ENTRETIEN AVEC JACK SHOLDER, RéALISATEUR DE LA REVANCHE DE FREDDY ET HIDDE...
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Réalisateur star des années 80, offrant aux festivals de genre du monde entier quelqu'un de leurs plus grands moments, Jack Sholder est depuis retourné dans l'ombre, donnant des cours dans une faculté américaine, ne renouant avec la caméra que pour quelques épisodes alimentaires de séries de seconde zone. Avec la ressortie en Blu-ray de l'intégrale de la saga Freddy, dont il a signé le très décrié second opus, l'occasion était trop belle de contacter le monsieur pour qu'il revienne avec nous sur ses heures de gloire. 

 

Commençons par une question basique : Comment êtes-vous devenu réalisateur ?
J'ai toujours voulu travailler dans les milieux artistiques. Je me suis imaginé musicien, puis romancier, mais au final, il a bien fallu que je me rende compte que je n'avais aucune véritable passion pour cela. A cette époque, ma petite amie était à fond dans le cinéma, et c'est là que j'ai accroché. J'ai même réalisé quelques courts-métrages à l'université et cela a fini de me convaincre de la voie à prendre. Ca semble assez dingue maintenant quand j'y repense... d'avoir seulement espéré pouvoir trouver une place pour moi dans ce milieu. Mais je voulais vraiment que les gens ressentent les mêmes choses que moi lorsque je visionnais mes films préférés. Selon certains témoignages, j'ai réussi à quelques occasions.

 

Du coup, on peut dire alors que les films d'horreur sont vos préférés ?
Pour dire la vérité, je préfère les grands classiques et la nouvelle vague française : Renoir, Truffaut, Godard, Marcel Carne, et aussi  Hitchcock, Ford, Kurosawa, etc. Je n'ai jamais été véritablement un fan de films d'horreur.

 

Pourtant dès votre premier essai, on gravite dans ces univers là. Vous avez écrit le scénario de Dément (Alone in the Dark) parce qu'il était plus simple de faire produire ce type de film au début des années 80 ?
C'est un peu ça oui. J'ai eu l'opportunité de faire produire mon premier long-métrage par la New Line, qui cherchait uniquement des films d'horreur à l'époque. J'ai donc imaginé le pitch d'Alone in the Dark. Ca m'est venu peu après le fameux black-out qui a frappé New York pendant trois jours et provoqué de nombreux pillages et désordres divers. L'idée de base était donc qu'un groupe de fous criminels en ont profité pour s'échapper d'un hôpital psychiatrique et se retrouvent, entre autres, poursuivis par la mafia... Ah oui, j'ai oublié de mentionner que j'étais un immense fan du M Le Maudit de Fritz Lang.

 

New Line était alors un studio encore jeune, comme vous. Qu'elle latitude vous ont-ils laissés alors ?
Oh, la New Line était en activité depuis 12 ans au moment où j'ai réalisé Dément, mais ils s'étaient alors surtout consacrés à la distribution de films indépendants, de diffusions dans les universités. Effectivement en 1982, ils commençaient tout juste à se lancer dans la production. C'est sans doute pour cela qu'ils m'ont laissé particulièrement libre sur le tournage... comme à toutes nos collaborations d'ailleurs. Je ne sais pas si c'était un statut privilégié, mais en tout cas, ils ont toujours respecté mon travail.

Comment avez-vous convaincu des acteurs de la trempe de Donald Pleasence, Jack Palance et Martin Landau de venir jouer les psychopathes ?
Assez simplement. Ce sont les producteurs qui m'ont proposé Donal Pleasence. Il a accepté et moi je ne pouvais qu'être emballé par son arrivée. C'est vraiment un des meilleurs acteurs avec lesquels j'ai travaillé. Palance et Landau n'étaient pas franchement regardants sur les projets à cette époque. Tous ce qu'ils voulaient c'était travailler et à partir du moment où la New Line payait, ils étaient partants. Du coup j'ai eu un chouette casting. Bon, Palance a essayé de se retirer quelques semaines avant le début du tournage parce qu'un autre projet plus alléchant se profilait. New Line a menacé de le poursuivre en justice. Il est resté, mais pas de gaité de cœur. 

