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LES CHEVALIERS DE BAPHOMET 5 : LA MALéDICTION DU SERPENT
Broken Sword 5 : The Serpent’s Curse - Royaume-Uni - 2013/2014
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
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Genre : Aventure
Musique : Miles Gilderdale
Développeur : Revolution Software
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Koch Media
Date de sortie : 4 septembre 2015
Jeu : note
Technique : note
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portoflio
site officiel
LE PITCH
La nouvelle aventure épique des Chevaliers de Baphomet se déroule à Paris, au printemps. Un coup de feu retentit dans une galerie... Un cambriolage... un meurtre... Georges Stobbart, l'Américain intrépide retrouve alors Nicole Collard, la journaliste téméraire, pour tenter de déjouer une bien sombre conspiration et sauver l'humanité en utilisant, pour seules armes, leur logique, leur intégrité et une pointe d'humour narquois.
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La dernière croisade (en date)

Proposé dans un premier temps sous la forme de deux épisodes distribués à quatre mois d'écart, le 5ème opus des Chevaliers de Baphomet revient comme un tout joliment emballé dans une superbe boite collector armée de quelques goodies. Quelques fioritures pour un soft certes imparfait, mais dont l'esprit a toujours ce charme presque intemporel.


Grand classique du point n'click, genre défloré par les esprits déglingués du LucasArts de la grande époque, Les Chevaliers de Baphomet a connu dans sa jeunesse deux premiers épisodes de haute volée, malheureusement abimés par deux suites supplémentaires hésitantes, mâtinées d'aventures plateformes, jamais très loin de la grande trahison. Heureusement les années ont passé et grâce à l'opération très à la mode du crowdfunding le studio fondateur Revolution Software a pu mettre en boite un chapitre totalement inédit dans la saga de Georges Stobbart et Nicole Collard, jamais là où il faut, et pourtant toujours à la bonne place. Délesté de ces étranges tentatives de modernisation sans intérêt, la série retrouve ici avec un grand bonheur ses plus importantes marques de fabrique, à commencer bien entendu par son mélange d'exploration souris à la main et de casse-tête plus ou moins retors. Sur les traces d'une peinture mystique, le duo d'enquêteurs traversent ainsi les villes (Paris, Londres...) puis s'échappent vers plus d'exotisme (L'Espagne, l'Irak) passant de tableaux en tableaux à la recherche d'indices, d'objets parfois incongrus, parfois trop pratiques, et surtout de personnages avec lesquels dialoguer. Si les petits écrans puzzles (recomposer une lettre passée à la broyeuse, déchiffrer des hiéroglyphiques) sont le petit plus de l'épisode, repris en version améliorée du tardif Director's Cut du tout premier, force est de constater que ce qui marque toujours le plus est l'aspect bavard et décalé de l'entreprise.

 

"on the side"


Le tout dans les bons sens du terme puisque sous couvert de retrouver des items oubliés de l'Histoire (notez le grand H) mais menaçant l'équilibre du monde, les deux détectives sont surtout d'invétérés plaisantins ne prenant rien, ou pas grand-chose au sérieux, s'offrant quelques remarques hilarantes devant le comportement saugrenue de leurs concitoyens et glissant, au détour d'un dialogue annexe des jeux de mots irrésistibles. Un humour moins ubuesque que les productions LucasArts (Monkey Island, Indiana Jones and the Fate of Atlantis), mais néanmoins mémorable grâce à une distance très british (Georges est américain mais ce n'est pas grave) et aux comportements terriblement à coté de la plaque, à l'instar du catastrophique et mégalomane Inspecteur Navet ou d'un chauffeur paysagiste de mafieux russe (tiens, Poutine...) qui palabre des heures sur le sens de la vie. Un ton qui d'ailleurs dépend toujours autant de l'excellence du doublage français, impliqué et haut en couleur, s'amusant d'une aventure rocambolesque à souhait. Un «esprit» intact donc, mais qui dénote tout de même quelques pertes, en particulier du coté de la difficulté des énigmes ou combinaisons d'objets. Ces dernières sont d'ailleurs le plus souvent évidentes et, même si la deuxième partie du soft réussit à rehausser la barre. Cela avait d'ailleurs été la critique principale faite par les joueurs qui avaient découvert La Malédiction du serpent sous forme épisodique : un manque d'équilibre flagrant entre les deux segments. Extrêmement comique et pépère, ce Chevaliers de Baphomet laissait place à une suite beaucoup plus mouvementée, tendue, mais où ne pointe qu'à de très rares occasions la cocasserie attendue. Une scission toujours présente dans la version complète du jeu, mais légèrement plus diluée dès lors qu'on enchaine immédiatement l'ensemble de cette dizaine d'heure, montrant surtout une montée en puissance des enjeux (dramatiques) un peu mal négociée. D'accord, on est encore loin des plus grandes réussites du genre, mais dans la veine flashbacks Les Chevaliers de Baphomet 5 : La Malédiction du serpent s'avère tout de même un voyage des plus plaisants, qui surtout rend un peu de sa superbe (aussi grâce à certains choix esthétiques) à un genre trop vite oublié.

Nathanaël Bouton-Drouard












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Retrouvant enfin son traitement à l'ancienne, Les Chevaliers de Baphomet n'en profite pas moins pour s'offrir une mise aux goûts du jour. Les personnages ne sont donc plus dans une 3D moche et anguleuse, mais dans un traitement plus discret et cell-shadé. De quoi s'intégrer beaucoup plus facilement aux superbes décors entièrement dessinés à la main et affirmer le coté BD de l'ensemble. Plutôt joli, assez bien animé, le jeu montre parfois quelques signes de faiblesse dans la cohabitation des deux avec des effets de glissements peu spectaculaires et quelques collisions mal négociées. Heureusement la qualité imposante du doublage (avec les voix d'origines !) et les touches légères de la bande originale habillent le tout avec élégance.

 


Et sur consoles ?
Arrivé presque un an après sur les consoles nouvelle génération, Xbox One et PS4, Les Chevaliers de Baphomet 5 en a profité pour revoir un peu son habillage. Le changement de résolution déjà, full HD, qui impose des écrans légèrement plus fins et précis et une bande sonore doucement réorchestrée ensuite, qui reste très agréable et un brin plus riche. Rien de révolutionnaire en somme, comme du coté des animations d'ailleurs que mettait pourtant fièrement en avant Charles Cecil, PDG de Revolution Software, dans sa communication : certes l'ajout d'éléments dans les mouvements offre un peu plus de naturel à l'ensemble, mais les déplacements sont toujours aussi rigides. Enfin, au rayon des petits bonus on trouvera une galerie des personnages et un livret dans le boitier avec une BD en forme de préquelle. Le tout étant vendu à pas plus de 30 euros, l'offre reste très honnête.

 
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