LES CONTES MERVEILLEUX PAR RAY HARRYHAUSEN
Little Red Riding Hood / Hansel and Gretel / Rapunzel / King Midas / The Tortoise and the Hare - Etats-Unis - 1949/1953
Image de « Les Contes merveilleux par Ray Harryhausen »
Genre : Animation, Conte
Réalisateur : Ray Harryhausen
Musique : Divers
Durée : 53 minutes
Distributeur : Carlotta
Date de sortie : 28 novembre 2018
Film : note
Jaquette de « Les Contes merveilleux par Ray Harryhausen »
portoflio
LE PITCH
Grâce à un partenariat entre Carlotta Films et la Fondation Ray & Diana Harryhausen, les contes et fables de Ray Harryhausen sont visibles au cinéma pour la première fois en France. Découvrez cette oeuvre majeure dans l’histoire de l’animation, réalisée par une légende du 7e Art qui inspirera Star Wars, Le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, Pirates des Caraïbes et Avatar.
Partagez sur :
Méchant loups, vilaines sorcières et jolies poupées l'article

Consacré grand maitre de la Stop Motion et créateur de spectacles inoubliables comme Jason et les Argonautes ou Le 7ème Voyage de Sinbad, Ray Harryhausen était avant tout un génie de l'animation. Voici une nouvelle preuve avec les cinq courts métrages féériques réunis, et restaurés, dans un programme enchanteur.

Il n'est pas encore le technicien incontournable que l'on connait lorsque de retour de la guerre où il a été incorporé à l'équipe de Frank Capra (il y signa un documentaire impressionnant sur Guadalcanal), Ray Harryhausen se lance dans une carrière d'animateur. Et il commence petit avec des courts métrages en forme de fables tournées sur des restes de pellicules récupérés dans les stocks de l'armée. Ils seront réunis dans un programme complet, Mother Goose Stories, qui malgré quelques première prouesses va surtout lui permettre d'accéder à du matériel bien plus confortable. Ses premiers travaux «professionnels» commencent donc avec les classiques revisités que sont Le Petit Chaperon rouge, Hansel et Gretel, Raiponce, Le Roi Midas et enfin Le Lièvre et la tortue. De petits cartoons tournés sur 35 mm qui ont bien entendu la particularité d'utiliser la technique de la Stop Motion, soit des poupées animées image par image dans des décors réels. Des ancêtres remarquables de L'Etrange de monsieur Jack ou de Wallace & Gromit, particulièrement impressionnant pour leur maitrise presque immédiate. Si parfois l'image a un peu vieillie, tout comme la narration en voix off un peu distante, la technique elle subjugue par la richesse sidérante de décors profonds, colorés et ultra détaillés, tout autant que la souplesse et le réalisme des mouvements de personnages aux designs très proches de l'école américaine (Disney entre autres).

 

un ray de magie


Les costumes sont en tissus (merci maman Harryhausen), la nature est omniprésente, les décors changent à loisir et les trouvailles aussi bien visuelles que techniques pullulent. Les mouvements de caméra de plus en plus complexes, la mise en scène s'installe peu à peu sur plusieurs niveaux de plans, les effets spéciaux (la maison de la sorcière dans Hansel et Gretel, les objets qui se transforment en or dans Le Roi Midas) se multiplient, pour aboutir à de véritables célébrations d'une technique d'animation au rendu « physique » unique. Il aurait été intéressant de voir ce qu'aurait pu devenir la carrière de Ray Harryhausen s'il n'avait été appelé en cours de route par Willis O'Brien (le génie de King Kong) pour venir l'épauler sur Mon Ami Joe, premier long métrage qui va lui ouvrir la porte des studios. S'enchaineront ensuite Le Monstre des temps perdus, Les Soucoupes volantes attaquent, Les Voyages de Gulliver... jusqu'au Choc des Titans en 1981, l'obligeant a délaisser ses petits contes et en particulier l'inachevé Le Lièvre et la tortue qui ne sera finalement terminé qu'en 2002 par deux animateurs passionnés (Mark Caballeros et Seamus Walsh) qui, sous la bonne garde du maitre en personne, travailleront à partir des poupées et des décors originaux. Un petit trésor miraculé en somme qui comme les quatre autres opus qui constituent le programme, donne à voir un pendant plus enfantin, plus naïf et léger du cinéma de Ray Harryhausen qui devrait faire des merveilles auprès du jeune public et des scolaires.

Nathanaël Bouton-Drouard






Partagez sur :

 

Crédits - Publicité - Nous contacter
Copyright Frenetic Arts 2009-2018