LA TOUR SOMBRE
The Dark Tower - Etats-Unis - 2017
Image de « La Tour sombre »
Musique : Tom Holkenborg
Durée : 66 minutes
Nombre de pistes : 29
Distributeur : Sony Classical
Bande originale : note
Jaquette de « La Tour sombre »
portoflio
LE PITCH
Afin de protéger l'équilibre entre les mondes, Roland Deschain, le dernier pistolero doit livrer une bataille contre l'homme en noir ...
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A Chicken, A Goat And .... NO Bullet ...

Monument littéraire de Stephen King, l'annonce de la mise en chantier d'un portage à l'écran du Pistolero a automatiquement déchaîné les sens des fans purs et durs de l'écrivain. Cependant les sentiments étaient autant un mélange d'exaltation que d'inquiétude, La Tour Sombre faisant partie de ces romans jugés inadaptables. Après annonce du réalisateur et du casting (Idris Elba face à Matthew McConaughey tout de même), on attendait avec impatience l'annonce du maestro qui se retrouverait derrière le pupitre. Et la nouvelle tomba ... Que vaut alors ce Dark Tower de Tom Holkenborg, un nom soufflant désormais aussi bien le chaud que trop souvent le froid ?

En un peu plus de 16 gros projets (!!) depuis son éclosion définitive en 2014 (bien qu'il soit au côté de tonton Hans depuis 2004) comptant entre autres 300 Naissance D'un Empire, Divergente et surtout le mastodonte Mad Max : Fury Road, Tom Holkenborg aka Junkie XL se sera fait une place de choix au cinéma en à peine quatre ans. Maintenant, lequel a composé The Dark Tower ? Le Holkenborg ayant accouché de Brimstone, Black Mass ou Fury Road ? Ou le Holkenborg de Deadpool, Divergente, Night Run etc (quasi tous ses films quoi) ? Et bien, un peu des deux au final, la partition de Holkenborg ayant en gros toujours le popotin entre 2 chaises. The Dark Tower ouvrant le bal fait preuve d'une ampleur plutôt prometteuse, laissant augurer un score ambiant, ample, porté volontiers vers des sonorités Fantasy. Pas d'une grande originalité dans l'absolu, mais suffisamment intrigant (surtout de la part du généralement peu fin Tom) pour que l'on ait envie de découvrir le reste de la partition. Et c'est là que le bât blesse, cette introduction passée, on nage pendant près d'une heure dans des eaux dramatiquement connues, à l'exception de quelques très bonnes mais rares surprises (The Guardian, Face Of My Father), le score s'étalant sur plus d'une heure, pour un métrage de 95 minutes, générique compris. Donc comme à l'accoutumé, on se retrouve avec des nappes, des ambiances sound design types de chez RCP, des boucles de percus made in Holkenborg, en gros quasi les mêmes que dans chacun de ses projets (pêle mêle Getting A Toothbrush, His Shine Is Pure, A Chicken A Goat And One Bullet ...), et de façon éparse quelques idées plutôt sympathiques, faisant preuve ponctuellement d'une certaine sensibilité (Manny Village par exemple).

 

Pétard mouillé


Une norme désormais dans le scoring actuel, outrageusement formaté et interchangeable, rendant de fait difficile la possibilité d'être tendre envers ce type de production. Un minimum de thèmes (quand ils le sont réellement), à peine développés durant le score, et le tout de manière tout juste fonctionnel. Faites un shuffle de plusieurs BOs du bonhomme, lancez la playlist, fermez les yeux, il y a fort à parier que bien souvent vous ne saurez pas dire de quelle BO vient tel ou tel morceau. Celle de Dark Tower n'est pas foncièrement mauvaise au contraire, mais pas franchement bonne non plus, l'écoute seule n'étant pas spécialement agréable, soporifique serait peut-être un terme plus adapté, et c'est bien dommage, car des idées sympathiques il y en a. Mais l'essai n'est jamais transformé. On sent pourtant au fil de scores qu'avec de meilleures directives Holkenborg pourrait sûrement donner quelque chose de plutôt bon (Brimstone par exemple), mais non, on ne dépasse jamais le stade du tout juste plaisant, en gardant une sensation de lassitude assez persistante. On notera malgré tout un « thème » plus ou moins développé, au minimum esquissé tout au long du score, à savoir Roland Of Eld qui finit par exploser en toute fin d'album, seule vraie palpitation musicale de ce Dark Tower aux sonorités chevaleresques plutôt efficaces (et renvoyant directement au Too Many Notes de Drop Zone de Zimmer) et bien plus excitantes que l'intégralité du score, même dans ses passages d'action. En résumé, deux morceaux à garder, celui d'intro et celui d'outro. C'est très peu et donc très frustrant ...

Henri Delecroix










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01. The Dark Tower
02. The Face of My Father
03. I Kill With My Heart
04. Skin People
05. Getting a Toothbrush
06. Dutch Hill
07. Guardian
08. Arrival in Mid-World
09. His Shine Is Pure
10. The Map
11. Thinny
12. Something Got Out
13. We Don't Have Chicken
14. Manny Village
15. See Across Worlds

16. There's Always Another Battle
17. A Chicken, a Goat and One Bullet
18. Keystone Earth
19. Portal Activity
20. Smiley Face
21. The Creed
22. Death Always Wins
23. Dixie Pig
24. Tall, Dark and Handsome
25. Full Package as Advertised
26. It Will Fall
27. Collateral Damage
28. Hot Dogs
29. Roland of Eld (Main Titles)

 
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