ENTRETIEN AVEC LAURENT DUROCHE - RéALISATEUR DE NWR
Image de « Entretien avec Laurent Duroche - Réalisateur de NWR »
site officiel
portoflio
Partagez sur : s_dvd
The Art of Life

Le succès public de Drive et son couronnement au Festival de Cannes auraient pu engendrer un documentaire consensuel autour du cinéma de Nicolas Winding Refn, un metteur en scène souvent décrit comme un clone nordique de Quentin Tarantino. Heureusement, Laurent Duroche n'aura pas attendu le sacre du personnage pour entamer la production de NWR, portrait rentre-dedans, sans concessions, acerbe et fascinant d'un artiste vivant tellement pour son art que son art est devenu sa vie. Sorte de biopic détourné constellé de flash forwards et de flashbacks, NWR s'évertue, via une logique narrative superbement instinctive et un regard doucement ironique sur les notions de réussite et de célébrité, à saisir la vérité d'un personnage qui, de son propre aveu, s'acharne à mettre en scène entre deux films sa propre existence. Une pure merveille en somme, diffusée dès le 2 février 2012 sur Ciné+ Frissons, et disponible sur un coffret FNAC consacré à l'œuvre de Refn. Journaliste ciné émérite (il est l'un des piliers de Mad Movies) et grand acteur à ses heures (voir son interprétation zombiesque inimitable dans The Incredible Horror Show ; les connaisseurs confirmeront), Laurent Duroche revient pour nous sur son premier film... En attendant, on l'espère de tout coeur, un prochain.

 

 

Peux-tu nous raconter ta première rencontre avec Nicolas Winding Refn ?
C'était au 15ème festival de Gérardmer. Il faisait partie du jury. De lui, je n'avais vu que Pusher. Je l'avais interviewvé pour Mad, interview qui au final n'a jamais été utilisée, et en fait on a beaucoup discuté. Il avait un gamin, j'avais un gamin... On a parlé pas mal de ça, et bien sûr de cinéma d'horreur. Je ne sais pas s'il connaissait Mad Movies à l'époque, mais il a vu que je m'y connaissais un peu, et on s'est revu régulièrement pendant le festival. On a échangé nos coordonnées, puis on s'est envoyé quelques mails. Je l'ai revu plus tard à Beaune, où il présentait Bronson. Je l'ai interviewvé à nouveau, on a encore papoté après l'entretien... A partir de là, on a commencé à s'échanger encore plus d'e-mails, et comme je connaissais un peu sa vie privée, je lui proposais un décryptage de ses films qu'il a peut-être trouvé un peu plus juste qu'ailleurs. Quand est venu le moment de faire le documentaire, je pense qu'il s'est dit que c'était entre les mains de la bonne personne.


On sent dans le documentaire que Refn n'intellectualise pas trop ses films en amont. Il semble tourner à l'instinct. Logique qu'il ait réagi à tes analyses.
Il déteste analyser ses films. Et ça a d'ailleurs été quelque chose d'assez compliqué durant le tournage du documentaire. Dès que je voulais rentrer un petit peu dans l'analyse, trouver des points communs entre sa vie privée et ses films, il me disait : ‘'je n'aimerais pas trop en parler, il faut garder un peu de mystère''... Il ne voulait pas répondre. Je pensais qu'il allait vachement se livrer là-dessus, mais au final j'ai rencontré une vraie barrière. Il a fallu contourner l'obstacle mais au final c'était passionnant, parce qu'il ne donnait pas tout en prémâché, il y avait un travail à faire.

 

On sent d'ailleurs ce cheminement dans la structure du documentaire. On ressent ces rétentions, et on voit également à quel point il joue avec ta caméra. Il joue à se mettre en scène.
Il se met en scène parce qu'il a du mal, à mon avis, à séparer ses films de lui-même. Déjà pour une question d'égo, ensuite pour son envie d'être célèbre, même si dernièrement elle s'est calmée. Mais il n'y a pas si longtemps encore, il ne rêvait que d'être sous le feu des projecteurs. C'est donc un manipulateur né, qui sait toujours ce qu'il donne à la caméra pendant une interview. Par exemple, il y a eu un dérapage en Angleterre durant la promotion de Drive, dans une émission genre Télé Matin. A un moment, les journalistes lui parlent de la violence, et il répond : ‘'violence is a little bit like fucking''. Là, tout le monde est choqué : ‘'non, vous ne pouvez pas dire ça à la télé ! - Oh, désolé.'' Il le fait exprès, il sait très bien qu'en un mot, il va choquer les gens, et que ça va être relayé sur le Net.


