SOLATOROBO : RED THE HUNTER
Solatorobo: Sore kara Coda e - Japon - 2010
Image plateforme « Nintendo DS »
Image de « Solatorobo : Red the Hunter »
Genre : Aventure
Musique : Chikayo Fukuda
Développeur : CyberConnect2
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Namco Bandai
Date de sortie : 1 juillet 2011
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Solatorobo : Red the Hunter »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Le héros de cette histoire est un jeune chien du nom de Red Savarin. C'est un mercenaire, un Chasseur. Tout commence alors qu'il a maille à partir avec une sombre guilde militaire, le Kurvaz... Lors d'une mission pendant laquelle il doit récupérer un dossier volé sur un vaisseau du Kurvaz, Red trouve une étrange médaille cachée dans une pièce secrète. Lorsqu'il la touche, un mystérieux monstre apparaît et se met à attaquer le vaisseau.
Partagez sur :
"nom d'un chien!"

Premier soft développé par le jeune studio CyberConnect2, Tail Concerto avait marqué en 1998 les amateurs d'aventures rocambolesques et d'univers poétique avec sa population animalière pleine de charme et d'humour. 15 ans plus tard, une partie de l'équipe fait renaître ces vertes prairies où se croisent les destriers mécaniques, accessoirement volants, avec Solatorobo.

Cet Action-RPG volontairement grand public redonne au designer Nobutero Yuki (Escaflowne, Lodoss, Chrono Cross) l'occasion de parer un jeu vidéo de son talent inimitable. Avec ses objets et villes volantes, ses créatures mi-hommes mi-bêtes, le titre DS renoue élégamment avec l'esprit steampunk d'un certain Hayao Miyasaki, jouant habilement (le plus souvent) de la cohabitation risquée entre éléments 2D (décors, PNJ) et 3D temps réels (héros, certains ennemis) que viennent élégamment relever des séquences animées concoctées par le célèbre studio Madhouse. Joli comme tout, bourré d'idées visuelles désuètes mais poétiques, Solatorobo réussit à imposer en quelques secondes ses plus jolies extravagances et des personnages aussi caricaturaux (un brin d'hystérie collective) que drôles, dont les expressions exclamatives françaises (avec accent japonais SVP) attirent une franche sympathie. Le soft à tout d'un blockbuster non-annoncé, qui parsème son aventure de petits ingrédients de RPG, poussant le joueur à accumuler les quêtes annexes ou à gérer sommairement un tableau censé représenter le moteur du véhicule de Red, le Dahak. Sous une esthétique parfaitement détaillée et parfois très impressionnante pour un jeu portable, cette production Bandai laisse malheureusement vite découvrir ses limites.

 

dans la gamelle


Si les éléments RPG (augmentation de l'expérience) sont plus factuels qu'intégrés dans le gameplay, son scénario se révèle lui aussi au final des plus directifs et prévisibles. Un choix volontaire de la part des développeurs, qui veulent renouer ici avec une certaine idée du divertissement animé nippon, mais qui du coup n'est jamais vraiment compensé par un gameplay massivement répétitif. Pas de combats au tour par tour, mais entre deux petites énigmes façon sous-Zelda, le joueur voit les possibilités de sa monture réduites à la faculté de soulever un ennemi en martelant la touche A, puis de le jeter au loin... sur un autre adversaire de préférence. Amusant au début, mais clairement limité, ce gameplay fait certes appel aux reflexes mais jamais à l'adaptabilité du joueur. Même lorsqu'il s'agit de rattraper à la volée un projectile adverse pour le retourner à l'envoyeur, l'action tourne rapidement à l'automatisme. Excessivement facile et répétitif, Solatorabo essaye d'étoffer l'expérience en offrant quelques séquences de vol (peu précises malheureusement) re-jouables avec trois autres camarades, mais le tout s'apparente finalement à un superbe art-book d'illustrations dont les textes se parcourent l'œil distrait.

Nathanaël Bouton-Drouard






Partagez sur :
 

C'est sans doute ce qui a provoqué l'engouement des joueurs lors de la vision des premières bandes-annonces (en dehors de sa parenté plus ou moins avérée avec Tail Concerto) : Solatorobo est indéniablement est un beau jeu. Les modélisations sont savoureuses et aussi détaillées qu'un écran DS peut le permettre, les animations fluides et l'intégration de cette 3D dans une 2D colorée s'avère être très réussie. La narration textuelle au travers d'illustrations sobrement animées rapproche le titre des classiques du RPG, et les cut-scenes achèvent de faire penser à une version jouable d'un pur animé. Un régal pour les yeux, un peu moins pour les oreilles, puisque les mélodies Chikayo Fukuda (.hack//G.U.) oscillent entre l'agréable et l'oubliable.

 
Crédits - Publicité - Nous contacter
Copyright Frenetic Arts 2009-2019