PRéDATEUR
Prooi - Pays-Bas - 2016
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Prédateur »
Genre : Horreur
Réalisateur : Dick Maas
Musique : Dick Maas
Image : 2.35 16/9
Son : Néerlandais et Français Dolby Digital 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 103 minutes
Distributeur : Rimini Editions
Date de sortie : 27 octobre 2018
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Prédateur »
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LE PITCH
Vétérinaire au zoo d'Amsterdam, Lizzy est appelée par la police : on vient de découvrir les cadavres atrocement mutilés d'une famille. La jeune femme comprend rapidement que ces morts ont été causées par un fauve d'une taille et d'une férocité exceptionnelles. Alors que d'autres victimes sont découvertes, Lizzie fait appel à l'un de ses vieux amis, un ancien chasseur de lions.
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Safari urbain

Cela faisait un petit moment que l'on n'avait plus de nouvelles du néerlandais foudingue Dick Maas. L'excellent artisan responsable de L'Ascenceur et Amsterdamned dans les années 80, a connu une petite traversée du désert cinématographique avec des oeuvres moins marquantes (L'Ascenseur niveau 2, Issue de secours... Bof), jusqu'à un regain d'inspiration avec le sympathique Saint, en 2010, puis Quiz en 2012. Le voilà de retour, plutôt en forme, avec Prédateur, une transposition des Dents de la mer en version féline et urbaine...

Les pitchs les plus simples sont souvent les plus efficaces. C'est une évidence dont Dick Maas s'est fait une spécialité. Grand amateur de films d'horreur, le cinéaste néerlandais a toujours fait en sorte de prendre le genre à bras le corps et de livrer d'authentiques séries B marquées par une efficacité assez redoutable. Le tout avec une pincée de dérision et de distance qui font tout le sel de ses films. Avec Prédateur, il remet le couvert, toujours dans les rues d'Amsterdam, qu'il n'a jamais magnifié avec autant d'aisance sur le plan visuel. Y lâcher en plein coeur un animal sauvage est évidemment une aubaine dont il n'aurait su se priver... Son lion mangeur d'homme, arrivé sans que l'on sache trop pourquoi dans un élément qui n'est pas le sien (et on s'en tape pas mal), va pourtant faire un carnage parmi la populace. Un garde-manger géant composé en grande partie de personnages antipathiques et condamnés d'avance (les golfeurs, le livreur, le chasseur de fauves), mais aussi de plus surprenantes victimes (le gamin au parc). Chez Dick Maas : tout le monde en prend pour son grade. Pas de quartier !

 

l'ombre et la proie


Dans ce Prédateur, le réalisateur démontre un savoir-faire intacte et manifeste pour les scènes horrifiques, un respect formel indéniable et bienvenu. Le film a une excellente tenue visuelle, et certaines scènes sont portées par une tension indéniable. Un bel effort qui s'accompagne pourtant chez le cinéaste néerlandais d'un invariable goût pour la provocation, le détournement, la rigolade. Une bonne dose d'humour noir. Il faut voir pour s'en convaincre ses héros globalement assez détestables (le reporter arriviste et coureur de jupons), ou grotesques (le second chasseur de fauves handicapé et blagueur). Face à la cruauté de son monstre, le cinéaste oppose donc une galerie de figures toutes plus marquées les unes que les autres et quelques dialogues qui font mouche. C'est cet équilibre qui fait tout le sel de Prédateur, et qui pourra éventuellement laisser certains spectateurs de côté. Car le scénario accumule quant à lui des lieux communs à foison, progressant suivant un schéma proche de celui de Jaws : la découvert des première victimes, les autorités qui s'affolent, l'appel aux chasseurs, puis la traque de la créature. C'est dans le détail que Maas fait la différence. Et également dans ses débordements gores assez généreux. La créature en elle-même convainc par intermittence, plutôt correcte dans ses effets mécaniques, le rendu en images numériques est bien moins probant. Tout ne fonctionne pas dans le film, mais force est de reconnaître que le divertissement est bien présent, que Dick Maas y met un certain nombre d'ingrédients assez enthousiasmants et que l'ensemble est emballé avec suffisamment d'efficacité pour décrocher un sourire de satisfaction chez le spectateur.

Nicolas Mouchel








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Image :
L'image de cette édition HD est soignée et de belle tenue. La définition est excellente, le piqué précis, et les contrastes plutôt bien gérés. Rien à dire non plus au niveau de la gestion des couleurs. Le tout est très cohérent et très agréable à voir. Reste quelques plans qui trahissent des effets numériques pas toujours très convaincants.

 


Son :

Les deux pistes, néerlandaise et française, sont assez étonnamment proposées en Dolby Digital 2.0. Une étroitesse de répartition sonore qui étonne pour une édition HD, même si le rendu global tient la route. Les ambiances sonores sont bien présentes et suffisamment dynamiques dans les scènes d'action pour offrir une expérience correcte. Mais pas plus.

 


Interactivité :

Zéro bonus pour cette édition. Mais un mot tout de même sur l'écran de menu sur lequel s'ouvre le blu-ray : un lion animé qui s'approche progressivement de l'écran, pour un rendu digne des cinématiques Playstation des débuts... Un côté décalé qui sied à merveille au film.

Liste des bonus : Aucun.

 
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