Tu disais qu'il est très proche du cinéma. On sent dans le documentaire que sa vie ne passe que par le cinéma : il n'a pas vécu avant de faire des films, il a toujours vécu pour les films. Il y a d'ailleurs une scène de flashback dans NWR, tirée du documentaire Gambler, dans laquelle on voit une discussion entre Refn et sa femme. Ce morceau de passé ressemble à un extrait de film.
Oui, il a mis toute sa vie en scène, et il pouvait difficilement en être autrement. Son père est le monteur de Lars Von Trier et aussi son réal de seconde équipe. Sa mère est documentariste et a été chef op' et photographe de plateau, son beau-père est caméraman, son oncle avait une boîte de distribution de films au Danemark, son grand-père était décorateur de théâtre... Son père, d'ailleurs, était aussi réalisateur ! Depuis sa naissance, il traînait sur les plateaux de ses films, il a fait de la figuration dedans... En plus, comme on le précise dans le documentaire, sa dyslexie l'a dirigé vers l'image plutôt que vers l'écrit. Donc oui, il met toute sa vie en scène, et en plus sa vie ressemble à un film. Une histoire de Rise and Fall and Rise Again.


Oui, c'est campbellien, et il en est bien conscient, au moment où il annonce qu'il joue toute sa vie après le désastre de Fear X. Il a l'air de s'amuser à manipuler ce cheminement dramatique, alors même qu'il est dans une merde noire.
Il en est d'autant plus conscient qu'il a accepté d'être suivi pendant un an, durant le tournage de Pusher 2 et 3. Il s'est dit qu'il y avait là une matière dramatique intéressante, qu'il pouvait mettre en scène son malheur et sa renaissance. La réalisatrice de Gambler a eu accès à des choses auxquelles nous, nous n'avons pas eu accès. Elle a pu tourner chez lui à volonté, alors qu'il n'a jamais accepté qu'on tourne chez lui. Je pense que ça vient de sa femme, qui ne voulait pas au début. Aujourd'hui on s'entend très bien avec elle, et je pense que ce serait très différent. Mais je me rappelle la première fois qu'on l'a filmée, c'était à Cannes. Ce n'est pas dans le doc, mais à un moment on l'entend dire : ‘'oh non, pas un autre documentaire !'' Visiblement sa femme n'avait pas très bien vécu le premier.


C'était la première fois, à Cannes, que tu rentrais dans les coulisses de cette famille ?

Oui, exactement. J'étais allé à Los Angeles sur le montage de Drive. Nicolas était là-bas et s'embêtait, sa femme était repartie à Copenhague, et j'ai séjourné chez lui. Je n'avais pas encore vu sa femme, si ce n'est dans les films de Nicolas, puisqu'elle a tourné dans Bleeder, dont elle tient l'un des rôles principaux, et elle a aussi une petite apparition dans Fear X. Le premier contact a été un peu délicat. Puis quand on a fait son interview à Copenhague elle s'est aperçue qu'on ne voulait pas envahir sa vie. A partir de là elle a été super gentille, et elle l'est encore maintenant !


