DISHONORED: LA MORT DE L’OUTSIDER
Dishonored: Death of the Outsider - France - 2017
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
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Genre : RPG
Musique : Daniel Licht
Développeur : Arkane Studios
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Bethesda Softworks
Date de sortie : 15 septembre 2017
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Endossez le rôle de Billie Lurk, l’une des plus célèbres tueuses à gages de Dunwall et retrouvez votre ancien mentor, le légendaire Daud. Préparez ensemble le plus grand assassinat jamais envisagé : tuer l’Oustider !
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Un reguard de tueuse

L'actuelle génération de machines manque cruellement de nouveautés, ou en tout cas d'expériences marquantes, et en cela difficile d'être en désaccord. Pourtant en marge d'une difficulté générale à la baisse et de scripts tracés à même l'écran, la série Dishonored s'efforce de lâcher la main du joueur dans une cité aussi dangereuse que potentiellement infinie.

Un concept imaginé dans les bureaux bien français d'Arkane Studios (Prey) avec un premier Dishonored et sa quête assassine sur PS3, PC et Xbox 360 apportant un regard inédit et tranchant sur le FPS et surtout sur les mécaniques de l'infiltration. En grande partie débarrassée des nombreux soucis techniques qui handicapait le premier opus, l'arrivée de Dishonored 2, bien plus à l'aise sur l'espace laissée par une PS4 ou Xbox One, permettait alors de véritablement toucher du doigt l'ambition dévergonder de cet univers aux trait patibulaires, aux rues crasseuses, aux gangs mordants et aux nobles aussi dangereux qu'attractifs comme cibles de luxe. L'histoire y laissait souvent la place à une multitude de possibilité, un réseau de chemins et méthodes possibles, préférant creuser une cité, Karnaca, véritable star et figure complexe qui fascine et obsède les joueurs. Si pour l'instant un troisième épisode proprement dit n'a pas encore pointé le bout de son nez même dans les plus infimes annonces, Dishonored s'offre tout de même un petit retour sur le devant de la scène avec un chapitre inédit, à la fois extension de luxe (même moteur de jeu, mais expérience étendue) et véritable stand alone de poche.

 

échange de lames


Vendu à un prix des plus raisonnables et accessibles, ouvrant presque subtilement la porte à quelques curieux qui passeraient par là, La Mort de l'Outsider n'a pas forcément la grandiloquence de ses deux ainés, ne se découvrant que pour un ensemble de cinq missions et une poignée d'heures en jouant les expéditifs. Un contenu qui reste cependant plus qu'honnête, car permet bien entendu de gonfler l'ensemble tout simplement en jouant la bonne carte, la discrétion à l'extrême, la planification forcenée et l'utilisation ambitieuse des pouvoirs mis à disposition, pour réussir les meilleurs assassinats et décocher les meilleurs rétributions. Les gars d'Arkane Studios sont des maitres en la matière et si on ressent un petit effort porté sur la trame de fond, tissant ses liens entre les deux softs mais aussi l'add-on La Lame de Dunwall, le plus marquant est indéniablement l'utilisation virtuose d'un espace de jeu à la fois légèrement restreint, fermé, mais diamétralement ouvert grâce à un level design millimétré et une gestion vicieuse des personnages secondaires, malléables, surprenants et pouvant même révéler quelques chemins inattendus. Le meilleur élan ici étant sans aucun doute la séquence donnant l'opportunité d'explorer une banque aussi suintante que décadente, dans une réévaluation des grands « casses » de l'histoire du jeu vidéo. Il faut dire qu'outre de nouveaux terrains de jeu, La Mort de l'Outsider place stratégiquement trois nouveau pouvoirs pour Billie Lurk, en plus des habituels « sorts d'os », soit une téléportation largement améliorée, la possibilité de s'extraire temporairement de son propre corps pour visualiser son environnement figé pour l'occasion et la capacité de possession d'un PNJ endormis. Des magies qui ne sont pas là pour faire jolis, mais qui conditionnent directement la géographie des nouveaux environnements. Avec tout ça entre nos mains, l'envie d'un futur Dishonored 3 fait forcément frémir.

Nathanaël Bouton-Drouard










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Même si l'équipe d'Arkane Studios semble largement plus à l'aise aujourd'hui qu'en 2012 sur la génération précédente, achevant leur soft avec une finition bien plus solide et ferme, Dishonored: La Mort de l'Outsider n'est cependant pas encore parfait, laissant passer quelques bugs de collisions ou des hiatus embarrassants lorsque certains corps se soudent au sol ou que les ennemis délirent en boucle. De tous petits soucis d'autant plus visibles qu'ils viennent gripper une machine pourtant parfaitement huilée. Pour le reste, le soft est à l'image de Dishonored 2 avec ses environnements intenses, ses modélisations biens dessinées et son affichage généreux... mais qui justement racle parfois un peu les fonds tiroirs pour tenir le coup.

 
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