 

Excellent départ pour un jeune réalisateur. Bonne ambiance sur le plateau...
Il n'était pas franchement content, c'est sûr. Aussi, l'un des producteurs avait eu la bonne idée de lui dire qu'il n'y aurait aucune séquence tournée de nuit.... Dans un film qui s'appelle Alone in the Dark ! (ndlr : en 2005 le film homonyme de Uwe Boll osera pourtant le faire). Du coup il s'est retrouvé a travailler très souvent de nuit, avec un budget relativement serré et dans une production qui plus est pas forcément encore très maîtrisée... Pas franchement évident pour quelqu'un qui a travaillé avec George Stevens. Il a parfois rendu ma vie un peu difficile, et il pouvait se révéler particulièrement intimidant, mais c'était un très grand acteur. J'ai toujours beaucoup de respect pour lui et à sa manière il m'a beaucoup appris sur ce métier.

 

Cette collaboration vous a amené à vous intéresser à La revanche de Freddy ?
Pas vraiment. J'ai eu une longue collaboration avec Bob Shaye et New Line. J'ai surtout beaucoup travaillé à la table de montage pour eux. Pour des bandes annonces ou des remontages de films. Bob me demandait toujours mon avis sur leurs films et j'ai donc vu passer Les Griffes de la nuit. J'ai lu les premières moutures du scénario et j'y suis revenu bien plus tard pour apporter de toutes petites modifications au montage. J'ai n'ai eu aucune influence créative dedans, juste donné quelques suggestions. Mais du coup je connaissais très bien le film. Wes Craven était d'ailleurs censé réaliser la suite. Mais il n'a jamais aimé le scénario écrit par David Chaskin et finalement il s'est retiré six semaines avant le début du tournage. New Line m'a alors demandé de le remplacer au pied levé. Je n'avais pas franchement envie de faire à nouveau un film d'horreur (même si Alone in the dark n'en est pas tout à fait un) et j'avais encore moins envie de faire une suite ! Surtout qu'à l'époque faire une suite avait encore moins de prestige qu'aujourd'hui. Mais bon un ami, qui était aussi producteur, m'a convaincu en m'expliquant que cela me rapporterait beaucoup d'argent et que cela ne lancerait pas une carrière. Il a eu raison sur les deux points.

 

Ca devait être d'autant plus difficile que la pression était grande : Les Griffes de la nuit a été un énorme succès et en plus le film est simplement un très bon film. Vous en avez discuté avec Wes Craven ?
On n'en a pas trop parlé. Je sais qu'il n'en est pas un grand fan, mais surtout parce que de toute façon il n'aimait l'idée de départ. Il trouvait, à raison, que la direction que prenait le scénario s'éloignait trop fortement de son concept initial. Il a réalisé que de mon côté j'ai simplement fait le meilleur boulot possible avec ce que j'avais sous la main. Avec seulement 6 semaines de préparation, je manquais de temps pour influencer considérablement le projet. Wes s'est fait beaucoup d'argent avec les Nightmare on Elm Street, et si la suite n'avait pas aussi bien marché cela aurait été la fin de la licence. Point. Je pense que d'un certain point de vue, il apprécie au moins ça. Mais honnêtement, je m'en fiche un peu, parce que le film nous a bénéficié à tous les deux certes, mais c'est surtout la New Line qui a tiré le gros lot dans l'affaire.

 

Il y a eu beaucoup de changement entre les deux "épisodes". A commencer par le look de Freddy. Comment avez-vous travaillé avec Kevin Yagher ?
New Line n'était pas très heureux du maquillage original qu'ils trouvait trop proche d'une pizza... d'ailleurs c'est de là qu'est venu l'inspiration pour le design initial. En tout cas, la production voulait quelque chose de beaucoup plus réaliste et j'étais tout à fait d'accord. Ils m'ont proposé des dizaines de maquilleurs et techniciens, mais c'est clairement Kevin qui était le plus impressionnant. Sans doute parce qu'il était avant tout un véritable artiste, un sculpteur. Pas juste un énième fan d'effets gore nourri à Fangoria. Je me souviens que ce qui m'avait le plus marqué, c'était une série de photos d'un maquillage de vieil homme qu'il avait fait sur un jeune garçon. Il l'avait ensuite envoyé dans un parc parler avec les gens, jouer avec les enfants... Et personne ne semblait s'être rendu compte de rien.