Il y a quelque chose de très étonnant dans le documentaire : certes Refn joue avec la caméra, mais il ne le fait jamais pour véhiculer une bonne image de lui-même. On peut penser après la projection qu'il s'agit d'un type fascinant... comme d'un sale con !
D'ailleurs certaines personnes qui ont vu le documentaire ont dit ça : ‘'c'est un con, je ne peux pas le blairer, un égomaniaque, c'est pas possible...'' C'était une liberté qu'on voulait laisser au spectateur, de pouvoir juger lui-même le personnage selon son propre ressenti. Il y a des moments où il s'est consciemment ridiculisé. A Bangkok, on se demandait ce qu'on allait tourner, et il nous a dit : ‘'vous pouvez venir à mon entraînement de boxe thaï, c'est très humiliant.'' On le savait donc déjà à l'avance (rires). Il y a des petits trucs, comme lorsque Mads Mikkelsen dit, dans le chapitre sur Bleeder, que Refn voulait se faire passer pour cool alors qu'il ne l'était pas du tout. Là on enchaîne sur une image de Refn qui fait une grimace pas drôle dans sa voiture, sans forcément s'en rendre compte. Parfois, nous avons appuyé le trait, mais il nous a clairement donné ce genre d'aspérités, très volontiers. Il y a un moment qu'on n'a pas pu mettre, où dans une voiture il commençait à chanter l'air le plus ridicule qui soit, un truc des Carpenters, et ce le plus sérieusement du monde. Sur la manipulation par l'image, il y a autre chose qu'on n'a pas pu mettre dans le doc, à propos d' une émission danoise qui s'appelle La 11ème Heure, qui est en fait une interview de 10 heures découpée en 10 chapitres, durant laquelle il doit dire toute la vérité rien que la vérité. Cette émission a fait scandale parce qu'il avouait en pleurs - le présentateur lui amène même des kleenex - qu'il rêvait de tuer sa belle-mère quand il était petit. On avait construit tout un petit chapitre autour de ça, avec lui à la fin qui prenait un air de sale gosse pris en faute et avouait : ‘'ouais, quand j'étais jeune, je faisais des trucs un peu absurdes. Je mettais ma vie en scène pour faire la promotion de mon travail, mais maintenant que j'ai plus d'options, je peux me permettre de ne plus le faire et de laisser ça à d'autres.'' Même le documentaire est pour lui une pièce supplémentaire de la construction de son personnage. Une autre anecdote : à un moment dans le documentaire, il reçoit de nuit, dans sa voiture, un appel, et sort une fausse excuse pour raccrocher : ‘'désolé j'arrive chez moi et j'entends mon bébé qui pleure.'' En fait à ce moment-là, au bout du fil, c'était un scénariste hollywoodien qui voulait lui pitcher un film de super-héros, et le coup de fil a duré vingt minutes. Lui acquiesçait sans rien dire, et on avait coupé les caméras. A un moment il se penche vers nous et nous fait signe de tourner ; et là il sort son excuse vaseuse.


Sens-tu une différence entre le personnage hors-caméra et le personnage dans le champ de la caméra ?
Un peu oui. Je ne vais pas idéaliser du tout ma relation avec lui : en dehors de la caméra, il sera peut-être un peu plus expéditif dans sa façon de traiter avec nous que devant la caméra. Il ne joue pas, donc il est un peu moins poli, moins à l'écoute, à un moment il faut que les choses aillent vite, il faut passer à autre chose, il faut partir... Il est peut-être un peu plus cool devant la caméra. La différence n'est pas énorme, ne me comprenez pas de travers, mais je la ressens.


Quelque chose est frappant dans la narration du documentaire : on sent une ironie incroyable dans la description du monde de la célébrité. Le montrer lui à la ville, puis passer tout le festival de Cannes côté coulisses, alors que les clochards fouillent dans les poubelles et que lui cherche ses chaussettes, c'est assez savoureux. C'était prévu depuis le départ ?

L'axe qu'on a pris sur Cannes, c'était vraiment notre ressenti là-bas. C'était la première fois que j'y allais, et pourtant je suis journaliste ciné - comme quoi ça ne m'attirait pas spécialement. J'ai vraiment ressenti un truc ultra vulgaire, clinquant... Je pense que Cannes, tu n'en profites pas vraiment si tu n'es pas du côté où le cinéma se fait. Refn me l'a dit : ‘'oui c'est vulgaire, mais c'est là que les films se font, c'est là qu'ils trouvent des distributeurs, de l'argent, et à ce titre, ça reste un évènement profondément cinéphilique malgré les apparences''. Mais il faut être à l'intérieur pour ressentir ça. Quand tu es un journaliste, que tu vois tout ça de l'extérieur, tu ne vois que des kilomètres de pétasses sur la croisette, des voitures et des yachts hallucinants... On a tous eu un rejet pendant le tournage, et on a décidé de filmer ça, par instinct. Quand est venu le moment du montage, vu qu'en plus lui parlait de la célébrité, il y avait un effet de contraste à jouer. La quête de la célébrité est vraiment l'un des axes de sa personnalité et de son parcours, et c'est un des rares moments où on a donné notre point de vue sur la chose, ce qu'on a évité de faire généralement.


