LA PêCHE AU TRéSOR
Love Happy - Etats-Unis - 1949
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « La Pêche au trésor »
Genre : Comédie
Réalisateur : David Miller
Musique : Ann Ronell
Image : 1.33 4/3
Son : DTS HD Master Audio 2.0 mono anglais et français
Sous-titre : Français
Durée : 90 minutes
Distributeur : Rimini Editions
Date de sortie : 19 février 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « La Pêche au trésor »
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LE PITCH
Le détective privé Sam Grunion se souvient de l’une de ses plus fameuses enquêtes… Tout avait commencé avec le vol d’une boite de sardines dans un grand magasin. Or, celle-ci renfermait le célèbre collier disparu des Romanoff. Ce fut le début d’une aventure complètement folle.
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dernier tour de scène

En 1949 après presque cinquante ans de bons et loyaux services à l'humour moderne, les Marx Brothers signent leur ultime film en commun, La Pêche au trésor, petit divertissement malheureusement peu impliqué, mais qui au détour de quelques gags souriant nous révèle un futur diamant : Marilyn Monroe.

C'est d'ailleurs ce qui a rendu le film célèbre, officiant à la fois comme une définitive sortie de scène pour le célèbre trio, qui ne retravaillera plus en commun, et l'entrée fracassante d'une star en devenir, la pin-up Norma Jean, tout récemment renommée Marilyn Monroe. Elle est encore rousse, le nez n'a pas été refait, et son déhanché ne s'apprécie que pendant une quarantaine de seconde, mais comme en atteste la mâchoire de Groucho qui semble toucher le sol, les formes pulpeuse et le charisme évident de la jeune fille fait le reste. Elle vient chercher de l'aide auprès du Détective privé Sam Grunion parcqu'elle est « suivie par les hommes ». « Vraiment ? Je ne vois pas pourquoi » répond Groucho en haussant les sourcils de manière entendue à des spectateurs qui ont déjà le nez dans le décolleté de la belle. Une petite parenthèse mémorable et pourtant, soyons honnête, assez inutile, dans un long métrage qui bien souvent ressemble à un collage poussif imaginé par des producteurs qui tente coûte que coûte de rebondir sur les numéros attendus des Marx Brothers. Le projet initial ne devait cependant que concerner Harpo, et mettre en valeur sa poésie fragile, ses talents de harpiste, son sens du mime et de l'humour désuet.

 

les blagues les plus courtes...


Il se verra finalement imposer tout d'abord Chico dans un rôle secondaire mais lui permettant tout de même de livrer un duel musical, lui au piano l'autre au violon, assez spectaculaire. Ils seront enfin rejoint, mais à distance, par Groucho acceptant pour le cacheton quelques jours de tournage et un rôle de narrateur plaqué avec très peu de naturel. Il ne croise d'ailleurs réellement ses deux frangins que dans les minutes finales. C'est qu'en coulisse, le trio (autrefois quatuor) n'existe plus depuis sept ans déjà et Harpo vit d'autant plus mal cette émancipation rejetée par la United Artists. Il reste tout de même le cœur du film et celui qui se taille les plus belles performances, entre un manteau aux poches aussi infinies que la mallette de Marry Poppins ou une courses poursuites surréalistes aux travers de panneaux publicitaires lumineux. Quelques petits moments de grace épars, perdus dans une chasse peu convaincante aux bijoux planqués dans une boite de sardine, constamment entrecoupée de morceaux musicaux sans étoffe et de quelques commentaires ironiques, mais lasse, du frangin à moustache. La fin d'une époque avec quelques recyclages de gags, qui souffre aussi d'une réalisation jamais à la hauteur de l'esprit déconnant de la famille. Là où le génial Leo McCarey (Elle et lui, Cette sacrée vérité) sublimait la moindre folie dans La Soupe au canard, le trop discret David Miller (Le Masque arraché) se montre manifestement peu à l'aise avec les ressorts de la comédie ou les élucubrations de Broadway. Un spectacle peu convaincant ou malheureusement en dehors de Harpo Marx, personne ne semble vraiment convaincu par grand chose.... Si ce n'est qu'il faut absolument faire signer un contrat à cette petite Marilyn.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
S'il n'est pas le plus aimé des films des Marx Brother, sa restauration ne le laisse jamais transparaitre. En dehors de quelques effets visuels logiquement plus granuleux, le master proposé ici est vraiment superbe pour une production de 1949. Des défauts de pellicule sont toujours présents avec quelques griffures, stries ou petites taches, mais rien de jamais vraiment envahissant ou dérangeant surtout que le scan effectué apporte conjointement un piqué très solide et précis et une tenue rigoureuse des argentiques. Et tout ça sans manipulation numérique visible.

 


Son :

Le DTS HD Master Audio mono respecte à la lettre la simplicité du mixage sonore d'origine mais se montre plutôt capable pour accompagner les différents morceaux chantés ou soutenir les dialogues. Quelques petits chuintements, mais là non plus rien d'handicapant.

 


Interactivité :
Finalement sur le disque proposé par Rimini, ce sont peut-être les bonus qui vont attirer le plus les fans des Marx Brother, puisque les deux items proposés se révèlent plutôt originaux. L'interview de Bill Marx en premier lieu, l'un des enfants de Harpo, qui certes s'attarde sur le projet de Love Happy, mais étend largement son entretien sur l'histoire des frangins, leur arrivé aux USA, leurs spectacles sur scène, leurs premiers films et leur inévitable séparation tout en évoquant quelques moment touchants de la vie sentimentale de son père. Une jolie rencontre.
L'autre segment va piocher dans les archives de Groucho Marx avec la diffusion de l'une de ses émissions, You Bet Your Life, jeu télévisé et radiodiffusé qui dura pendant 14 ans. Un principe de quizz très simple mais que l'ancien acteur dynamite de son humour implacable et absurde... avec ici en prime la participation de l'ex-star Laura La Plante en invitée surprise.

Liste des bonus : Interview de Bill Marx, fils de Harpo Marx (40'), Un épisode du show TV You Bet Your Life, animé par Groucho Marx (30').

 
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