RENCONTRE AVEC JOHNNY DEPP, TONTO DANS LONE RANGER
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Acteur tribal

Même si l'on parle le plus souvent de ses grands succès populaires, et en particulier ces dernières années de sa prestation dans la série des Pirates des caraïbes, Johnny Depp a toujours eu un pied entre le cinéma d'auteur américain (Tim Burton, Michael Mann, Terry Gilliam...) et l'entertainment imaginatif. Presque comme une symbiose entre ces deux élans, Lone Ranger lui permet de rendre honneur à ses lointaines origines amérindiennes, déjà explorées dans son très réussit The Brave, sous un jour plus enjoué... Quoi-que.

Comment avez-vous façonné le look si particulier de Tonto ?
Mon inspiration est venue d'une peinture montrant un guerrier indien avec des bandes noires qui marquaient son visage. Elles n'étaient pas tout à fait comme celles que nous avons gardées pour Tonto, mais ce qui a le plus attiré mon attention c'était qu'on y voyait une corneille qui volait en arrière plan. Au premier coup d'œil j'avais eu l'impression qu'elle était sur la tête du guerrier. Ce n'était pas le cas, mais je me suis dis que la meilleure chose à faire serait de placer un oiseau mort sur la tête de Tonto. C'est son guide spirituel. Tout le monde devrait essayer d'ailleurs. C'est vraiment très quelque-chose !

Quelle est l'importance du maquillage dans l'incarnation d'un tel personnage ?
Le maquillage fait quasiment tout le travail pour être honnête. A partir du moment où vous remplacez votre peau par celle du personnage, que vous arborez son maquillage et son costume, vous commencez réellement à comprendre ce qu'il a pu traverser. La séance de maquillage durait plusieurs heures, sauf si j'avais décidé de le garder à la maison. Ça s'est produit assez souvent. Question de gagner un peu de temps. Ce n'était pas très confortable et j'avais l'air un peu débile, mais ça valait le coup....Enfin je crois.

Cela vous paraissait essentiel de rendre le personnage actuel, moderne.
C'était indispensable. Depuis que le cinéma existe, les américains d'origine ont rarement été traité comme il le fallait à Hollywood. Pour la plupart, ils ont été décrits comme des sortes de sauvages, ou quelque chose avoisinant. Il n'était pas question que je joue Tonto comme un simple sidekick du Lone Ranger. Je ne voulais pas qu'il lui dise "va me chercher un soda petit gars". Au contraire, je voulais qu'on le voie comme un vrai guerrier et comme un homme doté d'une grande intégrité. Un homme très digne. C'est ma petite contribution pour essayer pour rectifier les erreurs commises par le passé.

Justement, comment décririez-vous votre collaboration avec les Natifs américains qui travaillaient sur le film ?
La production a été bénie par les Navaho et les Comanche, et ils ont vraiment été très chaleureux et impliqués. Des personnages vraiment généreux. On a rapidement eu des rapports plus que cordiaux. Un jour, j'ai eu un appel disant qu'une femme nommée Ladonna Harris (une activiste très célèbre) avait décidé qu'elle voulait m'adopter dans sa famille et au sein de la Nation Comanche. C'est sans doute le plus grand honneur que je n'ai jamais eu de ma vie. C'était extraordinaire.

Les spectateurs vous adorent dans le rôle de Jack Sparrow. Est-ce que cela a été difficile de le laisser de coté pour incarner un autre personnage tout aussi farfelu ?
Si c'était dur de laisser Jack Sparrow ? Il est toujours là. Il ne s'en va jamais vraiment. (Prenant la voix de Jack Sparrow) "Parfois je ne le contrôle même plus, chéri"

Vous avez souvent changé d'apparence au cinéma. Vous êtes connus pour vos personnages très hauts en couleurs, iconiques. Que pensez-vous d'eux quand vous les redécouvrez sur grand écran ?
J'ai fait le choix il y a bien longtemps que c'était sans doute mieux que je ne revois pas les films dans lesquels je joue. Ce que je déplore parce-que forcément je rate le superbe travail de mes amis réalisateurs et acteurs. Mais je le fais car je pense que cela pourrait me blesser. Je préfère rester ignorant du résultat final, en ce qui concerne mon interprétation, parce qu'une fois que le rôle est achevé, cela n'est plus vraiment votre problème. C'est au réalisateur de faire les vrais choix sur ce qui mérite d'apparaître à l'écran. Mon boulot c'est de lui offrir les meilleures options possibles. Et c'est tout.

Vous ne vous êtes jamais vu alors ?
J'adore tout le processus de création, mais non vraiment, je n'ai jamais regardé en arrière.
Ah si en fait c'est arrivé une fois. Pour un événement quelconque, quelqu'un avait fait un montage de différents extraits de films dans lesquels je jouais. J'ai découvert d'un seul coup tous ces personnages que j'avais interprétés. A la file. Je me suis dit que c'était incroyable d'avoir pu m'en tirer aussi facilement. J'étais carrément étonné d'avoir encore le job. Je suis presque choqué !

Vous avez réalisé The Brave il y a quelques années. N'avez-vous pas envie de diriger un film à nouveaux ?
Oui, bien sûr. Je travaille sur un projet depuis quatre ans et nous venons tout juste de finir le tournage. C'est un documentaire sur Keith richards et c'est une opportunité unique de le découvrir sous une lumière inédite. C'est une personne assez mystérieuse. Essentiellement, le projet est une sorte de conversation avec lui, comme un accès a sa sagesse, sa philosophie et ses expériences.

Nathanaël Bouton-Drouard












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