STAR TREK DISCOVERY SAISON 1
Etats-Unis - 2017/2018
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Star Trek Discovery saison 1 »
Réalisateur : Alex Kurtzman, Bryan Fuller
Musique : Jeff Russo
Image : 2.35 16/9
Son : DTS HD Master Audio 5.1 anglais, Français, italien, allemand…
Sous-titre : Français, espagnol, italien…
Durée : 672 minutes
Distributeur : Paramount Home Entertainment
Date de sortie : 5 décembre 2018
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Star Trek Discovery saison 1 »
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site officiel
LE PITCH
Après un siècle de silence, les Klingons refont surface. Déterminés à réunifier leur empire, ils déclarent la guerre à la Fédération des Planètes Unies. Officier en disgrâce de Starfleet, Michael Burnham se retrouve au centre du conflit.
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Live long and prosper

Voila plus d'une décennie que Star Trek avait quitté les réseaux télévisés pour se concentrer sur son retour triomphale au cinéma. Proposé aux USA sur CBS et ailleurs sur Netflix (qui propose au passage TOUTE les séries Star Trek), Star Trek Discovery tente de s'adresser autant aux amateurs des derniers longs métrages qu'aux inconditionnels, avec une énergie inédite. Risqué, mais le décollage est plutôt réussi.

Licence phare de la science-fiction moderne, Star Trek est née et a été conçu pour la télévision et donc la sérialisation. Un postulat que beaucoup de spectateurs ont oublié entre temps, en particulier en France ou ces séries n'ont jamais rencontrées de grands succès, surtout nourris par la communication qui entoure les adaptations au cinéma, et en particulier la dernière trilogie en forme de reboot. D'un concept de pure science-fiction, réflective et sociétale, Star Trek est devenu, avec souvent de belles qualités il est vrai, un univers de Space Opera où l'esprit voulu par Gene Roddenberry a beaucoup plus de mal à s'épanouir. Bref, douze ans après l'arrêt de la mal aimé Star Trek Enterprise opérant déjà une forme de retour aux sources, voici l'inespéré Star Trek Discovery née dans les méandres des productions J.J. Abrams, et reprenant clairement certains de leurs choix esthétiques (les angles de caméra, les flares, les bruitages rétros), mais aussi une démesure spectaculaire plus qu'impressionnante pour un programme télévisée. Batailles spatiales en images de synthèse à foison, planètes aux écologies diverses, costumes riches et variées, aliens aux costumes en latex plus vrai que nature... Les quinze épisodes développés par Alex Kurtzman (Star Trek et Star Trek Into Darkness) et Bryan Fuller (Star Trek Voyager, American Gods) apportent une esthétique très éloignée des lignes épurées d'autrefois, mais avec un soin et une crédibilité qui en fait certainement l'un des plus beau jamais vu à la télévision. Des atours constamment mis en valeur dans une première saison qui déjoue clairement les attentes des trekkie en plongeant directement sa trame au racine de l'univers Star Trek, avant l'arrivé d'un certain Kirk, en s'intéressant à la première guerre opposant la Fédération à l'empire Klingons.

 

captain on the bridge !


Quand la série classique ou la Next Generation s'évertuaient à poser leurs bases sur les valeurs de la diplomatie, Discovery plonge dans un âge plus sombre, et donc une série largement plus tournée vers l'action et des phasers pas toujours réglés sur « stunned ». Un petit quelque chose d'une trahison, mais totalement assumée par le pool d'auteurs, voulant foncièrement proposer un axe nouveau à cet univers si particulier. Il y a pourtant un indice qui montre, dès l'excellent pilote en deux épisodes digne d'un long métrage, que le programme est un authentique jalon du cannon : un long dialogue entre le Capitaine Georgiou (formidable Michelle Yeoh) et son number One, Michael Burnham (la fière Sonequa Martin-Green), sur les notions de responsabilité, pondération et la nécessité d'avoir une vue d'ensemble. Une voie ouverte justement vers l'atout premier de la série, la maturation complexe de Burnham personnage central et humaine élevée par une famille vulcain (et pas n'importe laquelle !), et l'obligation finalement de dissimuler les valeurs fondamentalement pacifistes et progressistes sous un divertissement plus guerrier qu'à l'accoutumé. Une note d'intention relayée par ce dessin effectué dans le sable tout au long de la scène : le symbole mythique de la fédération, et de Star Trek donc. Le chemin ne sera pas toujours évident, l'enchainement des épisodes autour d'un seul récit construit en saison en place des one-shot historiques, ne se fait pas sans maladresse, mais l'accélération admirable effectuée en milieu de saison avec, entre autres, un voyage imprévu dans une dimension miroir bien connu des trekkies, entraine l'ensemble vers un grand final plus qu'emballant.

