio Morricone, et le tout dans une atmosphère soul et gangsta rap 90's, Wu Tang Clan en tête. Tous les ingrédients y sont : cascade de harpe, violons tonitruants ou reptiliens, basse ronde et fuzzée, vibraphone, orgue hammond, batterie groovy à souhait, cuivres très Barry, trompettes et saxophones très urbains, voix fantomatiques, flûtes sorties tout droit de chez Schifrin, le tout agrémenté de quelques loops éparses. On s'attendrait même presque à entendre quelques scratches de çà et là. Ici l'ambition est claire ; évoquer les racines de harlem (lieu où se déroule la série donc), et recréer une sonorité dont les influences ont clairement infusées, sans cependant jamais tomber dans le « piège » du scoring citationnel à la Tarantino que bien des filous s'empresseraient de comparer au travail de Younge et Muhammad. La démarche est bien différente, la volonté d'accoucher d'une enveloppe sonore purement hybride mixant le meilleur de la musique « Black » des 70's aux 90's, au travers d'un score 100 % original, prédominant sur tout le reste.

 

"A good man"


Rien d'étonnant dans le brio du score, les deux collaborateurs n'en étant absolument pas à leur gallot d'essai ; Younge avait pu se faire la main avec le très chouette score de Black Dynamite en 2009, en un peu plus psyché, mais au travers duquel on ressentait déjà parfaitement tous les germes et la coolitude de la bande son pour Luke Cage. Quant à Muhammad, co-fondateur du projet A Tribe Called Quest, il fût un collaborateur régulier de Dawn Robinson (ex En Vogue), et Raphael Saadiq que l'on retrouve dans l'excellente partie compilation de l'album, aux côtés de titres de Charles Bradley, Faith Evans ou de la regrettée Sharon Jones apportant leur part de glamour et sensualité en guise de cerise sur le gâteau. Mention spéciale à l'intense Bulletproof Love interprété par Method Man, membre de Wu Tang Clan, d'abord sorti en single afin d'assurer en amont la promo de la série, et dont les textes intègrent une grande part des thèmes que voulait aborder le showrunner Cheo Hodari Coker. Un travail particulièrement inspiré que Mondo magnifie par une édition de toute beauté, pressée sur 2 vinyles jaunes (une des dominantes du costume d'origine de Cage), dont la tracklist est identique à celle proposée par I-tunes (une fois n'est pas coutume), et bénéficiant des excellents artworks de Matthew Woodson. Comme d'habitude avec Mondo, c'est juste la classe ...

Henri Delecroix










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01. Good Man - Raphael Saadiq
02. Mesmerized (Original Soundtrack Version) - Faith Evans
03. Ain't It a Sin - Charles Bradley
04. Stop and Look (And You Have Found Love) - Adrian Younge & The Delfonics
05. 100 Days, 100 Nights - Sharon Jones & The Dap-Kings
06. Diamondback Arrives
07. Final Battle, Pt. 1
08. In the Wind
09. Diamondback's Trap
10. Blue Fusion
11. Final Battle, Pt. 2
12. I'm Luke Cage
13. Street Cleaning
14. The Ambush
15. End Theme
16. Coffee at Midnight
17. Red-Handedly Blameless
18. Always Forward Pops
19. Unveil the Bride
20. Shameek's D
21. The Plan
22. Requiem for Phife
23. We Had Coffee
24. Pops Is Gone
25. Theme
26. Greed Becomes Me

27. Bulletproof Love (feat. Method Man)
28. Microphone Check Five'O
29. Luke's Freedom
30. Uptown Claire
31. Shades Beware
32. Misty Resolute
33. Fresh Air
34. Kinda Strong
35. Big Man Little Jacket
36. Scarfe's Dying
37. Claire's Wisdom
38. Gun Threat
39. Bad Love
40. Finding Chico
41. I Am Carl Lucas
42. Crispus Attucks
43. Hideout
44. Cuban Coffee
45. Like a Brother
46. Cottonmouth's Clamp
47. Survival
48. Cottonmouth Theme
49. Luke Cops
50. Crushin' On Reva
51. Beloved Reva

 
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