SUPER MARIO ODYSSEY
Japon - 2017
Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Super Mario Odyssey »
Genre : Plates-formes
Développeur : Nintendo
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 27 octobre 2017
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Super Mario Odyssey »
portoflio
LE PITCH
https://www.nintendo.fr/Jeux/Nintendo-Switch/Super-Mario-Odyssey-1173332.html
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chapeau bas

Dix ans après un Super Mario Galaxy virevoltant et lumineux, Nintendo ressort son Mario des tuyaux pour une nouvelle aventure épique et grandiose, comme une démonstration à la fois de l'aspect incontournable de la console Switch, mais aussi du talent immuable des développeurs maison. A l'instar d'un certain Breath of Wild, Super Mario Odyssey est clairement une façon de rappeler qui est le boss !

Et la relation étroite entre les deux dernières productions fraternelles redevient évidente, développées en parallèles comme à la grande époque de l'unité R&D 4 et ouvrant la porte à une approche à la fois totalement contemporaine de l'aventure ouverte, mais clairement encrée dans la tradition maison par la minutie des détails et la générosité renversante des possibilités que le joueur caresse du doigt. Bien entendu les zones de jeu sont plus resserrées ici que dans le Zelda déjà culte, mais reste d'une étendu impressionnante pour un jeu de plateformes et totalement en adéquation avec la précision nécessaire d'un gameplay aux petit oignons. Cet empilement de mini bacs-à-sable n'empêche cependant pas le fourmillement de chemins et d'épreuves, là encore jouant avec une linéarité affichée (le chemin principale est constamment visible) et les leurres et sentiers alternatifs qui ne cessent de se multiplier, de sauter à l'écran. Bien entendu c'est bel et bien si le joueur abandonne le cordon de sécurité que Super Mario Galaxy s'envole vers la stratosphère, transformant cette énième course à la Peach capturée (là on est plus près que jamais du mariage) et au stockage de lune (au lieu d'étoiles, mais c'est kifkif) en aventure délicieusement libre où les raisons de se perdre avec bonheur ne manquent pas. Lorsqu'il imaginait les tout premiers The Legend of Zelda et Super Mario Bros en 1985, Shigeru Miyamoto se revoyait enfant, imaginant ses propres aventures dans la campagne entourant son petit village de Sonobe... Il semblerait qu'avec la Switch le concept soit enfin arrivé à maturité.

 

le grand saut


Finalement après cela, tout n'est que question de détails, de tableau général décrit avec une énumération du défilé d'éléments plus ou moins nouveaux. Car là où les « New » semblant produits à la chaine sur Wii, WiiU et 3DS n'apportaient finalement qu'un polissage efficace des mécaniques d'antan, Super Mario Galaxy sait piocher dans les monuments Super Mario 64 et Super Mario Galaxy son habile gestion de la plateforme 3D, la booster avec un souffle d'authentique jeu d'exploration, pour mieux y glisser ensuite des fioritures qui renouvellent considérablement un gameplay traditionnel. Associé à notre brave Mario une casquette consciente n'a rien d'un petit alibi narratif, mais entraine une réappropriation de l'espace. Une arme de jet tout autant qu'une mini-plateforme escamotable, une manière d'actionner les interrupteurs lointains, et surtout un couvre-chef qui transporte Mario dans le corps de certains ennemis : goompas, frères marto, chomps, mini-tanks, ma'tuvu, chenilles, poupousse, giclopodes, boules de feu... Tout le monde ou presque y passe et apporte ses particularités physiques ouvrant des voies inédites, confortant quelques énigmes, pour aller décrocher les dernières lunes ou les piécettes violettes.

 

la cérémonie


Une abondance jamais lassante, qui s'intègre dans un level design varié, évacuant presque totalement les aléas d'une caméra parasite, et n'hésitant pas au détour d'une séquence épique à aplatir notre plombier en mode 2D dans des petits hommages récurrents à l'expérience NES, et ce sans tomber dans le fan-service fatiguant. Difficile de trouver quelques failles dans un cet épisode qui va faire date, en dehors d'un mode deux joueurs anecdotique, un ou deux décors moins inspirés (le pays de la cuisine pique un peu les yeux quand même) et une bande originale endiablée mais qui n'atteint par les sommets de la féerique soundtrack de Super Mario Galaxy. De la gnognotte face à l'ampleur du projet, au rythme imparable, à l'alternance de phases longues et de mini-challenges à foison, et à ces découvertes successives d'environnements totalement inédits dans la petite vie de l'italien. Une jungle aux contours de jouets en plastiques, un Mexique touristique et délicieusement naïf jusqu'à la très attendue New Donk City, évocation rétro d'une New York fantasmé sur fond de Big Band, dont la découverte se fera sous une pluie torrentielle. Dire que l'impact est aussi marquant que les premières minutes de The Legend of Zelda A Link To The Past n'a ici rien de scandaleux.

Nathanaël Bouton-Drouard














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Trop souvent enfermé dans son petit monde de collines, de piécettes et de roches entourés de lave, notre brave Super Mario devient ici un globe-trotter pilote d'une montgolfière steampunk. L'occasion de découvrir de nouvelles terres et de démontrer une nouvelle fois les qualités de la dernière console de Nintendo. La profondeur de champs est souvent aussi colossale que dans Breath of Wild, tandis que les textures alternent entre la rondeur suave d'autrefois et un photoréalisme inattendu, donnant à cet opus un mariage assez unique où l'on peut se balader sur des banquises fluos et épurées, tout autant qu'entre des grattes-ciel au béton presque palpable. Jeux de lumières, mouvements léger de caméra pour amplifier le travail graphique, Super Mario Odyssey a des airs de blockbuster en salopette. Et bien entendu, qualité Nintendo oblige : pas de bug ou de chargements intempestifs. La classe quoi.

 
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