Beaucoup de fans ne sont pas vraiment tendres avec votre film. C'est un bon film fantastique, mais pas vraiment un authentique Freddy d'une certaine façon... Quelque chose de beaucoup plus sexy en tout cas. Cette direction était inscrite dans le script ?
Tout à fait. Comme je vous le disais : le scénario était ce qu'il était et on n'avait pas vraiment le temps de l'améliorer ou de le modifier. En plus, je dois avouer que je n'ai jamais pensé au premier comme un texte sacré, un modèle immuable. Je ne le trouvais par particulièrement brillant, et je n'avais donc jamais l'impression de changer quelque chose qui ne devait pas être changé. Dans Nightmare on Elm Street 3 et les autres, Freddy s'est de plus en plus rapproché de la figure du comique, et les films affichent bien plus d'éléments comiques que Wes, je suppose, ne l'avait jamais imaginé. Aujourd'hui bien sûr, les gens voient la série dans son ensemble, et l'original est devenu un classique. Il est impossible de se battre contre un classique. A cette époque, j'essayais juste de me dépêtrer d'un projet difficile. Y participer m'aura permis de réaliser dans la foulée The Hidden et quelques autres films que je considère comme bien plus réussit et personnels. On peut dire que La Revanche de Freddy a été fait avec mes mains, mais pas avec mon cœur.

 

En parlant de cœur, j'espère que vous gardez un bon souvenir de votre collaboration avec Christopher Young. Sa musique fait partie des grandes réussites du film.
Oh oui. Chris est un très grand compositeur et nous travaillons particulièrement bien tous les deux. A l'époque, il a vu ce projet comme une grande opportunité pour lui, un bon moyen de faire ses preuves. Il n'a pas hésité a payer de sa propre poche un orchestre entier pour donner plus d'ampleur à sa musique. Il n'avait été payé que pour faire un travail au synthétiseur, le résultat final est plus qu'efficace.

 

D'une certaine façon, The Hidden est votre récompense pour avoir accepté Freddy 2 ?
D'une certaine façon, oui. Mais même si Nightmare on Elm Street 2 était une expérience pas toujours des plus évidentes, ça a été une grande expérience quand même, et je ne regrette absolument pas d'y avoir participé. J'y ai appris énormément de choses, et cela a fait de moi un bien meilleur réalisateur que je ne l'étais auparavant. Et je pense que c'est évident quand on voit The Hidden. Je tiens à préciser quand même que je défends toujours La Revanche de Freddy. A mon avis c'est un très bon film de genre et effectivement l'un des rares de la série à afficher une certaine élégance.

Justement, que pensez-vous du reste de la saga ? Et pourquoi pensez-vous qu'elle reste, aujourd'hui encore, si célèbre, voir adulée ?
Le concept de départ est extrêmement fort. Tout le monde a, a eu, et aura des cauchemars. Et si le cauchemar vous suivait dans la vraie vie ? C'est effrayant et forcément cela parle à tout le monde. L'autre élément est sans aucun doute Robert Englund. Avant son arrivée, le tueur n'était qu'un mec portant un masque ou un maquillage envahissant. Robert est un acteur extraordinaire et a su apporter une vraie personnalité, de la vie à son personnage, tout en lui affirmant une certaine puissance. Amusant d'ailleurs, New Line ne voulait pas de Robert sur le 2ème, trouvant qu'il demandait alors beaucoup trop d'argent. Si l'on devait réduire ma participation à une contribution majeure, je dirais que c'est d'avoir immédiatement compris l'importance de Robert pour la franchise et d'avoir fait le forcing auprès des producteurs pour qu'ils le gardent. Du coup avec leurs histoires, il n'était plus disponible pour les premiers jours du tournage. Et il a fallu tourner quelques plans avec une doublure (comme la séquence de la douche), et comme par hasard ce sont les moins bonnes prises. Il y a des icônes du cinéma d'horreur pour lesquelles on peut mettre n'importe quel cascadeur sous le masque. Pour Freddy c'est différent. Robert est Freddy, point.

