DEATH RACE: ANARCHY
Death Race: Beyond Anarchy - Etats-Unis - 2018
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Réalisateur : Don Michael Paul
Musique : Frederik Wiedmann
Image : 1.77 16/9
Son : DTS HD Master Audio 5.1 Anglais, Dolby Digital 5.1 Français, Italien, Allemand
Sous-titre : Allemand, Néerlandais, Français…
Durée : 110 minutes
Distributeur : Universal
Date de sortie : 2 octobre 2018
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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portoflio
LE PITCH
Considérée comme illégale, « La Course à la Mort » se pratique toujours dans une prison fédérale. Après une attaque avortée contre le légendaire pilote Frankenstein, Connor Gibson, membre d’une unité d’élite doit infiltrer la prison avec un objectif : stopper « La Course à la Mort » ! Il devra alors apprendre à se battre dans un monde sans foi ni loi !
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le nigaud contre frankenstein

Bon an mal an, la saga Death Race perdure. Après un premier épisode très con mais assez fun, son réalisateur/producteur Paul W.S. Anderson avait cédé les rênes au tâcheron Roel Reiné pour deux DTV allant du médiocre (Death Race 2) au totalement affligeant (Death Race: Inferno). Pour ce quatrième épisode, Don Michael Paul, responsable de Mission Alcatraz en 2002 (son premier film et le début de la fin pour Steven Seagal) puis d'un paquet de suites cheapos (Jarhead 2, Tremors 5 et 6, Un flic à la maternelle 2, etc.) reprend le flambeau, bien décidé à relancer une franchise qui avait touchée le fond. En mode bigger and louder.

Exit le genre codifié du film de prison. Ici, le réalisateur paye son tribut au post-apo, références pop culturelles à l'appui : entre autres Fallout, Mad Max Fury Road, et... New-York 1997. Le film prend en effet place dans une ville industrielle transformée en prison géante, mais dont les détenus ont pris le contrôle sous l'influence du « légendaire » Frankenstein. La « Course à la Mort », maintenant interdite, est retransmise sur le dark web, plus violente que jamais. Les autorités, après une attaque avortée pour reprendre le contrôle de la ville/prison, envoient un agent d'élite pour faire cesser ces courses et éliminer Frankenstein. L'agent en question est un nouveau venu, Connor Gibson, incarné par Zach McGowan, petit gars très fort à la bagarre, mais est malheureusement beaucoup moins doué pour la comédie. Pas de bol pour lui, il n'est pas servi par un scénario très faible. Don Michael Paul n'arrive par exemple pas à se dépêtrer de la situation pourtant archi-classique du flic infiltré en terrain hostile : il nous la joue comme un twist au 2/3 du film...quand le récit nous le fait comprendre dès les premières minutes. Le spectateur, en avance sur l'intrigue, s'ennuie donc gentiment, incapable de s'identifier à un personnage principal sans charisme. Son amourette, pas bien crédible, ne nous émouvra pas plus que ses regards perçants digne d'un Keanu Reeves un lendemain de cuite. Quant à Frankenstein, il passe de héros des précédents épisodes à ennemi dans celui-ci. Bonne idée sur le papier... mais mal traitée. Le personnage est sans épaisseur ni charisme. La faute - encore - à la faiblesse d'un script qui ne pose jamais la question de l'identité de l'homme derrière le masque.

 

avarie moteur


La direction artistique, bien que tape à l'œil, relève un peu le niveau. Le design des véhicules, sous influence claire et nette de Mad Max Fury Road, participe à la caractérisation des personnages. Les costumes et les maquillages sont à l'avenant, dans un esprit punk métal décomplexé et assez jouissif. Les courses, elles, impressionnent par moment avec quelques belles cascades et explosions. Enfin, le casting est dans l'ensemble sympathique, Danny Glover en tête. Et malgré sa tête d'endormi, le talent martial de McGowan est indéniable. Mais c'est hélas tout : la mise en scène, sans surprise, n'a rien de plus à offrir que des money shots clipesques. Et les personnages de femmes - c'est une constante dans cette franchise - sont traitées comme de purs fantasmes masculins. Ici des punkettes super badass mais bien souvent soumises.

Beauf et vulgaire, le film réussit également l'exploit de ne pas traiter un sujet pourtant au centre de son intrigue : la question de la violence en tant que spectacle, destinée à un public de masse. Concept beaucoup trop complexe pour une franchise qui revendique une absence totale de subtilité. Le film est donc à réserver aux fans de la série ou aux complétistes maniaques. Qui n'ont pas fini de raquer, la fin laissant clairement entendre qu'une suite est à l'étude...

François Willig








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Image :
Les textures, nombreuses (sable, poussière, fumée), et les diverses gammes de gris des décors bulgares, sont très bien rendues par une compression au poil. Impeccable, comme on est en droit de l'attendre d'un film récent shooté en numérique. Définition qui déboite, piqué pointue, contrastes marqués... cela reste cependant un DTV avec des arrières plans pas toujours bien nette et une colorimétrie un poil fade.

 


Son :
Les canaux du 5.1 sont mis à l'honneur, notamment durant les courses. Pas subtil, mais efficace et spectaculaire. A l'image du film.

 


Interactivité :
Quelques petits bonus malheureusement vite expédiés, et très promotionnels. On commence avec un making-of de six minutes : « A l'intérieur de l'anarchie ». Puis une featurette sur les personnages de Lists et Goldberg. Le premier est le seul rescapé du premier épisode. Le personnage n'évolue pas d'un iota, mais Frederick Koehler, son interprète, s'en tire une nouvelle fois avec une prestation solide et fragile, en contrepoint de tous les gros durs qui composent le casting. Goldberg est lui interprété pour la 3è fois par un Danny Trejo en mode grosse feignasse. Le rôle est totalement inutile, improbable, et Danny semble s'en tamponner. La dernière featurette se concentre sur les véhicules et les courses-poursuites, de loin la partie la plus intéressante du film. Mais encore une fois, on reste très en surface de ce que dut être le gros challenge de ce tournage.
Enfin, le réalisateur Don Michael Paul et son acteur principal Zach McGowan livre un commentaire audio (sous-titré) plutôt sincère et riche en anecdotes.

Liste des bonus : A l'intérieur de l'anarchie (6') - Les vétérans : Lists et Goldberg (3') - Dans les rues de Death Race (3') - Anarchy - Commentaire audio du scénariste et réalisateur Don Michael Paul et de l'acteur Zach McGowan

 
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