LUCKY MAN SAISON 1
Stan Lee’s Lucky Man Series 1 - Royaume-Uni - 2016
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Lucky Man Saison 1 »
Réalisateur : Divers
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Français & Anglais DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 430 minutes
Distributeur : L’Atelier d’Images
Date de sortie : 27 février 2019
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Lucky Man Saison 1 »
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LE PITCH
Harry Clayton est un détective endurci de la police londonienne. C’est aussi un joueur compulsif, criblé de dettes et séparé de sa femme. Une nuit, il fait la rencontre d’Eve, une séduisante jeune femme, et se réveille avec un bracelet magique qui permet de contrôler sa chance…
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serial Winner

A la question « Quel superpouvoir rêveriez-vous de posséder ? », le regretté Stan Lee avait coutume de répondre : « la chance ». De ce simple vœu teinté d'ironie, le créateur de Spider-Man et d'Iron Man s'est même dit qu'il y avait matière à en tirer une histoire. C'est donc chose faîte avec ce Lucky Man que Sky 1 diffuse depuis bientôt trois ans. Mais était-ce bien nécessaire ?

On est d'abord surpris de retrouver une création de Stan Lee produite et tournée au Royaume-Uni. Avait t-il vraiment imaginé Harry Clayton et son bracelet porte-bonheur sillonnant les rues de Londres sous un ciel gris ? N'avait t-il pas plutôt à l'esprit un gars du Bronx, un « Popeye » Doyle un peu fatigué de coffrer le menu frottin new-yorkais tandis que Spider-Man ou Daredevil mènent la lutte contre le Kingpin ? On ne le saura sans doute jamais mais on peut affirmer sans trop se mouiller que le véritable géniteur de Lucky Man, celui qui aura su transformer un concept un peu vague en série télé à succès, se nomme Neil Biswas. Peu connu du grand public (il n'a pas l'aura d'un Russell T. Davies ou d'un Steven Moffat, ni même d'un Neil Cross), Biswas est un pur produit de la télévision britannique ayant également tâté des planches et des studios de la BBC Radio. A ce jour, la plus grande fierté de Neil Biswas est sans doute Bradford Riots, un téléfilm basé sur les fameuses émeutes de 2001 du même nom. Un succès d'estime, quelques bonnes critiques et une poignée de récompenses.
Aux manettes de Lucky Man, Biswas ne fait pas de vagues et engage le pilote automatique. Il intègre à des enquêtes criminelles archi-routinières les caractéristiques les plus évidentes d'une histoire « à la Stan Lee ». Comme un Peter Parker qui aurait fini par dépasser la quarantaine, Harry Clayton vit son pouvoir comme un cadeau empoisonné, chaque succès sur le terrain étant contrebalancé par une vie privée chaotique. Quant au super méchant (bien nase le super méchant, d'ailleurs), il finit forcément par s'en prendre à la famille du héros en lui posant un dilemme maousse et on a même droit à un émule de J. Jonah Jameson en la personne d'un supérieur tatillon déterminé à prouver qu'Harry Clayton est un salaud. Vous baillez déjà ?

 

rien ne va plus


Pas bien passionnante en soi, la composante « fantastique » de Lucky Man ne sert en réalité que de gimmick, un gadget dont les scénaristes usent et abusent pour résoudre des enquêtes encore moins passionnantes en deux temps-trois mouvements, sur un coup de chance, effets sonores ringards à l'appui. Vous baillez toujours ?
La mythologie qui entoure le fameux bracelet magique est développée avec une timidité incompréhensible, comme si Neil Biswas et son équipe avançaient à l'aveugle. Le bracelet vient de la Chine Antique. Et ? Et puis c'est tout. Le bracelet ne peut être transmis que par une lignée de femmes que l'on nomme Flambeaux. Et ? Et ça ne vous suffit pas ? Le bracelet fonctionne sur la base de la foi, du hasard, d'une volonté, d'un calcul, au toucher ? Tout ça à la fois et surtout quand ça arrange les scénaristes. On pourrait continuer comme ça encore longtemps. Lucky Man lance des pistes mais ne les développe jamais de manière convaincante ou alors elles sont purement et simplement abandonnées sans que cela semble gêner qui que ce soit. Une indigence narrative à peine compensée par les deux derniers épisodes, bien plus nerveux que tout ce qui a précédé même si les tentatives pour raccrocher les wagons entre les différentes sous-intrigues sont on ne peut plus laborieuses.

Que reste-t-il alors pour justifier un semblant d'intérêt ? Outre un générique rythmé avec un thème qui claque et les édifices les plus rutilants de la City filmés sous toutes les coutures (on se croirait dans un guide touristique !), Lucky Man repose entièrement sur le charisme de son interprète principal, James Nesbitt. Impressionnant dans le Jekyll de Steven Moffat, émouvant dans The Missing, l'irlandais campe Harry Clayton avec un mélange de détermination et de sensibilité à fleur de peau et n'a aucun mal à rendre immédiatement attachant ce flic pas très orthodoxe. Par la simple force de son interprétation, Nesbitt parviendrait même à convaincre les spectateurs les moins indulgents que la soupe bien fade servie par Neil Biswas et Stan Lee a encore un potentiel insoupçonné. Affaire à suivre, mais de loin.

Alan Wilson






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Image :
De la véritable HD avec une compression infaillible et des détails à la pelle. C'est très beau, à l'exception d'un générique dont les effets de filtres font baver les couleurs et provoquent une baisse de définition.

 


Son :
Comme on vous le disait plus haut, la chanson du générique est un pur moment de démo avec des basses redoutables et une restitution très naturelle du timbre de voix joliment soul de Corinne Bailey Rae. Le mixage des épisodes est à l'image de la série, propre et très professionnel mais sans la moindre espèce de relief.

Les des bonus : aucun.

 
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