YAKUZA 0
Ryû Ga Gotoku 5 : Chikai No Basho - Japon - 2017
Image plateforme « Playstation 4 »
Image de « Yakuza 0 »
Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : Ryû Ga Gotoku Studio
Durée : élevée
Langue : Anglais (texte), japonais (voix)
Distributeur : Sega
Date de sortie : 24 janvier 2017
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Yakuza 0 »
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site officiel
LE PITCH
A Kamurocho, le jeune Kiryu doit porter le chapeau d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Goro, quant à lui, exilé à Sotenbori, fait tout ce qu’il peut pour retrouver sa place auprès du clan Tojo.
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Chemises ouvertes, chaînes en or qui brillent

Au début des années 80, on se souvient des soirées où l'ambiance était chaude et où les mecs rentraient Stan Smith aux pieds. Seulement, il ne s'agit pas ici des soirées chaudes de Marseille, mais de celle de Tokyo et Osaka en 1988, même si l'on peut éventuellement trouver quelques similitudes.

Yakuza 0 revient ainsi sur le passé de deux figures emblématiques de la saga, Kiryu Kazuma et Goro Majima, à une époque où ils n'étaient encore personne au sein de la famille. Mais c'était surtout une époque un peu particulière pour le Japon qui connaissait alors un véritable boom économique. Conséquence : l'argent coulait à flot et les mieux lotis, y compris les parrains du crime, s'enrichissaient au point de ne plus savoir que faire de leur fortune. Et c'est donc sur ce contexte qu'est construit ce chapitre. Non seulement en termes d'ambiance et d'écriture mais aussi au niveau des mécaniques de jeu. À commencer par le système de progression. Contrairement à celui des jeux précédents, il n'est pas fondé sur le gain de points d'expérience puisque, cette fois, l'on dépense directement ses yens dans un arbre de compétences. Heureusement, la conjoncture économique semble également profiter à la racaille locale, puisque chaque voyou rossé rapport un pécule significatif ; une poignée de rencontres suffit alors généralement pour devenir millionnaire. Si, au passage, Yakuza 0 ne compte que deux personnages jouables, une éventuelle déception pour ceux qui ont pris le train en marche avec les épisodes 4 et 5, ces derniers disposent chacun de quatre styles de combat aux propriétés et aux sensations distinctes, comme une plus grande mobilité pour des esquives plus efficaces ou un véritable mode tank conférant une puissance accrue.

 

une bagarre éclate et tout le monde s'éparpille


En dehors des combats et des nombreuses missions annexes, les deux protagonistes peuvent également faire gonfler leur capital via leur activité respective : l'immobilier pour Kiryu et la gestion d'un cabaret club pour Goro. Si ces jobs sont secondaires dans le déroulement de l'histoire, ils sont la source de bonus non négligeables pour l'amélioration de son personnage tout en apportant un véritable aspect gestion. Mais ce qui fait le sel de Yakuza 0, comme pour le reste de la série, c'est la manière dont il dépeint la violence du milieu, tout en prenant régulièrement le joueur à contre-pied lors de séquences au comique absurde. La galerie de personnages tout plus patibulaires les uns que les autres rappellent les meilleurs films noirs japonais ; mais les quêtes annexes sont aussi l'occasion de voir les protagonistes, véritables bandits au grand cœur, dans des situations pour le moins inattendues, comme lorsqu'il faut accompagner un pote à la salle de karaoke ou jouer le petit ami fictif d'une inconnue pour rassurer le père de celle-ci. L'activité principale demeure malgré tout la baston, et les combats se montrent toujours aussi défoulant. Voire plus, grâce à une maniabilité qui a légèrement gagné en souplesse par rapport à celle des épisodes précédents tout en conservant les finishers jouissifs qui font la marque de fabrique de la série. Enfin, si l'on revisite des quartiers déjà vus auparavant, en l'occurrence Kamurocho (Tokyo) et Sotenbori (Osaka), on les découvre ici sous un autre jour tout en relevant, que ce soit via des bâtiments arborant une nouvelle façade ou l'abondance de néon qui rappelle sans cesse la période faste que traverse le pays. Yakuza 0 demeure toutefois un bon épisode pour découvrir la série : hormis quelques rencontres qui ne devraient pas prendre tout leur sens dans ce cas, l'histoire demeure tout à fait compréhensible pour ceux qui rencontreraient Kiryu pour la première fois.

Benoit Barny










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Conçu à la fois pour la PS3 (version disponible uniquement au Japon) et la PS4, Yakuza 0 ne tire pas pleinement profit de cette dernière, contrairement au sixième volet, dont la sortie occidentale a bel et bien été annoncée. La dernière née de Sony permet tout de même de bénéficier d'un frame rate un peu plus élevé, bien qu'instable. Les phases de jeu ne sont heureusement pas impactées et se montrent même très fluide ; le souci se montre simplement au cours de quelques cut-scenes. On salue surtout la modélisation des personnages, même si ce sont encore les figures emblématiques qui ont eu droit à tous les soins, notamment lors des scènes cinématiques réalisées comme de véritables courts-métrages. Enfin, malgré les nombreux murs invisibles et faux bâtiments, l'ère de jeu est suffisamment étendue et remplie pour donner de la vie au jeu, entre le nombre d'activités disponibles et de lieux à visiter. Mention spéciale aux Club SEGA qui permettent de s'adonner aux hits de l'époque tels que Space Harrier, Outrun ou Super Hang-On, tout comme une autre grosse production culte de la société...

 
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