THE KING OF FIGHTERS XIV
Japon - 2016
Image plateforme « Playstation 4 »
Image de « The King of Fighters XIV  »
Genre : Combat
Musique : Divers
Développeur : SNK Playmore
Durée : moyenne
Langue : Anglais
Distributeur : Atlus
Date de sortie : 26 août 2016
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Plusieurs années après le dernier tournoi KOF, KOF XIV inaugure un nouveau chapitre raconté au fil d'un généreux mode histoire solo. Devenu un enjeu économique majeur, le tournoi rassemble individus et corporations dans une compétition qui déterminera peut-être le sort du monde !
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L'année de la baston

Quoiqu'on en dise, les amoureux de jeux de combat auront été gâtés en 2016. Malgré quelques hics, Street Fighter V assure largement en termes de plaisir de jeu, tout comme l'excellent Guilty Gear Xrd Revelator. Ceux qui préfèrent le combat à l'occidentale peuvent même se tourner vers l'extension XL de Mortal Kombat X. C'est à se demander s'il reste de la place pour un bon vieux KOF.

C'est une question légitime, car les jeux de combat ont atteint un tel niveau de technicité ces dernières années qu'il peut être difficile de s'investir dans plusieurs titres simultanément. Et The King Of Fighters XIV n'est pas forcément le plus évident à prendre en main si l'on n'a pas eu la chance d'étudier l'un des épisodes antérieurs. La série est en effet connue, et appréciée, pour son exigence et sa richesse. Les timings sont précis et les manipulations souvent alambiquées ; mais l'entraînement s'avère toujours payant lorsque l'on enchaîne les combos aussi spectaculaires que jouissifs. Cela n'est toutefois pas donné à tous. C'est pourquoi le dernier volet en date inclut un système d'enchaînements automatiques baptisé Rush Combo. Ainsi, comme dans Persona 4 Arena, il suffit d'appuyer répétitivement sur la touche de coup de poing rapide pour envoyer une série d'attaques ; et si l'on dispose d'au moins un niveau de barre spéciale, on a droit à une furie en bonus. Ce genre d'aide est un peu à double tranchant : ceci offre aux débutants la possibilité d'apprendre progressivement les rudiments du système, en se concentrant d'abord sur la lecture du jeu et les déplacements ; mais c'est aussi le risque d'inciter ces derniers à se contenter de matraquer la touche sans trop réfléchir. Cela dit, et heureusement, le Rush Combo montre vite ses limites. Non seulement il faut être collé à l'adversaire pour l'effectuer, mais en plus, c'est loin d'être la meilleure manière d'optimiser les dégâts occasionnés.

 

le  jeu de l'exé'


Du coup, pas de secret : si l'on veut progresser, il faut obligatoirement passer par le mode Entraînement et apprendre les véritables combos. On regrette d'ailleurs que les défis, même s'ils s'avèrent toujours utiles pour les débutants complets, n'aient pas bénéficié d'une plus grande attention. Les exercices proposés demeurent plutôt superficiels, lorsque, au contraire, ceux que l'on trouve dans Revelator permettent d'avoir un aperçu quasi exhaustif de chaque combattant, en détaillant individuellement chaque coup spécial (variantes incluses le cas échéant) avant de proposer des enchaînements basiques puis avancés. Heureusement, le didacticiel se montre plus complet, dévoilant tous les éléments génériques à connaître, que ce soit les modes de déplacements (la course, les différents types de sauts...) ou les fameux Cancels qui font de chaque duel un véritable feu d'artifice. Il omet toutefois le système de Just Defense, qui permet de remplir légèrement la jauge spéciale tout en réduisant la perte de la barre de la garde si l'on se protège précisément à l'impact d'une attaque adverse. Tout cela, en plus de la cinquantaine de personnages à connaître, dont 19 totalement inédits, peut éventuellement intimider ceux qui n'ont plus le temps ou l'envie de s'investir. Mais, hormis une maniabilité légèrement assouplie, permettant de sortir plus facilement certaines attaques spéciales, et le système de Rush Combo, il est appréciable de noter que SNK a pensé aux joueurs moins expérimentés sans tomber dans le piège du compromis pour offrir un nouveau KOF digne de ses prédécesseurs.

 

osaka Xanadu


C'était d'ailleurs ce que craignaient les fans de la première heure à la vue du premier teaser. Mais ces derniers avaient surtout été refroidis par des graphismes indignes de la PS4, support pour lequel le titre a été développé en exclusivité, laissant croire à un développement difficile. Et, bien que KOF ait reçu un bon coup de polish depuis, le passage à la 3D laisse toujours un peu dubitatif. Les modèles 3D des personnages se montrent ainsi très sommaires, loin de faire honneur à la direction artistique qui a fait la renommée de la saga dès ses débuts. Heureusement, certaines figures s'en sortent tout de même un peu mieux que les autres et les décors, même s'ils semblent moins vivants que ceux de KOF XIII demeurent généralement agréables à l'œil. Mais, au final, on retient surtout un jeu suffisamment plaisant à jouer pour oublier les nombreuses moqueries que les internautes ne se sont pas privés de déblatérer durant la campagne de communication. Et c'est bien là le principal.

Benoit Barny














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Comme dit un peu plus tôt, la plastique de KOF XIV ne joue pas en sa faveur, notamment face à des concurrents tels que Street Fighter V et surtout Guilty Gear Xrd qui portent la 3D comme un gant. Mais si les choses ne sont pas très reluisantes en surface, le cœur du jeu est lui inattaquable, avec des animations typiques des épisodes 2D qui permettent de conserver le dynamisme des combats. Surtout, SNK a mis un point d'honneur à soigner le net code, élément crucial qui a malheureusement coûté cher au très bon KOF XIII. Et si KOF XIV offrait encore des résultats aléatoires au moment de sa sortie, les développeurs ont rapidement déployé un patch permettant de jouer la plupart de ses matchs dans des conditions confortables. Outre l'aspect technique, le jeu en ligne peut par ailleurs être apprécié via différents modes : la version classique où l'on sélectionne trois personnages, des duels un contre un et enfin des matchs en équipe réunissant six joueurs, pour affronter le reste du monde avec deux de ses potes. Avec, en outre, la possibilité de s'entraîner sur le réseau avec un partenaire, la quête du roi des combattants devraient longtemps battre son plein.

 
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