Nous avions beau nous méfier d'un scénario s'embarrassant d'un lourd bagage judéo-chrétien (ce qui n'est d'ailleurs pas un défaut en soi), nous étions tout à fait prêts à plonger tête baissée dans une vraie série B fantastique. Un constat s'impose hélas au terme de l'heure quarante que dure Légion : il faut parfois de fier à ses premières impressions...
Qui a déjà vu l'affiche française de Daybreakers risque d'avoir la furieuse envie d'esquiver méchamment sa sortie. Dommage, sous un mauvais montage Photoshop et une accroche ridicule se cache une petite péloche courageuse.
Après Tolkien, Peter Jackson s'attaque à une nouvelle adaptation littéraire, celle de la Nostalgie de l'Ange d'Alice Sebold, livre pour ados méconnu par chez nous. Hélas on peut déjà prédire, le même destin au film: bien qu'objectivement réussi, il lui manque le je-ne-sais-quoi qui fait qu'on ressort d'une salle tout "émotionné" et pourtant de l'émotion... ce n'est pas ce qui manque dans Lovely Bones !
Depuis la retraite anticipée de Michael Dudikoff, et compte tenu la ringardisation foudroyante du genre, le cinéma a décidé de ranger le personnage dans un placard, comme un secret honteux. On ne va donc pas jeter la pierre aux frères Wachowski et à leur homme de main James McTeigue pour avoir mis en branle ce Ninja Assassin, aussi perfectible soit-il.
Annoncé des années durant, lancé sous la direction de Mark Romanek, repris au vol par Joe Johnston, remonté, retourné, retardé, accompagné d'un score de Danny Elfman, puis de Paul Haslinger, puis de Elfman à nouveau, remonté encore jusqu'à avoisiner l'heure quarante, Wolfman arrive enfin, et c'est peu dire qu'on le craignait. On avait tort.
Après avoir surfé sur la vague tarantinienne avec un opportunisme rare, Guy Ritchie décide de redonner un coup de jeune au personnage légendaire de Conan Doyle : Sherlock Holmes. Un rafraîchissement qui a bien des chances de fâner bien plus prématurément que les précédentes adaptations de l'oeuvre...
En 2004, Disney avait signé un triste chant du cygne avec La Ferme se Rebelle. La 2D avait laissé sa place à la 3D avec l'acquisition de Pixar par les studios aux grandes oreilles. De nombreux chefs d'œuvres plus tard, comme Wall-E ou Là-Haut, ce qu'on croyait définitif s'est avéré passager puisque La Princesse et la Grenouille signe le grand retour du coup de crayon magique.
Après les vaines tentatives de l'ancien maestro Argento (Mother of Tears... on en rit encore...), difficile d'imaginer que le psycho-thriller à l'italienne pouvait renaître de ses cendres. Un couple de cinéastes belges aura pourtant tenté de nous donner tort.
Après le faux-vigilante movie Gran Torino, et avant le thriller fantastique Hereafter, le boulimique Clint Eastwood (moyenne actuelle ; 3 films en deux ans) consacre un film au légendaire Nelson Mandela, dont l'angle choisi n'est pas des plus sensationnalistes. Un défaut ? Bien au contraire...
Le dada de Jaume Collet-Serra c'est de nous faire croire qu'il va sortir une grosse prod horrifique aussitôt vue aussitôt oubliée pour nous surprendre avec une manière bien à lui de gérer le suspense à l'écran. Souvenez-vous du mésestimé La Maison de Cire qui loin d'être un slasher imbittable s'était avéré un très respectable petit film d'horreur...