HELL FEST
Etats-Unis - 2018
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Hell Fest »
Genre : Horreur
Réalisateur : Gregory Plotkin
Musique : Bear McCreary
Image : 1.85 16/9
Son : Français et Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 89 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 19 janvier 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Hell Fest »
portoflio
LE PITCH
En pleine période d'Halloween, le Hell Fest, une immense fête foraine très populaire auprès de la jeunesse américaine, sillonne les routes. Dans le sillage de cette grande messe costumée, un tueur en série frappe sans se faire remarquer.
Partagez sur :
la nuit des masques

Hell Fest est une production Gale Ann Hurd (Terminator, Aliens, Abyss et, curieusement, ni Power Rangers, ni My Little Pony). Ce qui nous vaut cette mention croquignolesque sur l'affiche du film : « par un des producteurs de The Walking Dead ». Les autres avaient manifestement des trucs plus importants à faire que d'investir dans un slasher de fond de catalogue. Qui sommes-nous pour leur en vouloir ?

Avant de faire joujou derrière la caméra, Gregory Plotkin était monteur. Plutôt doué apparemment parce que le bonhomme est tout de même passé de Mortal Kombat: Destruction Finale (de nos rétines et du bon goût en général) au Révélations de Michael Mann. Si c'est pas de la promotion, ça ! Reste qu'il aurait sans doute mieux fait de rester dans une salle de montage, sa carrière de metteur en scène étant loin d'en être une, de révélation. Ainsi, Hell Fest succède à, tenez-vous bien, Paranormal Activity Ghost Dimension, cinquième volet en 3D de l'inénarrable franchise où l'on confond courant d'air et portes qui claquent avec un esprit maléfique. Un chef d'œuvre, donc.
Puisque sa première bouse a rapporté de l'argent (presque huit fois sa mise de départ, ça laisse rêveur), Plotkin a gagné le droit d'en réaliser une deuxième. Et notre aventurier de la pellicule de braconner aujourd'hui sur les terres du slasher, tentant un hommage quelconque au Halloween de John Carpenter (pour le tueur anonyme) et au Massacre dans le train fantôme de feu Tobe Hooper (pour l'ambiance et le décor). Pas de bol, le résultat évoque davantage Souviens-toi l'été dernier 2 et même le 3 pour les connaisseurs un peu pervers et maso.

 

sans laisser de traces


Allons-y mollo sur les vannes, Hell Fest n'est pas si honteux que ça. Moins prétentieux que la moyenne, Gregory Plotkin emballe le tout proprement, ne laisse jamais faiblir le rythme et certaines scènes sortent joliment du lot. Notamment l'ouverture qui nous refait le coup (ou presque) de la caméra subjective qui suit une future victime avant de l'étriper sèchement ou encore un meurtre bien vicieux que les personnages principaux confondent avec une attraction (un peu comme le début de Scream 2). Des moments qui laissent à penser qu'entre les mains d'un Wes Craven, Hell Fest aurait pu laisser son empreinte dans le genre.
Mais ce slasher souffre de tellement de tares qu'on lui préférera sans scrupules le pourtant pas fameux 31 de Rob Zombie. Si l'on met de côté un casting de têtes à claques (dont on sauvera le cabotinage sexy de la très punk Bex Taylor-Klaus), du gore timide et un peu cheap, un déroulement ultra-routinier et une esthétique numérique hideuse (par pitié, rendez-nous la pellicule!), Hell Fest commet une incroyable erreur de conception. En effet, le slasher est un genre qui doit beaucoup à ses boogeymen (Freddy, Jason, Michael, des tueurs d'ado à forte personnalité). Or, pour se distinguer de la concurrence, les scénaristes d'Hell Fest ont cru bon d'inventer un tueur ... sans la moindre personnalité. Juste un quidam en sweat à capuche, avec un masque chopé à Lidl et un petit opinel, et dont le seul talent est de se fondre dans la masse. Du coup, ce psycho-killer amateur (parce que le reste du temps, il est comme tout le monde, il regarde Hanouna) ne fait jamais peur. La boulette, quoi !


En résumé, Hell Fest s'oublie aussitôt le générique de fin entamé, Et vous n'imaginez pas à quel point cette amnésie subite a rendu l'écriture de cette critique ardue, D'ailleurs, de quoi parlions-nous ?

Alan Wilson








Partagez sur :
 

Image :
Dès le plan d'ouverture et son avalanche de détails, de couleurs et de textures, Hell Fest jouit  d'une copie sublime et à la définition aiguisée comme la lame d'un couteau. L'avantage d'un tournage en numérique haute-définition. Le revers de la médaille, c'est que les effets de maquillage en souffrent. En gros plan, le latex, ça ne passe pas !

 


Son :

Le score de Bear McCreary n'ayant rien de bien exceptionnel à offrir à nos oreilles fatiguées, on se rabattra plutôt sur les nombreux effets multidirectionnels, hautement immersifs et d'une précision étonnante. Au passage, choisissez la VO puisque la présence de Tony Todd (venu cachetonner sans conviction) ne se limite pas à un bref caméo en Monsieur Loyal : notre Candyman favori donne également de la voix lorsque les protagonistes traversent les différentes attractions du parc.

 


Interactivité :

Une featurette d'un quart d'heure tente de faire le tour de la production en donnant la parole à presque tout le monde et en multipliant les images en coulisse. Mais le propos reste superficiel et répétitif. On saluera plutôt les concepteurs des menus de cette édition blu-ray qui ont renommés les classiques « chapitres » ou « versions » en « carte du parc » et en « cris », histoire de plonger le spectateur dans un esprit de fête foraine. Une attention délicate.

Liste des bonus : Les coulisses du film (16 minutes), Bandes-annonces

 
Crédits - Publicité - Nous contacter
Copyright Frenetic Arts 2009-2019