HAPPY BIRTHDEAD
Happy Death Day - Etats-Unis - 2017
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Happy Birthdead »
Genre : Horreur, Comédie
Réalisateur : Christopher Landon
Musique : Bear McCreary
Image : 2.35 16/9
Son : DTS-HD Master Audio 5.1 anglais, DTS 5.1 français, espagnol, allemand…
Sous-titre : Français, anglais, arabe, espagnol, danois…
Durée : 96 minutes
Distributeur : Universal
Date de sortie : 20 mars 2018
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Happy Birthdead »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Prisonnière d'une boucle temporelle, Tree, étudiante, revit sans cesse le jour de son meurtre. Une journée apparemment banale qui s'achève systématiquement par sa mort atroce. Finira-t-elle par découvrir l'identité de son tueur ?
Partagez sur :
une mort sans fin

Basant son intrigue sur une boucle temporelle,à l'instar du récent Edge of Tomorrow, cette version parodique de Wake up and die de Miguel Urrutia parvient-elle à ne pas trop rougir de la comparaison avec l'un des meilleurs films de tous les temps : Un Jour sans fin ?

Produit par la société Blumhouse Productions, le film a de prime abord la bonne idée de ne jamais jouer dans la cour des grands en assumant son statut de petit slasher sympathique, référencé et bienveillant. C'est la son premier bon point. Conscient que les premiers du genre: Psycho ou Halloween de Carpenter, le meilleur d'entre tous, sont des chefs d'œuvre inégalables; le producteur Jason Blum (qui oscille entre les purges comme Ouija et les pépites tel Get Out) connaît en tout cas ses classiques. La magnifique blonde (Jessica Rothe, impeccable), doctoresse es-pétasse en chef est, malgré le cliché ambulant de suffisance et de mépris qu'elle trimballe sur le front de plus en plus proche de la crise de nerfs au fil de ses réveils successifs auprès d'un inconnu. Et ce chaque fois qu'elle se voit trucidée par un étrange tueur masqué...
C'est donc sur le célèbre mode du die-and-retry du monde vidéo-ludique que l'incendiaire lycéenne va passer du statut d'insecte de proie à Prédator. Un pitch classique mais jouissif et maîtrisé. Mix improbable entre les comédies 80's, les films de Wes Craven, le Cluedo et l'esthétique nauséabonde des Frères Scott (que l'on espère volontaire!), le film de Landon est une jolie surprise mais manque de finesse dans son écriture, dans son alliance de comédie et d'horreur.

 

destination finale: la faucheuse !


Genre jouissif et archi populaire, le « slasher » (taré masqué et invincible) oscille toujours, en fonction du génie de ses metteurs en scène et scénaristes avec nichons qui font du trampoline, fous rires (le sac de couchage de Jason X), terreur (le premier Freddy, le dernier plan de Vendredi 13, le piano d'Halloween), les multiples niveaux de lecture (Scream) et l'inoubliable (le premier visionnage de Massacre à la tronçonneuse). On oscille dans Happy Birthdead entre un sentiment toujours étrange de bonnes idées (l'enquête qui avance après chaque meurtre, les fausses pistes, les crises de Tree) et les déconvenues (la réalisation, le petit ami bien élevé, le manque de subtilité dans l'écriture des personnages...). Christopher Landon, auteur de la franchise Paranormal Activity, n'est pas Orson Welles. On le savait et lui aussi. Il progresse cette fois, mais le pitch et son héroïne aurait mérité un yes-man beaucoup plus compétent. N'est pas Wes Craven qui veut. Malgré une ironie parfois bienvenue (l'héroïne ne connaît pas Bill Murray), le film aurait donc gagné en ampleur et en maturité en s'adressant à autre choses qu'a des prépubères. A des cinéphiles. Bien donc qu'il soit particulièrement jubilatoire de voir une insupportable poupée populaire de confrérie se faire trancher de haut en bas jusqu'à l'écœurement, on aurait salué plus de folie et d'inventivité dans la mise en scène et les éléments déclencheurs. Mieux vaut donc savoir qu'on est plus proche d'Urban Legend ou Mortelle Saint-Valentin que des Griffes de la nuit ou du film de Ramis.

Série B classique et efficace, cet hommage joue avec révérence mais sans intelligence avec le film d'horreur pure souche (car jamais gore) et la parodie, des récents remake de Vendredi 13 ou Freddy à son maître évident: l'inégalé Scream de feu Wes Craven. Jonglant entre les clins d'œil multiples plus ou moins efficaces, on saluera donc un rythme plaisant malgré une fin / méchant vraiment fade. Une parfaite galette pour un soirée pizza - bières entre potes.

Jonathan Deladerrière










Partagez sur :
 

Image :
La copie haute définition offre un niveau de détail maîtrisé et réaliste mais ne surprend jamais. Le film est propre mais n'a pas à proprement parler de «personnalité picturale». L'éditeur fait alors du mieux qu'il peut en délivrer un master HD très précis, efficacement contrasté, plutôt harmonieux et délivrant même quelques plans d'une profondeur et d'un relief bien visible. Carré.

 


Son :
Privilégiez carrément la version originale pour le DTS HD MAster Audio 5.1 avec suffisamment de clarté, de puissance et d'ampleur. Les voix sont limpides grâce au mixage et la spatialisation suffisamment immersive, donnant souvent un peu plus de corps à un slasher à la mise en scène aléatoire. Mention spéciale pour l'utilisation de la musique.

 


Interactivité :
La fin alternative est à voir, les scènes coupées entre anecdotiques et inspirées mais leur suppression fut judicieuse. Le reste consiste en trois petites featurettes d'une poignée de minutes. "Le pire anniversaire de la vie !" est le module le plus intéressant. "Derrière le masque : les suspects" offre un condencé de ce que l'on vit durant le film et "Les multiples morts de Tree" est exactement ce qu'il annonce, attention aux spoilers donc.

Liste des bonus: fin alternative (2 mn 21) - scènes coupées (9 mn 22) - Le pire anniversaire de la vie ! (Worst Birthday Ever !, 3 mn 14) - Derrière le masque : les suspects (Behind the Mask : The Suspects, 3 mn 15) - Les multiples morts de Tree (The Many Deaths of Tree, 1 mn 34)

 
Crédits - Publicité - Nous contacter
Copyright Frenetic Arts 2009-2019