HAPPY BIRTHDEAD 2 YOU
Happy Death Day 2U - Etats-Unis - 2019
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Genre : Horreur
Réalisateur : Christopher Landon
Musique : Bear McCreary
Durée : 100 minutes
Distributeur : Universal
Date de sortie : 13 février 2019
Film : note
Jaquette de « Happy Birthdead 2 You »
portoflio
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LE PITCH
Le destin n’a donc pas fini de s’acharner sur la pauvre Tree. Alors qu’elle vient tout juste d’échapper à une boucle temporelle meurtrière, la belle blonde est plongée dans une réalité parallèle … doublée d’une nouvelle boucle temporelle encore plus meurtrière !
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Nom de zeus !

Souffrant du traitement pas très rigoureux d'un concept pourtant prometteur (Un Jour Sans Fin vs Scream), le premier Happy Birthdead sauvait pourtant la mise grâce à l'enthousiasme d'un casting impeccable dominé par la fabuleuse Jessica Rothe. Sans surprises, la suite qui sort ces jours-ci dans nos salles affiche exactement les mêmes défauts et qualités. On remet le couvert ?

A défaut de nous éblouir par l'originalité de sa mise en scène ou sa maîtrise du découpage, le réalisateur et scénariste Christopher Landon choisit d'ouvrir Happy Birthdead 2 sur une idée lumineuse. Au lieu de retrouver le couple vedette du premier film, l'attention du spectateur est détournée vers Ryan, personnage très secondaire dont la seule réplique consistait alors en une remarque grivoise (« Alors ? T'as tiré ton coup ? »). Comme on peut très vite s'y attendre, Ryan est lui aussi prisonnier d'une journée sans fin et la cible d'un tueur masqué. Pas aussi décoratif que l'on pouvait le croire, le geek peroxydé est en réalité l'un des inventeurs d'un accélérateur de particules capricieux et la cause des fameuses boucles temporelles. Fin du slasher et début d'une comédie de science-fiction dont les mécanismes lorgnent ouvertement sur ceux de Retour Vers le Futur 2 avec doubles et réalités parallèles. Une évolution à la logique imparable puisque les ressorts comiques (et horrifiques) de la franchise Happy Birthdead sont fondés sur un principe de répétitions et/ou de variantes d'une même scène. Le premier acte sert ainsi de tremplin à un stimulant jeu des sept erreurs entre les deux films, entre changements significatifs et points de repères immuables.

 

la vengeance d'une blonde


Jusqu'au démarrage de la machine infernale, ce fameux point de rupture qui permet également au récit de se recentrer sur cette poissarde de Tree, Happy Birthdead 2 semble donc posé sur des rails solides. Sauf que Christopher Landon n'est pas Robert Zemeckis et qu'il a bien du mal à agencer les pièces de son puzzle multidimensionnel. L'idée de confronter les personnages à leurs propres doubles est vite abandonnée jusqu'à créer une grossière erreur de raccord en fin de parcours (où est passé le Ryan alternatif que l'on avait ligoté à une chaise ?). Et c'est avec les mêmes enchaînements laborieux et maladroits que Landon boucle les différents arcs narratifs, un par un, comme s'il respectait une liste de corvées à effectuer. Visiblement, ce poulain de l'écurie Blumhouse a eu les yeux plus gros que le ventre. Certaines idées font pourtant mouche comme les suicides en série, la nouvelle identité de l'assassin se cachant derrière le masque de bébé ou encore les nouveaux liens qui unissent Tree et sa colocataire Lori.

Complètement aux fraises lorsqu'il s'agit de démêler les fils de son intrigue, Christopher Landon relève heureusement la tête en matière de direction d'acteurs. Archétypes sur le papier (la blonde, le nerd, le duo comique, le puceau, la cagole, etc), les personnages qui animent le campus de Bayfield sont dépeints avec la même justesse et le même mélange de tendresse et d'ironie que dans un teen movie période John Hughes. Il faut dire que le cinéaste sait s'entourer et que son casting est décidément irréprochable. Phi Vu, Ruby Modine et Rachel Matthews s'acquittent royalement d'un temps de présence accru mais sans jamais faire de l'ombre à la vraie reine du bal, Jessica Rothe bien entendu. Révélation du premier film après un second rôle remarqué dans le La La Land de Damien Chazzelle, la demoiselle est encore une fois la meilleure excuse pour déguster Happy Birthdead 2 You sur grand écran. Follement charismatique, capable de passer de la comédie au drame en un battement de cil et avec un naturel désarmant, elle nous rappelle la Buffy Summers de Sarah Michelle Gellar. En mieux. De la graine de star qu'on vous dit.

Alan Wilson






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