DRAGON QUEST VIII: L'ODYSSéE DU ROI MAUDIT
Dragon Quest VIII: Sora to Umi to Daichi to Norowareshi Himegimi - Japon - 2004/2015
Image plateforme « Nintendo 3DS »
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Genre : RPG
Musique : Koichi Sugiyama
Développeur : Level-5
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Square-Enix
Date de sortie : 20 janvier 2017
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Dhoulmagus, un bouffon maléfique, dérobe le sceptre du roi dans le château de Trodain et sème le chaos dans le royaume. Il commence par transformer le souverain en troll, la princesse Médéa en cheval, et les habitants du château en plantes. Seul un garde du château échappe à la malédiction. Débute alors une course poursuite effrénée à travers le royaume pour retrouver le traître démoniaque et sauver le roi maudit.
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le guerrier, le monstre et le canasson

Episode particulièrement cher au cœur des fans, et en particulier français, L'Odyssée du Roi Maudit s'extrait de la PS2 rangée au grenier pour une nouvelle version choyée pour la portable de Nintendo, venant définitivement compléter la collection des DQ sur DS et 3DS.

C'est dire que Square Enix maitrise depuis longtemps déjà le portage de ses grands classiques du RPG. Sauf qu'à la différence de tous les épisodes précédents, et même de La Quête des vestiges du temps disponible sur les 3DS frenchy depuis quatre mois seulement, Dragon Quest VIII est un opus bien connu des amateurs hexagonaux. Il fut tout simplement le premier épisode de la longue saga à être enfin traduit dans notre pays. Et c'était en 2006 ! Un vrai évènement sur notre territoire, pour un chapitre qui, même s'il préserve coûte que coûte les fondamentaux indéboulonnables de la vénérable institution, entamait son périples sur le chemin de la modernisation. Intéressant d'ailleurs d'observer les contrastes qui existent entre celui-ci et le précédent Dragon Quest VII qui justement refusait de prendre le pas des Final Fantasy imprimant de plus en plus ostensiblement leurs statuts de blockbusters du genre. Il faut dire aussi qu'entre temps les deux sociétés Enix (maison mère des DQ) et Squaresoft (maison mère des FF) ont fusionné, et avec Dragon Quest VIII cela se voit immédiatement puisque voilà le premier épisode entièrement conçu en 3D, et qui plus est sans en passer par des designs SD. Le style d'Akira Toryama (Dragon Ball) n'a jamais été aussi visible, aussi élégamment mis en valeur avec ces modélisations allongées, expressives et fines, et même les ennemis (toujours les mêmes) y gagnent au passage. Le titre est d'ailleurs particulièrement beau, avec sa map géante à parcourir librement, avec quelques astuces discrètes pour les chargements, et si les développeurs se refusent toujours à fournir de longues cinématiques en synthèse, les dialogues sont plus nombreux qu'autrefois, entièrement doublés, et donnent un vrai coté dessin animé, entre émotions et petits gags.

 

le souffle du dragon


Un ton assez enfantin, joyeux et coloré qui est la marque des Dragon Quest, et que L'Odyssée du Roi Maudit retrouve sans se forcer, avec une trame narrative bien plus simple que La Quête des vestiges du monde, mais là aussi bourrée de petites anecdotes, de personnages attachants et de longues heures (50 environ) de jeu passionnant. En dehors d'un système d'attaque chargé (Tension) et de gestion de points de compétences, le système de combat et de level-up est on ne peut plus classique, simple, reposant sur l'indétrônable tour par tour, mais systématiquement avec ce savoir-faire et cette efficacité qui force le respect. Sans oublier bien entendu l'association et l'entrainement de monstres pouvant rejoindre l'équipe de combattants et même se lancer dans des combats d'arène... Soit tout simplement l'ancêtre directe des futurs Dragon Quest Monsters.

Une proposition tout simplement parfaite pour tous les joueurs qui aiment les valeurs sûres, à l'ancienne (et oui, va falloir faire des séances de leveling), qui se décline sur 3DS avec quelques nouveautés et aménagements plutôt intéressants. A commencer par des ennemis toujours visibles à l'écran, un système d'alchimie simplifié et surtout est disponible bien plus tôt, et un mode photo, avec ses petites quêtes annexes associées, donnant accès à de nombreux objets bonus. Plus notable, la troupe de héros se voit étoffée de deux nouveaux acolytes potentiels, Morry et Rubis, qui ne seront sans doute pas de trop pour venir à bout de l'ultime donjon bonus. Reste à savoir si ces additions et les quelques cut-scenes insérées de-ci de-là pousseront les possesseurs du disque Playstation 2 à retenter l'expérience, mais les autres, et les nostalgiques de RPG en béton armé, ne peuvent bien entendu pas passer à coté.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Là où un Dragon Quest VII devait presque être entièrement remodelé pour s'intégrer aux attentes des joueurs d'aujourd'hui et aux moteurs 3D, Dragon Quest VIII était déjà à sa sortie en 2004 particulièrement moderne avec ses personnages longilignes, ses tonnes de mimiques, attitudes, ses animations pêchues pendant les combats, et ses environnements exotiques et variés. Du coup, les petits perditions lors du passage d'une console de salon à une cartouche 3DS remplie à raz-bord (évitez la version dématérialisée, trop opulente), s'aperçoivent plus franchement. En l'occurrence des contours un poil simplifiés et des effets de clipping plus fréquents. Rien de dramatique, surtout qu'à coté de cela le soft est une petite merveille, profitant richement de dialogues entièrement (bien) doublés en anglais et toujours des superbes compositions de Koichi Sugiyama. Uniquement disponible sur les cartouches occidentales dans leurs versions d'origines et non réorchestrées comme c'est le cas pour la sortie japonaise et sur... PS2 chez nous ! Une grosse déception, encore plus marquée que pour le précédent Dragon Quest VII, toujours dû à la maniaquerie et l'intransigeance du compositeur nippon. Dommage.

 
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