EN EAUX TROUBLES
The Meg - Etats-Unis / Chine - 2018
Image plateforme « Blu-Ray »Image plateforme « Bluray 4K »
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Réalisateur : Jon Turteltaub
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos et DTS HD Master Audio 5.1 anglais, Dolby Digital 5.1 français, allemand…
Sous-titre : Français, anglais, allemand, espagnol…
Durée : 113 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 22 décembre 2018
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Missionné par un programme international d’observation de la vie sous-marine, un submersible a été attaqué par une créature gigantesque qu’on croyait disparue. Sérieusement endommagé, il gît désormais dans une fosse, au plus profond de l’océan Pacifique, où son équipage est pris au piège. Il n’y a plus de temps à perdre : Jonas Taylor, sauveteur-plongeur expert des fonds marins, est engagé par un océanographe chinois particulièrement visionnaire, contre l’avis de sa fi...
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une mâchoire de tueur

Cet été 2018 l'ex british Jason Statham aura finalement réussi à balancer à la flotte son concurrent Dwayne Johnson en s'inscrivant comme le héros insubmersible du blockbuster monstre en se contentant d'un unique requin comme cible. Mais pas n'importe lequel : le Mégalodon, ancêtre préhistorique pouvant atteindre les 20 mètres d'envergure.

Une bestiole fossile pour un projet qui gravite autour du studio Warner depuis presque une vingtaine d'années et la publication premier du roman de Steve Alten qui a depuis connu quelques suites. Mais l'échec de tentatives comme Peur bleue dans les années 90 et l'aura toujours envahissante du Les Dents de la mer de Steven Spielberg (et ses plus tristes suites), ont fait de l'ombre à l'objet qui sera passé plus récemment entre les mains de Guillermo Del Toro (succinctement) et surtout Eli Roth qui n'aura in fine que peu goûtté à l'orientation optée par les producteurs. Ceux des récents Godzilla, Kong : Skull Island et Rampage et qui semblent bien décidée à devenir une usine à monstres géants façon Toho du nouveau millénaire quitte à annoncer même fièrement quelques crossovers à venir et aussi rétro que King Kong vs Godzilla (Inoshiro Honda doit bien se marrer là-haut). Impossible de savoir si The Meg en fera partie, mais le film n'en porte pas moins la marque d'une superproduction, partagée avec le studio chinois Gravity dont le problème n'est absolument la présence d'un casting international bizarrement lifté (euh Bingbing Li ça se passe comment le cap des 50 ans ?), mais bien la sensation que l'ensemble à été nettoyé, policé et calibré pour le public le plus large. Connu essentiellement pour se balader dans le système depuis trop longtemps, obtenant quelques succès surprises comme par erreur avec Rasta Rockets et Benjamin Gates et le Trésor des templiers, Jon Turteltaub n'a manifestement pas été engagé pour sa mise en scène virtuose et sa patte d'auteur incontournable.

 

merci polident


S'il se défend d'un premier montage beaucoup plus corsé, remanié in-extremis par le distributeur (bouts de cadavres, têtes coupées et humour noir auraient été extirpés à la hache), le résultat global correspond pourtant largement à ses habitudes. Soit un spectacle ultra basique maniant frontalement tous les codes du grands spectacle américain : un héros un vrai mais qui sait rire (un peu) de lui-même, une romance plaquée à la truelle, peu de sang, de bonnes blagues au second degré et des tonnes de CGI. Ici encore le capitalisme détruit la nature et menace l'humanité mais on le dit pas trop fort, préférant singer avec cynisme l'une des plus célèbre séquences de Jaws mais en baissant largement le bodycount sous couvert d'une ironie pas engagée pour un sou. Un peu comme si le Piranha 3D d'Alexandre Aja ne contenait aucune scène de nu ou de gore et était à prendre au premier degré.
Un résultat forcément décevant donc, qui ne sait pas toujours quoi faire de son monstre marin, balancé à toutes les sauces, plein cadre et sans effort de mise en scène dans une dernière partie traitée par-dessus la jambe. Pourtant la première moitié de The Meg se montrait bien plus acérée, laissant le requin géant hors champs, insaisissable et (encore) menaçant, s'inscrivant dans un thriller en eaux profondes franchement efficace, un poil tendu et presque poétique dans sa découverte d'un écosystème préhistorique oublié et préservé. Spielberg l'avait déjà compris en 1975 : les films de requins c'est toujours mieux quand on ne débarque pas tout de suite avec le « bigger boat ».

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Elles sont bien pratique ces édition Ultimate pour les amateurs de comparatifs techniques... Et ici avec The Meg la juxtaposition des trois propositions, Bluray, Bluray 3D et Bluray 4K est à l'arrivée assez douloureuse pour les deux premiers formats. La faute à un master étrangement restreint avec un débit assez modeste pour ce genre de métrage, un piqué correct mais sans plus et même des plans aquatiques où la fameuse scène de foule sur les plages chinoises qui malmènent la définition. Rien de grandiose en somme et l'ajout d'effets reliefs sur le disque 3D n'arrange pas forcément les choses avec cette fameuse légère baisse de luminosité et quelques effets qui se battent en duel.
Reste heureusement l'UHD qui malgré son statut de simple upgrade sur le papier tire toutes ses forces de contrastes largement mieux gérés, de couleurs vives et puissantes et d'une précision constante, efficace voir impressionnante. Rien à reprocher à ce disque qui se montre à la hauteur à chaque instant.

 


Son :
Sans fioriture et malgré la fluidité et la finesse dont peut faire preuve le système Dolby Atmos, la bande son originale de The Meg est un festival tonitruant d'effets sonores massifs, bourrins, spectaculaires et grandiloquents qui va certainement faire le bonheur des amateurs de gros sons. Le tout est parfaitement géré quitte à perdre bien souvent les compositions d'Harry Gregson-Williams dans le tableau. Un peu triste qu'une fois encore l'éditeur opte pour un simple et bien plus pauvre Dolby Digital 5.1 pour la version française (plus série B tu meurs), soit celle privilégiée par le grand public, elle-même première cible du film.

 


Interactivité :
Serti dans un sympathique steelbook que devrait s'arracher les collectionneurs, l'édition Ultimate d'En Eaux trouble (ah oui tiens, c'est son titre français) a clairement tout misé sur les trois disques, et donc trois format, réunis dans le même pack, plutôt que sur des suppléments approfondis. On entendra jamais parler ici des 20 ans de gestation, ni d'une première version plus couillue, les items en présence préférant le ton joyeux de la bande promo bien propre sur elle ou le regard plus technique sur la confection des SFX et du gros mégalodon en particulier. Anecdotique.

Liste des bonus : Un film qui a du mordant (12'), Venu des profondeurs (10'), Bandes annonces.

 
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