METAL SLUG COLLECTION PC
Japon / Corée - 1996 - 2006
Image plateforme « PC »
Image de « Metal Slug Collection PC »
Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : SNK, SNK Playmore
Langue : Français
Distributeur : DHM Interactive
Date de sortie : 1 septembre 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Metal Slug Collection PC »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Un commando spécial part en croisade contre une armée révolutionnaire menaçant l'équilibre du monde. Entretemps, les extraterrestres s'en mêlent...
Partagez sur :
Métal hurlant

En 1996, un éditeur du nom de Nazca lance sur NeoGeo un jeu qui va prendre tout le monde par surprise, et donner naissance à une saga parmi les plus mémorables de l'histoire du jeu vidéo. Concentré d'humour et d'action et belle leçon de Game Design, Metal Slug reste encore aujourd'hui un gigantesque moment d'Arcade.

 

Très largement inspiré de la période Irem allant de 1992 à 1995 (comptant des titres tels que In the Hunt, au design très proche, et Gunforce 1 & 2, dont les mécanismes de jeu sont en grande partie les mêmes), le premier Metal Slug impose sa personnalité grâce à un univers graphique formidablement détaillé (les décors regorgent d'animations en tous sens, et les sprites des héros comme des ennemis sont d'un vivant inédit), ainsi qu'un détournement évident des codes du blockbuster hollywoodien, avec en ligne de mire le genre du film de guerre, de la Seconde Guerre Mondiale au Vietnam. Véritable prodige rythmique, le soft s'impose aussi et surtout grâce à un rythme jamais vu, une difficulté incroyablement bien dosée (il est tout à fait possible de finir le jeu avec une vie, si l'on s'en donne les moyens) et une gestion innovante de la 2D, les plates-formes ou dénivelés permettant de varier à l'envi l'appréhension du combat. Enfin, des boss titanesques tirant parti des performances techniques de la NeoGeo achèveront d'assurer le spectacle. Difficile devant un pareil festival d'idées d'imaginer ce que réservera Metal Slug 2 deux ans plus tard, et pourtant l'équipe de Nazca (désormais engagée officiellement au sein de SNK) se met en quatre pour livrer le blockubster ultime, puisant allègrement dans le cinéma de James Cameron (voir cette utilisation du Harrier, ou ce combat frénétique entre notre héros et des hélicoptères de combat en plein New York, alors que les Taxis jaunes explosent aux quatre vents). Non content de mener son argument guerrier à maturité, toujours avec la même dérision inoffensive, le titre verse aussi dans un fantastique décomplexé, opposant le joueur à des momies, des mutants errant dans les couloirs du métro (Mimic de Guillermo Del Toro date de l'année précédente) ou encore des extraterrestres, dont l'apparition constitue encore l'un des plus gros twists scénaristiques que l'on ait pu voir dans un jeu vidéo.

 

Jusqu'au bout du spectacle

 

SNK produira l'année suivante une version « améliorée » de ce mastodonte, Metal Slug X ajoutant véhicules, armes et ennemis à un cahier des charges déjà bien fourni. Mais il s'agira de l'arbre cachant la forêt, le très attendu Metal Slug 3 se préparant à mettre un point d'orgue à la saga à l'aube des années 2000. Tout, dans ce troisième volet, semble pensé pour rendre les deux premiers obsolètes. Les joueurs pensent encore à cet effroyable combat entre un mécha et un robot géant, le long d'une tour souterraine ? Metal Slug 3 affiche dès le premier stage un opposant deux fois plus grand, sorte de tank monté sur des pattes de crabe et poursuivant le héros sur un quai fragile. A couper le souffle, MS3 constitue sans doute l'expérience la plus aboutie jamais réalisée dans un registre d'Arcade pur et dur, et contient par ailleurs la mission la plus longue et la plus épique de tout l'histoire du genre : 45 minutes montre en main, dont six boss, une phase de shoot'em up horizontal et un shoot vertical inspiré de Space Invaders, avec des sprites autrement plus conséquents ! Ajoutez à cela la possibilité de choisir son parcours plusieurs fois par niveau (impossible ou presque de refaire le jeu deux fois de la même manière), et vous obtenez un chef-d'œuvre absolu, jamais égalé depuis. Certainement pas, du moins, par les calamiteux Metal Slug 4, 5, 6 et 7 (ce dernier étant exclusif à la DS, donc non inclus dans cette anthologie), produits par les coréens de SNK Playmore pour de mauvaises raisons, et recyclant sans une once d'idée, de talent ou même d'efforts les acquis graphiques du premier. Le 6 est à ce titre assez révélateur de ce qu'on a perdu au change, les arrières-plans en haute définition ne cachant pas la difficulté artificielle du Game Design, la plupart des tirs ennemis étant totalement impossibles à éviter. Ces développeurs-là ont-ils seulement joué ne serait-ce qu'un fois à Metal Slug 3 ?

Alexandre Poncet

 

Partagez sur :
 

Techniquement, cette version PC propose des adaptations pixel-perfect des titres Neo-Geo (Metal Slug 1 à 5 en passant par le X) et Atomiswave (Metal Slug 6), et pour cause : il s'agit d'émulation pure ! Ainsi, il suffit d'appuyer sur Nouvelle Partie dans le menu d'ouverture pour voir s'afficher le logo de la glorieuse machine de SNK, dans une version un peu floutée pour masquer sa résolution limitée. Les jeux sont donc comme avant, c'est-à-dire superbes d'un point de vue artistique, et tournent avec fluidité. On regrettera toutefois que certains émulateurs disponibles gratuitement offrent quinze fois plus d'options graphiques, notamment les scanlines, le 2X Edge Enhancement ou encore l'étirement en 16/9. A noter enfin que sur certains PC, Metal Slug 6 fait carrément planter le soft, et nous ramène tout droit sous Windows. Pas une grande perte, mais quand même frustrant...

 
Crédits - Publicité - Nous contacter
Copyright Frenetic Arts 2009-2018