MORDHEIM: CITY OF THE DAMNED
Etats-Unis / Canada - 2014/2016
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Mordheim: City of the Damned »
Genre : RPG
Musique : Stephan Prime
Développeur : Rogue Factor
Durée : élevée
Langue : Anglais et Français
Distributeur : Focus Home Interactive
Date de sortie : 18 octobre 2016
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Mordheim: City of the Damned »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Ravagé par la chute d’une comète, la cité de Mordheim devient un lieu de malheur et de décadence. Surnommée « la cité des damnés », elle est désormais le lieu d’affrontements terribles entre différents clans, bien décidés à récupérer les richesses et les secrets dont elle regorge.
Partagez sur :
Ecraser ses ennemis...

S'inscrivant dans la lignée des adaptations des jeux de la marque Games Workshop (Blood Bowl, Total War Warhammer), Mordheim : City of the Damned est une transposition fidèle de sa version plateau, située dans l'univers de Warhammer. Se revendiquant jeu de stratégie, mais possédant une solide mécanique provenant du jeu de rôle, Mordheim a tout pour séduire.

Impitoyable et addictif. Ce sont les deux caractéristiques qui ressortent après quelques heures passées dans la cité des damnés. Si les jeux ne vous faisant aucun cadeau se font rares, Mordheim en fait bien parti. Avec un niveau de difficulté global non modifiable, c'est votre capacité à établir une stratégie, à faire des choix et des sacrifices qui vous permettra de ressortir victorieux des affrontements barbares qui vous attendent. Reposant sur les mécaniques du jeu de rôle, Mordheim laisse donc l'imprévisibilité des lancés de dés (invisibles à l'écran) et des calculs de statistiques régirent votre progression et votre survie. Il appartient donc au joueur de composer avec ces éléments pour ne pas revenir d'une mission entre quatre planches. Proposant trois types d'affrontements différents (mission solo, campagne, escarmouches online), la première des stratégie consistera à choisir entre avancer dans une campagne plutôt variée ou d'engranger grâce à des missions les points d'expériences et les ressources nécessaires à une telle progression. Le joueur est libre de ses choix mais devra toujours garder en tête que la guerre coute cher (quelques défaites enchainées et la pauvreté guette) et qu'elle est imprévisible. Ainsi l'un de vos combattants tombé dans une embuscade, frappé de plusieurs coups de haches pourra revenir sans une égratignure, alors que celui n'ayant pris qu'un coup bien placé peut terminer amnésique, mégalomane, estropié ou tout simplement décédé. Ne proposant aucune possibilité de sauvegarder selon votre choix, impossible de revenir en arrière au retour d'une mission vous ayant couté la moitié de votre unité. Il n'y a vraiment rien de plus rageant que de voir son personnage monté au level max se retrouver avec une jambe de bois, manchot ou six pieds sous terre. Mais pour vous défendre, bon nombres de moyens sont à votre disposition.

 

... et écouter leurs femmes se lamenter !


Si l'on peut regretter la présence d'une faible quantité de factions différentes, parmi lesquelles trois humaines, des skavens (les rats géants de Warhammer) et des membres de l'Ordre du Chaos (absence totale des Orques et des Elfes), chacune d'entre elle possède bien ses propres spécificités et sa panoplie d'équipements. Réparties en trois catégories représentées par trois couleurs, votre équipement va très vite devenir le meilleur ami de votre stratégie. Le choix dans vos recrutements également. Archers, soldats, mages, héros...autant de classes de personnages dans lesquelles vous pourrez piocher afin de constituer votre faction selon vos gouts. Des choix qui, comme dans tout bon RPG stratégique pèseront bien entendu sur votre approche de chaque mission. A vous donc de gérer votre rooster pouvant aller jusqu'à 22 personnages afin de composer une équipe pouvant intégrer jusqu'à dix membres. Un banc de remplaçants assez important, qui vous permettra aussi bien de gérer les situations de crises, lorsque votre infirmerie aura du boulot (un personnage blessé ne peut pas être utilisé) ou que les besoins de la missions seront différents de la précédente. Les perspectives de développement offertes aux personnages sont nombreuses...et s'avéreront utiles sur le champ de bataille.

 

sang pour sang


Si le jeu ne verse jamais dans le gore (quelques éclaboussures de sang sur la caméra lors de la réussite d'un coup critique), la puissance et l'intensité des combats de Warhammer est bien présente. Les épées se fracassent sur les boucliers, les flèches transpercent de part et d'autre vos troupes, les coups font mal, et cela se voit à l'écran. C'est là que vient l'addiction. Car sans une action tour par tour (définie par votre score d'initiative) prenante, la difficulté et les menus rébarbatifs auraient vite eu raison de beaucoup de joueurs. La prise en main des personnages est instantanée, grâce à un gameplay réussi et des plus efficaces : quatre touches sont suffisantes pour tout gérer in game, là où l'on peut passer énormément de temps dans les menus intermédiaires pour tout préparer. Au final, Mordheim ne possède que deux défauts. D'une part la faiblesse scénaristique des missions solos, plutôt répétitives en comparaison de la diversité de la campagne. D'autre part une quantité de maps plus que réduite, dont on connait les moindres recoins passé la cinquantaine de parties. Des défauts, tout comme le choix des skins pour les troupes qu'il serait bon de corriger dans des futurs DLC. Et vu l'absence de certaines races mythiques de Warhammer, nul doute que des oreilles pointues et des crocs acérés devraient être de la partie ! Vivement !

François Rey
















Partagez sur :
 

Tout comme XCOM 2 sorti à la même période et reposant sur le même principe, la qualité du jeu rattrape sa faiblesse graphique. Mordheim est beau, oui...si il était sorti sur PS3, voir 2. Les nombreux bugs d'affichage et de caméra, qui devraient être corrigés dans un futur patch (en tout cas il le faut) ne sont pas handicapants, mais n'ont rien à faire là sur une console comme la PS4 ou la Xbox One. On pourrait excuser ces défauts si les temps de chargement étaient rapides....mais c'est loin d'être le cas. Longs et nombreux, on y réfléchie tout de même à deux fois avant de repartir en mission, surtout qu'aucune cinématique n'intervient à aucun moment. C'est là le gros défaut du jeu. Dommage.

 
Crédits - Publicité - Nous contacter
Copyright Frenetic Arts 2009