YO-KAI WATCH
Youkai Watch - Japon - 2013
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Yo-kai Watch  »
Genre : RPG
Musique : Kenichiro Saigo
Développeur : Level-5
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 29 avril 2016
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Yo-kai Watch  »
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site officiel
LE PITCH
C’est par une belle journée d’été, lors d’une balade en forêt non loin de la ville de Granval-sur-Mer, que notre héros découvre un objet mystérieux : une Yo-kai Watch ! Cet objet insolite s’apparente à une montre mais donne à celui qui la porte le pouvoir de voir des êtres invisibles qui se cachent tout autour de nous : les Yo-kai ! Les Yo-kai sont des créatures responsables de tous nos petits problèmes du quotidien ! Une chaussette qui disparaît dans la machine à laver ? N...
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estampes portables

Culte au Japon depuis sa sortie en 2013, Yo-kai Watch aura mis trois ans à débarquer chez nous alors que là-bas, la série attend déjà son troisième opus. Un (petit) mal enfin réparé pour un titre qui devrait largement séduire les jeunes français, surtout ceux qui voudraient lâcher un peu les Pokémon.

Une référence incontournable, pour un nouveau RPG reposant sur la collection de monstres, et qui plus est édité par Nintendo, que l'on a placé immédiatement comme un concurrent sérieux de la saga de Pikachu. Et pour cause, dans les grandes lignes, les ressorts sont profondément identiques puisque si dans l'un il était question d'un dresseur devant capturer une armée de créatures curieuses mais gentilles (pour la plupart), ici c'est un charmant bambin (fille ou garçon) qui va pouvoir se lier avec pas moins de 220 yokai. Des monstres étranges pour nous occidentaux, mais beaucoup moins sur l'archipel puisque ces esprits farceurs proviennent directement du folklore et peuplent de nombreux contes et légendes. Ils ont même fait leur chemin au cinéma, que ce soit dans la sympathique saga de La Guerre des Yokai ou le Pompoko du studio Ghibli. Un vrai atout charme pour le coup, puisque ce jeu d'aventure peut alors reposer sur un univers plus magique, voir ésotérique, que son prédécesseur, et offrir à son décor très urbain (une seule et même grande ville essentiellement) un cadre contemporain constamment perturbé par leurs facéties. D'ailleurs, au même titre, Yo-Kai Watch fait un effort notable sur la construction de son récit. Sans être vraiment ébouriffant non plus, le scénario est construit, parsemé de petites embuches et même de légères bifurcations qui cassent un peu le classicisme primaire du genre. On reconnaît sans soucis la fameuse patte du studio Level-5 (Professeur Layton, Inazuma Eleven) qui en parallèle d'une véritable politique crossmedia (un manga, un animé...) sait soigner ses productions, ici avec un habillage technique plus qu'honnête et d'indispensables séquences animées classieuses... sans oublier un doublage intégral en français.

 

kwaidan à quartz


Immédiatement vendeur donc, Yo-Kai Watch sent constamment le produit peaufiné, jusque dans son premier chapitre en forme de tutorial, mais doucement intégré à l'histoire, sans heurt ni lassitude. Pourtant, à la différence massive avec Pokémon justement, cette nouvelle aventure joue intelligemment sur la carte de l'accessibilité. Plus question d'approcher chaque combat comme un stratège mathématicien, de précalculer, graphiques à l'appui, les prochaines évolutions et de connaître sur le bout des doigts les particularismes de la géographie locale, dans Yo-Kai Watch les combats s'enchainent avec facilité, les créatures sélectionnées dans l'équipe principale poussant même le vice jusqu'à porter les attaques automatiquement. Au joueur alors de choisir d'interagir par quatre commandes accessibles sur l'écran tactile : ciblage, utilisation d'objets, purification pour soigner un yokai mis hors jeu et âmultime, soit la super-attaque des gentils monstres à actionner par un mini-jeu au stylet, rapidement redondant. Le système est certes limité, mais extrêmement fluide et agréable, avec en plus cette idée toute simple du roaster de six combattants à accoler en fonction des affinités, et à faire tourner d'un coup de stylet pour changer les trois actifs. Très bien vu. Bien entendu nos chers compagnons vont grimper de niveaux au fur et à mesure, grossir leurs statistiques et améliorer leurs attaques spéciales, mais pourront aussi fusionner par la suite pour donner naissance à un yokai totalement inédit.

Efficace dont, Yo-kai Watch ne réinvente rien, mais assure une aventure bien rythmée, entre les missions principales et annexes, les boss plus tactiques à intervalles régulières, les alternances entre les explorations libres dans la ville et les mini-donjons au level design bien senti. Pour un premier opus c'est plus que convaincant. On a hâte de voir quelles améliorations ont été apportées au concept sur les épisodes suivants.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Level-5 oblige, Yo-Kai Watch est bien entendu une jolie réussite visuelle sur 3DS assurant déjà son empaquetage grâce à quelques séquences animées dignes de la série tv, mais aussi quelques cut-scene en 3D légèrement cell-shadées très efficaces. In game surtout, le soft propose outre la grande map de la ville, installée sobrement, quelques lieux plus exotiques (maison fantôme, forêt de bambous....) avec des arrière-plans bien dessinés, où viennent s'ébattrent le héros ou l'héroïne et bien entendu les différents Yo-Kai, toujours parfaitement modélisés. Tout ce petit monde peu se vanter d'assurer avec des animations soignées et fluides et une profusion de dialogues et voix enregistrées et variées. Les musiques ne sont jamais gonflantes (pas si évident pour ce genre de jeu) et les menus parfaitement clairs et vivement habillés. Pas grand-chose à redire donc.

 
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