HARRY POTTER ET LE PRINCE DE SANG-MêLé
Harry Potter and the Half-Blood Prince - USA - 2009
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »
Image de « Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé »
Genre : Aventure
Musique : James Hannigan
Développeur : EA Bright Light Studio
Durée : faible
Langue : Français
Distributeur : Electronic Arts
Date de sortie : 2 juillet 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé »
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LE PITCH
Harry est de plus en plus attiré par Ginny, qui ne laisse pas indifférent son rival, Dean Thomas; Lavande Brown a jeté son dévolu sur Ron, mais oublié le pouvoir "magique" des chocolats de Romilda Vane ; Hermione, rongée par la jalousie, a décidé de cacher ses sentiments. L'amour est dans tous les cœurs - sauf un. Dans l'ombre, un étudiant poursuit avec acharnement un but aussi mystérieux qu'inquiétant... jusqu'à l'inévitable tragédie qui bouleversera à jamais Poudlard.
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Boîtes à flemme

Un malheur n'arrivant jamais seul, les derniers exploits cinématographiques d'Harry Potter sont forcément accompagnés de son pendant vidéoludique. Et bizarrement il semblerait que l'équipe d'Electronic Arts ait trouvé que le métrage était un excellent modèle...

 

A tel point que l'on reconnaît en quelques secondes toutes les tares du sixième film : scénario parcellaire et incompréhensible, mise en scène pantouflarde et surtout rythme soporifique au possible. On passera aisément sur les cut-scenes censées rappeler les meilleurs (sic) passage de l'objet de David Yates, et installer l'ambiance tendue de l'épisode (on rigole encore) pour se recentrer sur les éléments propres au jeu. A l'instar de la version de L'Ordre du phénix, cet Harry Potter se présente comme un jeu d'aventure permettant d'explorer à loisir les couloirs de Poudlard entre chaque mission imposée. Une jolie opportunité qui aurait été des plus agréables si la carte du maraudeur n'avait tout simplement pas disparu, remplacée par un Nick Quasi-sans-tête des plus dirigistes. Sauf peut-être les amoureux de randonnée au petit bonheur la chance, les joueurs se retrouveront coincés par les trois phases récurrentes du titre : la fabrication de potions, les duels de magie et les entraînements de Quidditch.


Bulles baveuses

Des ingrédients indispensables aux aventures du jeune apprenti mais qui une fois encore se résument ici à leur part la plus congrue. Pour la concoction de charmes et autres sortilèges il suffit d'enchaîner les ingrédients dans le temps imparti tout en effectuant quelques manips (secouer le pad pour faire chauffer le bouillon, effectuer une rotation pour le mélanger), et le reste est du même acabit. Question duel, une fois les deux-trois sorts appris, reposant cela dit sur une utilisation intelligente des deux pads, le tout s'enchaîne avec une réalisation molle et des ennemis décérébrés. Enfin le summum est atteint avec le sport local dont les matchs excitants et nerveux se résument ici à traverser rapidement les portes lumineuses qui parsèment le terrain... et c'est tout ! Difficile de trouver ici le moteur pour repousser les limites du soft en enchaînant toutes les épreuves (accessibles directement depuis le menu) ou dénicher la multitude d'écussons offrant quelques personnages supplémentaires pour les affrontements de baguettes à deux joueurs. Timide en tout point, Le Prince de sang-mêlé souligne une nouvelle fois l'affadissement consternant de la licence sur console, en réelle chute libre depuis l'encourageant La Chambre des secrets. Certes les films n'aident sans doute pas, mais la fainéantise de l'éditeur est tout autant dommageable.
Nathanaël Bouton-Drouard

 

 

 

 

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Le développement de ce sixième chapitre n'a pas dû être un énorme casse-tête pour EA qui se contente discrètement de reprendre à l'identique le moteur du précédent Ordre du phénix, jusque dans la reproduction abusive des même figurants (trois ou quatre doublés voire triplés dans certaines scènes) et des textures. Le titre est loin d'être moche avec des modélisations des acteurs assez ressemblantes et parfois quelque effets visuels agréables, mais le tout est bien trop inégal pour marquer les esprits. Ca manque un peu de magie tout ça.

 
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