SHIN MEGAMI TENSEI IV: APOCALYPSE
Shin Megami Tensei IV: Final - Japon - 2016
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Shin Megami Tensei IV: Apocalypse »
Genre : RPG
Développeur : Atlus
Durée : élevée
Langue : Anglais
Distributeur : Deep Silver
Date de sortie : 2 décembre 2016
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Shin Megami Tensei IV: Apocalypse »
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LE PITCH
Dans un Tokyo ravagé par une catastrophe, démons et humains coexistent, mais l'humanité n'est plus qu'un trophée que se disputent les divinités supérieures. Un chasseur solitaire, le protagoniste du jeu, meurt avant son heure et passe un pacte avec un dieu inférieur pour revenir à la vie en échange de sa servitude. Il s'alliera alors avec d'autres chasseurs dans les ruines post-apocalyptiques de Tokyo.
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Neo Tokyo

Après un Shin Megami Tensei IV totalement dématérialisé en France, sa suite directe, Apocalypse, profite elle d'une authentique cartouche. Toujours pas de traduction française à l'horizon, mais la licence sœur des Persona pourrait-elle enfin être reconnues dans nos latitudes ?

Injustement relégué en simplet soft à télécharger sur l'e-shop de la 3DS, Shin Megami Tensei IV était pourtant une fois encore une vraie réussite du RPG nippon, n'en mettant pas visuellement plein la vue, mais reposant sur une alliance entre un système de jeu complexe et un univers toujours aussi moderne, voir hype. Un peu difficilem a appréhender au cour des premières heures, entre une map hideuse et une difficulté déjà redoutable, ce SMT jouait avec maestria sur un bestiaire bien plus exotique et mature que celui des Pokémon, et surtout installait une trame aux fins multiples, entre le ciel et l'enfer. Deux ans après l'épisode, et 25 ans dans la chronologie du soft, Apocalypse reprend directement l'histoire là où elle en était restée (pour peu que le joueur ait réussi à atteindre la fin « parfaite »), mais aussi ses deux héros, désormais des légendes que le jeune Nanashi va rapidement croiser dans les rues d'un Tokyo ravagé avant de trépasser à son tour. Fin ? Non, juste le début, l'adolescent devenant le véhicule du futur de l'humanité, devant là aussi faire son chemin dans un scénario passionnant, aux dialogues aux choix multiples pouvant définitivement faire pencher la balance du coté des anges, des démons, ou du troisième camp venant semer encore plus la zizanie.

 

grand final


Les amateurs de RPG astreignant ne peuvent qu'être aux anges devant une construction souvent surprenante, et en tout cas tout aussi exigeante et ténébreuse que le traitement atypique des habituels combats au tour par tour. Comme pour l'opus précédent, et dans la continuité même de la galaxie Megami Tensei, l'équilibre des forces reposent essentiellement sur la gestion des points d'actions, des faiblesses des différents combattants, toujours contournables grâce à de nombreuses créatures délirantes à embrigader, améliorer et fusionner. Toujours impressionnant de voir à quel point les options d'un SMT s'avèrent vastes, et aux articulations aussi infinies que la patience du joueur que se plonge dans ses nombreuses possibilités. Mais le plus déstabilisant ici est moins un habillage un peu vieillissant, hésitant entre exploration en 3D sobre et dialogues / combats en 2D rétro, que cette sensation que le jeu peut constamment basculer vers un Game Over cruel. Certes il est possible de sauvegarder à tout moment, mais les combats, vraiment, sont toujours incroyablement tendus tant la moindre erreur de préparation, de choix dans ses acolytes en action ou de soutien, peut transformer un duel avec un oni inférieur en échec cuisant. Sur la corde raide dans un décorum toujours aussi décadent et casse-ueule, Shin Megami Tensei IV Apocalypse n'a pas grand-chose à se reprocher et seul son jusqu'auboutisme, et l'absence de traduction française, pourront en refroidir certains.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Atlus n'est pas Square Enix et doit donc composer avec ses moyens honorables mais bien loin d'un blockbuster sur portable Nintendo. Les phases d'exploration en 3D s'en sortent honnêtement, gagnant même un soupçon de fluidité et de lisibilité par rapport à la première partie. Même sensation du coté des différents menus, bruitages, effets d'habillages, à chaque fois retouchés avec discrétion et dans la bonne direction. Bon par contre, pas grand-chose à attendre du coté des options reliefs, totalement inutiles voir désagréables.

 
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