Justement, le documentaire n'est absolument pas classique dans sa structure, la chronologie des films est régulièrement cassée par des apartés, des interviews de proches... Refn construit ses films au jour le jour, comme on peut le voir lors des scènes de repérages en Thaïlande. As-tu vu ton documentaire se créer de la même manière, au fil de la production ?
La problématique était la suivante : dès le début, on ne voulait pas faire un film d'interviews. Donc on voulait des séquences Live. A Cannes et à Copenhague on en a eu un peu, mais pas autant qu'on voulait. On lui avait dit au début : ‘'à Copenhague, ce serait bien que tu nous emmènes dans des endroits que tu aimes bien'', mais il nous a répondu : ‘'moi, j'aime pas Copenhague !'' Sur place on a effectivement tourné très peu de séquences Live, on a tourné celle où il récupère ses posters et celle dans le vidéo-club où il a tourné Bleeder. Quand est venu le tournage à Bangkok, on a décidé de faire Live, Live, Live. On a tourné très peu d'interviews là-bas, peut-être dix minutes qu'on a utilisées en voix off pour illustrer les séquences. J'avais pensé la structure du doc comme une structure de film, en trois actes, parce que sa carrière s'y prêtait. La genèse, l'école de cinéma, Pusher : premier acte. La suite de sa carrière jusqu'à l'échec de Fear X : deuxième point d'intrigue. Puis sa renaissance à partir de Pusher 2 : troisième acte. On a tout découpé comme ça, et ensuite on a réfléchi où mettre Bangkok. On n'a pas eu forcément de réflexion de liant entre les séquences de Copenhague et Bangkok : on a déjà regardé le montage sans Bangkok, et on s'est dit : ‘'tiens, là, ça fonctionnerait bien.'' Initialement, on avait même envisagé de commencer à Bangkok, pour que tout le reste soit un flashback. Mais quand on a eu la séquence de Jodorowsky, on s'est dit qu'on ne pouvait pas ne pas la mettre au début.


Cette séquence est passionnante, d'autant que tu adores Spielberg.

Et j'adore Jodorowsky aussi ! (Rires)


Il y a vraiment une volonté de provocation qui épouse la personnalité de Refn.
C'était le but. Ouvrir un documentaire qui parle d'un mec en particulier, et pendant deux minutes tu ne vas pas le voir, tu vas voir un autre mec avec un discours complètement... pas autre, parce que le discours de Jodorowsky a une logique interne tout à fait respectable, et je suis d'accord avec certaines choses qu'il dit... Bref on s'est dit qu'en commençant un doc comme ça, on marquait une différence avec un format classique. Et puis on s'est aussi demandé : si on n'ouvre pas le doc avec ça, où pourrait-on bien placer ce genre d'intervention ? Si tu la mets au début, ça installe tout de suite une ambiance. Et l'anti-américanisme primaire de Jodo, certes, je n'en suis pas particulièrement fan, mais quand on connaît le personnage et quand on connaît ses films, on ne peut pas s'étonner qu'il réfléchisse de cette manière.


Tu as écrit la musique originale avec Julien Cassarino, le chanteur des groupes Manimal, Psykup et Rufus Bellefleur.
En fait au départ, je voulais que Julien fasse la musique en entier. Il s'est avéré qu'il avait beaucoup de projets en parallèle, et que moi aussi j'avais envie d'écrire un peu... Julien Cassarino est un musicien de Live, donc il apporte une qualité organique à la musique que je n'aurais pas pu apporter avec une partition purement électronique. Donc on a vraiment utilisé ses morceaux pour les pics émotionnels du film, car c'étaient ceux qui avaient le plus de corps. Moi j'ai plus fait de l'illustration, j'ai même fait de la musique pourrie exprès pour la séquence d'entraînement à Bangkok, un truc façon Véronique et Davina vraiment naze. Je me suis chargé de nappes de synthé, etc. Et on a également utilisé la musique de Drive signée Cliff Martinez, car on avait obtenu les droits grâce au producteur du film.


