METRO : REDUX
Metro 2033 / Metro : Last Light - Ukraine - 2010/2014
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Metro : Redux »
Genre : FPS
Musique : Alexey Omelchuk
Développeur : 4A Games
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Deep Silver
Date de sortie : 28 août 2014
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Metro : Redux »
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LE PITCH
Moscou, 2033. Vous incarnez Artyom, l'un des derniers humains à être né à la surface d'une planète ravagée par une catastrophe nucléaire. Alors que vous avez passé toute votre vie réfugié dans une station de métro, l'attaque d'une station voisine par des mutants va vous mener en mission au plus profond du réseau souterrain, mais aussi au cœur des villes extérieures dévastées...
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Take my breath away

En manque de réelles nouveautés sur les consoles New Gen ? Metro Redux n'a certes rien de bien inédit (quoi que), mais cette compile en forme de remake HD tombe à propos et vient redonner un coup de fouet à une ludothèque moribonde... autant que rappeler les excellentes qualités des deux épisodes de Metro.

Premier gros titre issu du studio ukrainien (un peuple bien chanceux ces derniers temps) 4A Game, Metro 2033 adaptation solide du roman de Drmitry Glukhovsky enfermait l'amateur de FPS dans une exploration très linéaire et fermée, mais déplaçait surtout son point d'équilibre vers une expérience qui tendait, non sans une certaine bonne dose de cruauté, vers le survival horror claustrophobe particulièrement stressant. Dans une Russie post-apocalyptique, irradiée jusqu'à la gorge, les restes de l'humanité se voient obligés de survivre dans les ruines ravagées du metro, agglutinés dans la misère et constamment menacés par les factions armées (groupuscule communiste et surtout néonazie), alors qu'une nouvelle menace pointe son nez : d'étranges créatures mutantes appelées les «ombres ». Un monde dans lequel a grandi Artyom, le héros bien souvent paumé, qui va bien entendu redécouvrir cet environnement et ses secrets en même temps que le joueur. Plus que l'IA souvent à la traine et les séquences peu emballantes de rail shooting, c'est clairement l'ambiance, pesante et glauque, qui séduit aujourd'hui encore, poussant souvent le joueur, limité par des munitions livrées au compte-goutte et des sorties à l'extérieur où les réserves d'oxygène disparaissent à chaque inspiration, à choisir entre une approche guerrière (pas toujours efficace) et l'infiltration. Sa suite directe, sortie seulement l'année dernière, Metro Last Light, reprend le récit là où il avait été laissé, faisant entendre que l'élimination finale des ombres n'était pas forcément l'idée du siècle. Avec une ergonomie mieux pensée, une accessibilité légèrement plus équilibrée, il reprend directement les qualités du premier en les peaufinant, offrant un FPS plus varié, plus rythmé, quitte à verser plus volontairement dans les affrontements directs.

 

Pass Navigo


Cette réunion des deux épisodes pensée surtout pour les nouvelles Xbox One et PS4 (sur PC les différences sont légèrement moins visibles), uniformise en premier lieu l'esthétique du diptyque en remodelant le premier avec le moteur du second. Un véritable gain qui rehausse clairement la dramaturgie (les éclairages, les effets de particule, la tenue des zones d'ombre) et qui bien entendu ce dote dans les deux cas de textures largement plus fine et d'une profondeur de champs bien mieux dessinée grâce au traitement HD. Sans atteindre le niveau technique que l'on pourrait attendre d'une production dernier cri avec des modélisations trop épaisses, Metro Redux s'inscrit tout de même assez bien sur les nouvelles machines et ce, pour un prix plus qu'honnête. Autres améliorations, l'intelligence artificielle est désormais un peu plus attentive lors des séquences d'infiltration et les joueurs peuvent d'emblée choisir leur niveau de difficulté et opter entre deux modes : survie et spartiate jouant essentiellement sur les munitions disponibles et donc la manière d'aborder l'aventure. Les plus courageux peuvent d'ailleurs aussi immédiatement se lancer dans le mode Ranger, terriblement corsé puisque sans interface visible. Une option autrefois proposée en téléchargement et incluse ici d'office comme l'intégralité des anciens DLC produits (essentiellement des armes et pièces d'équipement). Une remise au goût du jour plus qu'honnête qui devrait permettre aux retardataires de découvrir les deux Metro dans des conditions optimales.

Pour plus d'informations sur chaque épisode dans leur version d'origine, cliquez sur les liens vers nos articles situés sur la gauche.

Nathanaël Bouton-Drouard












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Même si l'apport de la HD redonne des couleurs et une patine plus fine à Metro Last Light, c'est clairement le premier Metro 2033 qui gagne le plus dans l'opération, voyant son esthétique un peu rigide gagner un vrai coup de jeune, car naturellement calqué sur sa suite. Dans les deux cas, les jeux n'ont jamais été aussi agréables avec un moteur légèrement plus performant qui donne une ampleur plus savoureuse aux éclairages, aux effets de particules et à de nombreux petits détails dans les environnements et les textures. Le squelette est bel et bien le même et ne permet donc pas à Metro Redux de concourir parmi les démos techniques, mais rien, en dehors des temps de chargements toujours assez longs entre les nombreux chapitres,ne vient gâcher l'immersion.

 
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