 

Hidden est votre film le plus populaire, en tout cas celui qui réunit tous les suffrages. Une fois encore vous n'en êtes pas l'auteur. Avez-vous cette fois la latitude nécessaire pour vous approprier le projet ?

Sarah Risher, l'une des têtes pensantes de New Line, m'a envoyé le scénario. On travaillait déjà ensemble bien avant La Revanche de Freddy, et elle avait toujours montré son intérêt pour mon travail. J'ai tout de suite aimé le script. Jim Kouf, le scénariste, ne voulait plus y retoucher cependant et je me suis retrouvé seul à devoir faire les modifications habituelles. La plupart concernaient la petite fille et surtout le besoin de resserrer les liens entre Kyle et Michael Nouri, puis d'étoffer le traitement de la famille de ce dernier. J'ai aussi engagé un ancien détective de Los Angeles pour m'aider à crédibiliser au maximum les procédures et les attitudes des personnages. Il fallait vraiment que la partie réaliste du film fasse "vrai", afin que le spectateur accepte pleinement toute la partie plus fantastique.


C'est l'une des meilleures séries B des années 80. Le pitch est malin, original, certes, mais c'est surtout dans sa manière de transmettre les émotions, la réalité des personnages qu'il est si attachant. Pas évident de donner corps à un film mélangeant polar, science-fiction et un soupçon d'horreur...

Merci déjà. Et effectivement tout ce que j'ai fait pour ce film était dans le but de lui donner une âme. Je trouvais qu'il y avait un thème prégnant dans le scénario, celui de la nature humaine et de ce qui en fait sa spécificité. D'un côté un méchant extraterrestre qui est séduit par tout ce que l'homme peut faire de néfaste, de l'autre un gentil alien qui s'inspire de Beck et sa famille. L'aspect humain était plus qu'important, il était indispensable. Mais The Hidden ne s'arrête pas là. Ayant longtemps monté les trailers pour New Line, j'ai toujours eu envie de tourner de A à Z ma propre grosse poursuite en voiture, de m'amuser avec les gunfights, les cascades.. Plein de choses que m'offrait le scénario. De tous mes films, c'est le seul que je peux revoir sans avoir envie de retourner certaines scènes ou de modifier le tournage. Je le trouve toujours aussi fun.

 

On y trouve une réflexion sur la dualité de chacun, comme un jeu de miroirs entre les deux extraterrestres, mais aussi entre Galagher et Beck.... quelque chose que l'on peut rapprocher justement du lien étrange entre Jesse et Freddy, avec une connotation sexuelle en plus.  

Pour The Hidden, je suis tout à fait d'accord. C'était exactement mon intention. Pour Freddy je suis moins sûr de comprendre ce que vous voulez dire. Mais de toute façon, toutes les interprétations sont bonnes. Il y a beaucoup de thèmes très forts exploitables autour de la saga des Nightmare on Elm Street, mais personnellement je ne suis pas sûr que mon film creuse profondément ces questions. Pour The Hidden j'ai eu beaucoup plus de temps et de latitude, et effectivement j'y joue beaucoup avec l'idée du miroir puisque les deux aliens s'imaginent la personnalité de leurs hôtes en regardant leurs reflets. Bien entendu le résultat ne correspond à rien puisque l'image qui leur est renvoyée n'est jamais vraiment la leur. 

 

Le succès de The Hidden vous a permis d'enchainer avec Flic et rebelles (Renegades), buddy movie à la cool qui reprend certains des mêmes ressorts.
Les deux films sont comme deux frères. L'un s'apparente au fantastique, l'autre tire plus vers le cinéma d'action pure et dure. Mais il faut reconnaître que c'est justement cette différence qui rendait The Hidden si original. A l'arrivée le premier est bien plus réussi et le scénario bien plus subtil.