Première expérience de réalisation dans le documentaire... Des frustrations ?

Pas de frustrations si ce n'est cette scène sur l'émission danoise. La télé danoise nous demandait une somme démente pour utiliser les images et pour des questions de budget, on n'a pas pu se le permettre. Ce qui était super en revanche, c'était de travailler avec des gens qui étaient dans la même vision des choses que moi dans ce métier, des gens qui font tout pour rester passionnés et honnêtes. On a essayé de faire du mieux possible, d'avoir de la jugeote même si on n'avait pas beaucoup d'argent. Je dois remercier l'équipe de Section 5, Julien Dunand, producteur, Gildas Houdebine, producteur / monteur, Antoine Lecauday, caméraman, Lilian Matigot et Jeff Briand au son... Que des gars en or, et qui adorent le ciné. Antoine et Gildas sont aussi des fans de Refn, donc ça facilite les choses. On avait plus d'idées de mise en scène au départ, qu'on a abandonnées pour des questions de faisabilité, de budget... On a pensé à certains plans très cinématographiques mais une fois sur le terrain on est passé à autre chose. Mais comme on a filmé avec des Reflex Canon, on a pu avoir une image très cinématographique, sans lumière ajoutée, et Antoine, qui a un feeling très ciné, a réussi à choper des trucs qui sont, pour moi, très léchés. Et en même temps si on en avait trop fait, le film aurait peut-être été un peu pompeux. Je suis assez content de l'équilibre qu'on a réussi à trouver. J'aurais aimé, forcément, avoir un peu plus de maîtrise durant le tournage, mais je manquais d'expérience, et j'ai eu très peu de temps pour me préparer. Il faut savoir qu'on a tout fait en moins d'un an : on a eu l'accord de chaîne en févier 2011, on a commencé à tourner en mai, et le film est diffusé pour la première fois le 2 février 2012 sur Ciné + Frisson. Du coup j'ai vraiment pris mon pied au niveau de la création à l'étape du montage, parce que j'ai eu la chance de travailler avec un monteur extraordinaire, mais aussi old school. Il n'essaie pas d'enchaîner les plans à toute vitesse, il conchie les fondus enchaînés - il n'y en a que deux dans le doc, parce que ça s'y prêtait, mais pas plus. Il a une vision très classique du montage qui m'a appris beaucoup de choses. Et vu qu'on était sur la même longueur d'ondes, j'avais tendance à l'énerver parce que je l'appelais souvent pour lui expliquer une idée que je venais d'avoir, et il me répondait : ‘'mais ton idée, ça fait une demi-heure que je l'ai eue !'' Ca a donné des échanges assez rigolos, mais le processus est passionnant, et comme beaucoup de réalisateurs je pense, je trouve le montage bien plus intéressant que le tournage. Après, c'est du documentaire. Je n'en suis pas encore à tourner de la fiction.


Quelque chose à ajouter ?
Oui, je ne remercierai jamais assez Nicolas de nous avoir donné accès à sa vie, mais aussi son entourage, sa famille, ses proches collaborateurs, qui ont tous accepté de participer au documentaire. Il a eu confiance en nous, et j'espère qu'il la trouvera méritée. Il n'a pas encore reçu le doc, j'espère pouvoir lui envoyer une version 100% anglaise demain. Tout à son honneur aussi : il n'a jamais voulu voir une image du doc avant qu'il ne soit terminé.


‘'Jouez avec mon image''...
...''Mais en même temps, vu ce que je vous ai donné, je sais très bien ce que vous allez en faire !''

Alexandre Poncet





















Partagez sur :
Crédits - Publicité - Nous contacter
Copyright Frenetic Arts 2009-2018