PRO EVOLUTION SOCCER 2012
Japon - 2011
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Image de « Pro Evolution Soccer 2012 »
Genre : Sport
Musique : Divers
Développeur : Konami
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Konami
Date de sortie : 29 septembre 2011
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Pro Evolution Soccer 2012 »
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LE PITCH
Au siècle dernier, un certain Fabe disait « rien ne change à part les saisons ». Pourtant, même si l’inévitable nouvelle saison footballistique vient de lancer son coup d’envoi, Konami, comme son rival EA Sports, a mouillé le maillot pour surprendre ses fans et même ses détracteurs.
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Who ate all the pie ?

Malgré un succès commercial toujours incontestable, PES ne parvient toujours pas à faire l'unanimité du côté de la critique comme ce fut le cas durant ses plus belles années. C'est pourquoi, l'équipe de Seabass nous a promis des changements significatifs.

 

Si les épisodes HD de PES ont déçu un grand nombre de fans, c'est d'abord à cause d'un feeling qui n'est plus le même : le jeu est devenu rigide, les joueurs donnent l'impression de se déplacer sur des rails... Mais la série a surtout montré des signes de faiblesse dans des compartiments de jeu qui avaient pourtant fait sa force : même si elle n'était pas exempte de défaut, l'IA de PES permettait de donner la part belle à la tactique lors de matchs disputés, alors que, jusqu'à l'épisode 2011, cette même IA montrait quelques vices de forme, comme une défense un peu trop relâchée ou des attaquants peu réactifs. Mais les équipes de Konami ont travaillé sur ce problème et ont apporté une solution intéressante : à la manière des derniers FIFA, il est désormais possible de contrôler un second joueur à l'aide du stick droit, pour déclencher manuellement un appel ou bien créer une couverture lors d'une phase défensive. Sur le papier, l'idée est bienvenue et ouvre un grand nombre de possibilité, mais en pratique, les choses sont un peu moins enthousiasmantes (du moins lors des premières parties) : en effet, pour prendre le contrôle d'un second joueur, il faut d'abord le sélectionner en utilisant le stick droit et presser ce même stick pour valider avant de pouvoir effectuer l'action voulue. Et en cours de jeu, il est assez difficile d'avoir rapidement le joueur désiré, d'où la frustration de voir des belles occasions nous passer sous le nez.

 

hé hé ! Y'avait de l'idée là !

 

Avec un peu de pratique, le concept du jeu sans ballon finira peut-être par trouver ses adeptes, mais l'équipe de Konami a tout de même continué à travailler sur les réactions de l'IA, pour un résultat qui est, hélas, assez mitigé. Bien qu'ils soient souvent à côté de la plaque, vos coéquipiers sont tout de même capables de déclencher des appels tranchants ou même de vous offrir de magnifique remise à une touche de balle lors de vos matchs en mode Vers Une Légende. Les défenseurs sont également victimes de cette inconstance : l'arrière-garde présente généralement un bloc assez compacte, mais laisse parfois des boulevards inexplicables. Et malheureusement, une certaine somme de détails rendent le jeu poussif, voire pénible, comme des passes parfois trop lentes qui mènent à des buts casquette alors qu'une relance propre est possible, ou encore les contacts qui déclenchent trop facilement des fautes et rendent les phases défensives d'autant plus agaçantes. Au final, c'est vraiment dommage, car le titre a aussi des qualités non négligeables, à commencer par les quelques ajustements (malheureusement trop discrets) de l'IA évoqués plus tôt, mais aussi le dynamisme propre à la  série qui offrent parfois des phases de jeu tout simplement jouissives. Ainsi, ceux qui n'ont jamais délaissé le titre de Konami seront sans doute satisfaits ; seulement, les fans de la première heure qui ont changé de crémerie ne trouveront toujours pas assez d'argument pour revenir à leur premier amour.

 

Mais quel coup de tête !

 

En ce qui concerne les modes de jeu, nous retrouvons là le menu traditionnel à quelques ajustements près. Les modes Masters League et Vers Une Légende sont un peu plus mises en scène : outre les causeries de vestiaires ajoutées dans le volet précédent, vous aurez droit à quelques têtes à têtes avec votre entraîneur ou votre agent, selon le mode. Ces deux modes sont d'ailleurs regroupés dans un ensemble intitulé Football Life et ils sont rejoints par une troisième option appelée Club Boss. Ce dernier vous met dans la peau d'un président de club : si vous êtes plus éloignés des terrains (vous ne pouvez assister aux matchs qu'en tant que spectateur), vous aurez des décisions importantes à prendre au niveau des budgets (marketing, recrutement...) et pourrez essayer d'influencer votre manager, en lui dictant des choix qu'il pourra suivre ou non. Du côté de l'entraînement, des challenges ont été conçus pour aider les débutants ou les joueurs moyens à s'améliorer dans les différents domaines que sont l'attaque, la défense, les coups de pied arrêtés et autres. Enfin, le autres options disponibles dans PES 2011 font leur retour tel que nous les avons connus : vous pourrez donc prendre part à des matchs de League des Champions ou de Copa Libertadores (rejouer la compétition complète ou faire des matchs rapide avec l'habillage de circonstance), ou encore participer à la Masters League en ligne. Par ailleurs, les accrocs des réseaux sociaux seront heureux de pouvoir profiter de la fonction MyPES pour partager leurs différents résultats sur Facebook ou Twitter avec tous leurs contacts.

Benoît Barny














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Au niveau de la réalisation, il est difficile de faire la différence avec le volet précédent : les qualités restent les mêmes, que ce soit la modélisation des joueurs ou celles des stades, toujours très réussies. L'animation est toujours impeccable au niveau des nombreux gestes techniques, et même la course semble avoir encore légèrement gagné en finesse. Le jeu en ligne semble aussi plus solide : évidemment, le confort de jeu dépendra toujours de la connexion des participants, mais le jeu semble généralement assez fluide (étrangement, la navigation dans les menus est, en revanche, un peu heurtée, mais ce n'est pas le plus important). Finalement, le principal chantier de Konami réside dans l'IA : malgré les améliorations évoquées plus tôt, elle reste largement perfectible et pourrait rendre le jeu à nouveau incontournable, couplée à une maniabilité plus souple.

 
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