 

Malheureusement après celui-ci, vous êtes longtemps resté coincé dans le petit écran avec des téléfilms et des épisodes de séries comme Les Contes de la crypte ou Mortal Kombat. J'imagine que le plaisir n'est pas le même?
Non, pas franchement la même chose. Cependant 12:01 et By Dawn's Early Light ont eu la chance de sortir dans quelques salles en Europe et d'être édités en DVD. Mais de toute façon avec un film de cinéma l'ambition et l'ampleur sont largement au-dessus d'une production TV. Pour la télé, tout le monde ne pense qu'à deux choses : finir dans les temps et réussir a rester raisonnablement professionnel. Il n'y a aucune passion là-dedans puisque d'une certaine façon, une fois la production lancée, ils ne feront pas beaucoup plus d'argent, qu'il marche ou pas. Heureusement que ça m'a permis de travailler avec quelques personnes aussi douées que James Earl Jones. Ce sont finalement des rencontres comme celle-là qui donnent le plus de plaisir dans nos métiers. Travailler avec Kyle MacLachlan, Kiefer Sutherland...

 

Pour quelqu'un qui affirme ne pas être un fan de films d'horreur, votre come-back au début des années 2000 se fait pourtant avec les amusants Wishmaster 2 et Arachnid.

J'ai vraiment adoré faire Wishmaster 2, même si je ne pense pas que le résultat soit probant. J'aimais l'idée « faites attention à vos souhaits, ils pourraient se réaliser vraiment ». J'ai écrit le script de celui-là, alors je ne peux vraiment blâmer personne d'autre que moi pour son échec. Nous nous sommes beaucoup amusés à faire cette suite et la réception ne fut finalement pas si terrible que ça. Après je ne l'ai jamais revu depuis... Pas sûr d'en avoir vraiment envie en fait.

Pour Arachnid c'est un peu différent. Le projet est arrivé à un moment où j'avais vraiment besoin de travailler. Coûte que coûte. Et l'idée de tourner le film à Barcelone et Mexico était forcément très alléchante. Le seul problème dès le départ est que le scénario était catastrophique, et il l'est resté, même après y avoir retravaillé avec l'auteur et modifié pas mal de choses... C'était au-delà de tout espoir. On a pourtant eu pas mal de temps pour la pré-production et le tournage, mais il me semble que le résultat n'a rien de bien mémorable. Je ne l'ai jamais revu d'ailleurs, et encore une fois, ça ne serait pas une très bonne idée. Heureusement, travailler avec Brian Yuzna était très agréable (je pense que c'est d'ailleurs un bien meilleur producteur que réalisateur), tout comme collaborer avec toute l'équipe de Filmax / Fantastic Factory. Ces gens respectent vraiment les réalisateurs. J'aurais aimé que le produit soit plus réussi à l'arrivée. J'espère qu'au moins ils ont gagné un peu d'argent dessus.   

 

On sent que vous aimeriez passer à autre chose. Pourvoir réaliser un drame, en tout cas, autre chose ?

J'espérais vraiment au tout début de ma carrière pouvoir suivre les traces d'artistes comme Renoir, Lang ou Hitchcock. Mais mon opportunité est venue des films d'horreur, du fantastique et cela m'a créé une certaine réputation. J'ai probablement réalisé autant de thrillers (un genre que j'adore) que de film d'horreurs. Mais honnêtement, j'adorerais diriger une comédie. Ou un drame. Même un western. Le rêve serait un film sans aucun effets spéciaux !


Avez-vous des projets ces derniers temps ? Peut-être un nouveau film, en tout cas une réalisation plus personnelle qu'un épisode de Tremors ?

J'ai quelques projets en cours, plus ou moins avancés, plus ou moins en attente. Ce métier apprend la patience. Mais bien entendu, ils sont tous du type fantastique / horreur. J'ai passé ces 7 dernières années à diriger un programme universitaire en Caroline du Nord et je suis donc resté éloigné de l'industrie du film un bon moment. Aujourd'hui, cela me manque vraiment et j'espère que l'un de ces projets va aboutir. Je suis fébrile a l'idée de pouvoir tourner à nouveau et je pense que j'ai encore de quoi faire au moins un bon film avant de ranger mon siège de réalisateur au placard.

Nathanaël Bouton-Drouard


































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