En cours de route Star Trek Discovery aura réussit à imposer un nouvel équipage haut en couleur et plus inexpérimenté que de coutume, avec une nette préférence pour la toujours mal à l'aise Silvya (Mary Wiseman) loin de la rigidité vulcaine, et surtout cet alien dégingandé, Saru, représentant d'une espèce d'anciens esclaves, incarnée avec une humanité désarmante par l'indispensable Doug Jones (La Forme de l'eau). Ces créatures comme Spock (la série classique), Data (Next Generation) ou Odo (Deep Space Nine) ont toujours été un gage de qualité.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Avec sa production value redoutable et son travail important sur la photographie des différents vaisseaux et planètes rencontrées, Star Trek Discovery se pâme d'aise sur les blurays en présence. L'image est systématiquement incroyablement pointue, toujours profonde, à la colorimétrie tranchée, avec une compression inattaquable. Spectaculaire, avec une mention spéciale pour des effets spéciaux numériques ultra détaillés qui s'intègrent au tableau sans perte de piqué. Parfait donc, ce qui n'est pas étonnant puis CBS a directement investi dans une captation 4K grand luxe, comme ce fut diffusé sur Netflix. Mais alors... Ils sont où les disques UHD ?

 


Son :
Avec un DTS HD Master Audio 5.1 qui rebondit fermement sur la moindre exploration spatiale, la moindre vibration du Discovery et autres duels de phasers, on est jamais ici très loin des standards du space opera au cinéma. Dynamique, ample, généreux, fluide, Star Trek Discovery vaut bien un Star Trek Sans Limite dans son voyage sonore. Même les petits « blip, blip » semblent résonner à travers l'espace et le temps.

 


Interactivité :

Les coffrets des différentes séries de Star Trek sont toujours bardés de bonus, conscients des attentes démesurées des trekkies. C'est toujours un peu moins analytique sur les productions récentes par rapports aux rééditons de Next Generation ou même de TOS, mais on retrouve tout de même une volonté d'approcher un maximum de thèmes. De la création des différentes créatures et des effets spéciaux (le nouveau système de masque en latex est très convaincant), les différents et nombreux accessoires emblématiques et même les mets imaginés pour l'occasion, les featurettes se dégustent avec plaisir. C'est cependant surtout la première partie, consacrée aux lancements de la série et sa volonté de « neuf », qui intéresse le plus, ainsi que l'interview du compositeur Jeff Russo qui explore la création du nouveau générique. Sans doute aurait-il mieux fallu réunir tous ces segments en un seul et unique documentaire, plutôt que de les répartir un peu arbitrairement sur les quatre disques. Surtout que le segment le plus long, « Le voyage de la saison1 » se révèle une relecture assez inutile des évolutions des différents personnages dans les épisodes que l'on vient de voir.
A cela s'ajoute une bonne sélection de scènes coupées ou un poil plus longues, illustrant parfois un peu plus les relations existantes entre les klingons ou la difficulté pour Saru de prendre le siège du capitaine, mais restant effectivement le plus souvent des segments redondants.

Liste des bonus : Scènes coupées ou versions longues, « À la découverte de Discovery : les concepts et la distribution de Star Trek: Discovery » (16'), « À l'ombre des géants : La création sonore dans Discovery » (8'), « Confort des créatures » (16'), « La conception de Discovery » (12'), « La création de l'espace » (13'), « Accessoires » (13'), « Manger, à tout prix » (7'), « Le voyage d'une femme » (11'), « Les habits du succès » (21'), « Star Trek: Discovery: le voyage de la saison 1 » (41').

 
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