CHASSEURS DE TROLLS SAISON 1
Trollhunters - Etats-Unis / Mexique - 2016
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Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français et Néerlandais
Sous-titre : Français, anglais, néerlandais...
Durée : 600 minutes
Distributeur : Universal
Date de sortie : 1 décembre 2017
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Un matin sur le chemin de l’école, un adolescent ordinaire nommé Jimmy Dulac met la main sur une mystérieuse amulette et pénètre un monde souterrain peuplé de trolls. Destiné à jouer un rôle d’envergure dans un combat entre le bien et le mal qui s’éternise et risque de tout détruire, Jimmy veut sauver le monde... Après son cours de sport.
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SOS Trolls

Entre deux films, le boulimique Guillermo del Toro parvient à trouver du temps pour écrire des livres et superviser des séries télévisées (The Strain). Non content de proposer de la matière à ses fans désormais acquis, le réalisateur mexicain élargit un peu plus sa palette et son auditoire potentiel avec la série d'animation Chasseurs de trolls (Trollhunters en VO), à destination des teenagers.

D'abord réfléchie pour devenir un film, puis une série télévisée en prises de vue réelle, avant d'être développée en livre, Trollhunters a fini tout de même par atterir sur le petit écran en 2016, sous les auspices de Dreamworks Animations. Un parcours sinueux, mais qui a fini par prendre forme pour le réalisateur du Labyrinthe de Pan, et vu le résultat, c'est une très bonne chose. Pour les habitués de Del Toro, cette nouvelle oeuvre ne surprendra pas, puisqu'on y retrouve de toute évidence sa signature. A travers l'histoire de cet adolescent, Jim, vivant seul avec sa mère et découvrant grâce à une amulette un univers peuplé de Trolls et autres créatures aussi monstrueuses que fascinantes, le réalisateur injecte quelques unes de ses obsessions éternelles. Une certaine fascination pour les monstres, la jeunesse face aux difficultés de la vie, l'absence du père, le récit d'initiation, les deux mondes en parallèle et le pouvoir de la féérie pour survivre à la réalité et même la notion de temps. Au-delà de ces récurrences thématiques, on trouve également dans Trollhunters la "patte" Del Toro à travers des gimmicks visuels comme des inscriptions gravées sur les corps, le design des trolls, un monde souterrain abritant les trolls renvoyant au marché d'Hellboy 2...

 

pouvoirs et responsabilités


On est donc en territoire connu, mais associé cette fois-ci au genre typiquement américain du récit d'apprentissage adolescent avec ce que cela comporte d'aléas du quotidien et de lieux communs (la brute épaisse du lycée, la jolie copine du héros, le partenaire sidekick un peu rondouillet mais à la générosité immense...), le héros devant concilier les aspirations d'une vie de lycéen et sa mission de traqueur de créatures maléfiques.
La cible visée avec Trollhunters reste le jeune public. Et même si Guillermo del Toro n'invente rien d'extraordinaire avec cette première saison de 26 épisodes, il a l'immense mérite (et ce n'est pas une surprise) de ne jamais prendre ses spectateurs pour des imbéciles. Au contraire, il les place à la même enseigne que les aficionados de ses films d'horreur et fantastique en parlant le même langage, mais en exposant les choses différemment. Au final, le réalisateur de Cronos aboutit au même résultat : parvenir à captiver par la sincérité de son propos et toute sa maîtrise de la mise en scène. On pourra certes reprocher à la série un graphisme pas toujours très heureux, avec des personnages au design pas toujours très inspiré et une animation un peu simplette par instants, mais ces considérations techniques passent au second plan derrière une énergie, un rythme frénétique et des idées de mise en scène très audacieuses, notamment lors des nombreuses scènes de combat. Surtout, Trollhunters réussit après quelques épisodes à mettre en place un univers cohérent et une mythologie qui lui est propre. La seconde saison de la série est visible sur Netflix depuis le 15 décembre 2017. En attendant une troisième et peut-être ultime saison. La série et le jeune public le méritent...

Nicolas Mouchel










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Image :
Universal nous délivre une édition de très bonne tenue sur le plan visuel. L'image n'est pas avare en couleurs vives et chatoyantes, c'est le moins que l'on puisse dire, et la vision des DVD nous entraîne dans un univers bariolé au rendu sans défaut notable.

 


Son :
Un soin tout particulier a été porté par Guillermo del Toro sur le casting vocal. On se retrouve donc en version originale avec un casting de voix quatre étoiles, comprenant le regretté Anton Yelchin, mais également Steven Yeun, ou encore Ron Perlman. Quand on ajoute la musique épique composée par Alexandre Desplats, on tient là un niveau qualitatif qu'il faut saluer, et que cette édition respecte grandement avec une jolie dynamique sonore, mettant en avant un environnement musical puissant et de chouettes effets audio, bien mis en valeur par le Dolby Digital 5.1.

 


Interactivité :

C'est là que le bas blesse. Irréprochable sur l'aspect technique, cette édition de Universal est malheureusement très pauvre en terme d'interactivité. Un seul très court module à se mettre sous la dent, qui revient sur la création de la série avec Guillermo del Toro, et donnant la parole très rapidement à certains comédiens ayant doublé les personnages. Face au défi que constituait la conception de la série, et avec l'intarissable réalisateur mexicain, il y avait sûrement matière à proposer plus et mieux...

Liste des bonus : En coulisses avec Guillermo del Toro (3').

 
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