ETRIAN ODYSSEY UNTOLD: THE MILLENNIUM GIRL
Shin Sekaiju no Meikyuu: Millennium no Shoujo - Japon - 2013
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Etrian Odyssey Untold: The Millennium Girl »
Genre : RPG
Musique : Yuzo Koshiro
Développeur : Atlus
Durée : élevée
Langue : Anglais
Distributeur : Atlus
Date de sortie : 2 mai 2014
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Etrian Odyssey Untold: The Millennium Girl »
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LE PITCH
Neuf héros se sont enfoncés dans le labyrinthe afin de mener à bien la mission par le Radha confiée mais ils ne savaient pas ce que cela signifiait ni même où cette aventure allait les mener
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Dungeon Cartographer

Si les Dungeon-RPG en vue 3D ont historiquement été l'apanage des créations occidentales, avec notamment la saga des Wizardy, le Japon s'en est emparé et est à présent le pourvoyeur principal, voire unique, du genre. Etrian Odyssey, de l'éditeur phare Atlus, en est un des représentants les plus glorieux et connus. Après le quatrième épisode, sorti en Europe l'été dernier, voici venir non pas le nouveau volet de la saga, mais un remake du premier, sorti à l'origine sur DS en 2008, et renommé pour l'occasion Etrian Odyssey Untold: The Millenimum Girl.

Une des particularités, qui a contribué à la renommée de la saga, d'Etrian Odyssey est que le jeu est de ceux qui ont parfaitement fait usage du double écran de la DS, et à présent de la 3DS. Il faut reconnaître que ce mode d'affichage est particulièrement adapté à l'exploration de donjons tentaculaires, avec la carte en permanence sous les yeux sur l'écran du bas. Mais Etrian Odyssey propose plus : il est possible de dessiner soi-même sa carte, mur par mur, case par case. Et, à l'aide d'un système d'icônes riche et précis, il est possible de noter la moindre information nécessaire pour faire face aux pièges redoutables qui attendent le joueur. Parmi ces pièges, les fameux « FOE » (pour « Field on Enemy », « ennemi sur la carte ») emblématiques de la saga, qui sont physiquement présents sur la carte du donjon, au contraire des rencontres aléatoires, et qui proposent des défis redoutables à même d'exterminer une équipe mal préparée... et même certaines qui le sont bien ! Parmi les autres pièges, un carton jaune au jeu pour ne pas être tellement amical avec les gauchers : difficile pour eux de se déplacer avec la croix directionnelle et de dessiner la carte de la main droite. Fort heureusement, et même si cela fera crier les puristes à l'hérésie, il est possible de dessiner la carte de façon automatique, et un gaucher pourra donc avancer à un rythme décent tout en annotant de temps à autre quelques informations utiles.

 

L'art du remake


Au final, le fonctionnement de ce volet d'Etrian Odyssey respecte la formule classique du Dungeon-RPG : on explore niveau après niveau un grand donjon, on revient en ville vendre le butin et acheter de l'équipement et de quoi se soigner, et on fait face à des dangers toujours plus grands, avec une difficulté allant du « abordable » au « corsée » selon le mode choisi. La notion « abordable » étant une relative nouveauté de ce remake, qui propose une aventure bien plus aisée que la moyenne des épisodes précédents. Au rayon des nouveautés, également un mode scénarisé, qui impose une équipe de personnages, avec parmi eux deux classes exclusives, là où le mode normal permet de créer son équipe de cinq personnages de A à Z. On rajoute à cela une pelletée de quêtes annexes, des possibilités d'équiper et de compiler des grimoires magiques pour avoir des pouvoirs d'autres classes (système sur le papier intéressant, dans les faits brouillon et maladroit), et des arbres de talents riches et denses, et on obtient une formule efficace, carré et solide, à défaut de révolutionner le genre. Il n'en reste pas moins que, même pour les joueurs du premier volet, le jeu peut mériter le détour, tant les nouveautés sont légion, d'autant que, visuellement, le jeu tient la route.

Etrian Odyssey Untold: The Millenimum Girl c'est la promesse d'un Dungeon-RPG réussi, qui enchantera les vieux roublards du genre (lesquels mettront la difficulté au maximum d'entrée et pleureront avec bonheur des larmes de sang). Et qui aura aussi des chances d'attirer, grâce à ses options de customisation de difficulté et de gestion de la carte, de nouveaux joueurs. Ceux-ci pourraient fort bien être charmés par l'efficacité du level design, les combats tactiques et la foison d'activités à accomplir, au point de pouvoir peut-être faire fi de l'évidente répétitivité du concept.

Dimitri Pawlowski










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Le tout est plutôt joli pour de la 3DS. Le moteur du jeu est propre, l'ambiance au rendez-vous, et la 3D propose une mise en profondeur amusante, gadget mais plaisante pour ceux qui n'ont pas mal au crâne au bout de cinq minutes avec le concept. Niveau musical, Yuzo Koshiro, à l'origine de l'OST des précédents volets, ou encore, pour les plus vieux joueurs, des musiques de Streets of Rage ou d'Actraiser, est encore à la baguette et produit des pistes de qualité, même si peu se révèlent réellement inoubliables.

 
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