INVADERS
Occupation - Australie - 2018
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Invaders »
Genre : Science-fiction
Réalisateur : Luke Sparke
Musique : Christopher Elves
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 119 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 15 octobre 2018
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Invaders »
portoflio
LE PITCH
Des vaisseaux d’origine inconnue se tiennent en position stationnaire au-dessus des mégalopoles. Dans un déluge de feu, les navires de guerre venus de l’espace transforment les cités en champs de ruine et annihilent les derniers bastions des défenses terriennes. Les humains prisonniers sont envoyés dans des camps de travaux forcés. Mais à l’autre bout du monde, en Australie, une poignée de survivants organise un réseau de résistance. La riposte peut commencer.
Partagez sur :
Aliens en vadrouille

Le cinéma australien se prend d'amour pour la science-fiction mainstream bourrée de CGI, permettant de singer Hollywood à moindre frais. Avec Invaders (Occupation en VO), le cinéaste et scénariste Luke Sparke (le film d'horreur Red Billabong, 2016) entend payer son tribu à toute une palanquée de films du genre, réunissant personnages héroïques, vilains aliens colonisateurs et action trépidante (!). Mais en Australie !

Vouloir et pouvoir étant deux choses bien différentes, on ne s'étonnera pas de constater que le grand spectacle d'Invaders atteint rapidement les limites d'un budget ( et du talent ?) certainement pas à la hauteur de ses modèles américains. Mais qu'importe finalement, tant que les idées sont là. Premier problème du film, Luke Sparke ne fait que ressasser du convenu et du réchauffé dans le genre. Un peu d'Independance Day par ci, un chouïa de la série V par là... Invaders n'est rien moins qu'un copier-coller de références, et ne ménage absolument aucune surprise pendant ses deux heures de durée. Après une ouverture et une exposition d'un panel de personnages aux aspirations et caractéristiques bien différentes les uns des autres, l'arrivée de gigantesques vaisseaux spatiaux dans le ciel australien en plein coeur d'une rencontre sportive, sème la panique dans les rangs humains. Les aliens sont là pour coloniser la Terre, et un petit groupe de résistants va s'organiser dans les bois pour les faire déjouer.
Invaders n'a donc ni les moyens financiers, ni la bêtise patriotique de l'étron XXL de Roland Emmerich (on parle d'Independance Day, évidemment), mais a retenu les principes du film de résistance à l'envahisseur. Avec des personnages qu'il souhaiterait plus intéressant et pertinents qu'ils ne le sont réellement, le film de Luke Sparke affiche rapidement sa grande naïveté, confinant presque à la niaiserie. Ses héros sont insupportables, le pseudo leader, au sens du sacrifice exacerbé, sa compagne qui se meut en guerrière tout terrain, la jeune femme enceinte... La cohabitation s'annonce difficile, d'autant que dehors, il y a des cul d'aliens à botter...

 

la défense neuneu du territoire


De situations improbables aux scènes mille fois vues en beaucoup mieux, Invaders est un produit sans aucune aspérité, à peine distrayant (s'il n'était pas interminable), au suspense à peine effleuré, à la distribution quasi insupportable composée de comédiens venus en grande partie de la télévision (mais que fais-tu là Temuera Morrison, inoubliable dans L'Âme des guerriers) et en roue libre, dont les motivations personnelles et autres enjeux apparaissent rapidement improbables. Cette bande de guerriers du dimanche qui prend les armes pour aller défier les aliens et sauver la planète ne sont pas sans nous rappeler les trouffions puceaux de L'Aube rouge (celui de 2012, cornaqué avec les pieds par Dan Bradley) et ceux de Demain, quand la guerre a commencé (Stuart Beattie, 2010), deux productions bas de plafond, qui prenaient au pied de la lettre le concept de défense neuneu du territoire. Un mot sur le design des envahisseurs, tout de même, coincés dans des armures type boîtes de conserve rouillées, ils affichent une trogne typiquement Roswell, mais plus du style masque de goûter d'anniversaire que réel déclinaison du petit homme gris... Il serait pour autant malhonnête de ne pas relever une qualité visuelle indéniable, un sens du cadre certain et des scènes d'action flinguées par les CGI, mais qui donnent quelque chose au spectateur.

Pour autant, il faudra vraiment être très peu regardant, ou bien très jeune et ouvert d'esprit pour prendre du plaisir devant ce navet qui n'a d'intérêt que par son aspect technique et ses origines australiennes. Et on nous annonce que la suite est d'ores et déjà programmée... Damned !

Nicolas Mouchel








Partagez sur :
 

Image :
Le transfert haute définition du blu-ray n'est clairement pas là pour enfiler les perles : d'un piqué et d'une précision de dinguo, l'image est d'une finesse et d'un niveau de détail époustouflants. Couleurs chaudes ou froides, contrastes gérés avec autorité, le film se pare d'un superbe écrin pour être découvert. Certains SFX approximatifs pâtissent forcément de ce niveau de précision.

 


Son :

La puissance sonore est elle aussi bien lotie avec une restitution spectaculaire et surtout immersive. Les nombreuses scènes d'action font crépiter les enceintes, ça défouraille dans tous les sens, et les explosions donnent la part belle à la puissance du caisson de basses. Les deux versions (originale et française) sont à ce titre extrêmement bien dotées, pas de jaloux !

 


Interactivité :
Une featurette d'environ huit minutes joue le rôle de making-of, revenant sur les conditions de tournage, proposant des instantanés sur le plateau, et faisant intervenir le réalisateur, pas peu fier de son film et quasi convaincu de sa pertinence (!!!) et de son efficacité. Fortement dispensable.

Liste des bonus : Les coulisses du tournage (8').

 
Crédits - Publicité - Nous contacter
Copyright Frenetic Arts 2009-2018