PRO EVOLUTION SOCCER 2010
Japon - 2009
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »
Image de « Pro Evolution Soccer 2010 »
Genre : Sport
Musique : Divers
Développeur : Konami
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Konami
Date de sortie : 22 octobre 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Pro Evolution Soccer 2010 »
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site officiel
LE PITCH
Nouveau chapitre du duel automnal qui oppose les deux simu footballistiques du moment : alors que FIFA profite de son trône de leader fraîchement reconquis, PES veut sonner la révolte...
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Révolution d'octobre ?

C'en est presque devenu une habitude, encore une fois, le titre d'EA Sports muscle son jeu et se renforce dans les quelques secteurs déficients alors que Konami continue d'accuser le coup sur les consoles actuelles.

 

Peut-on enfin s'attendre à un retour en force ? Après deux volets décevants (il faut dire que les attentes sont à chaque fois énormes), force est de constater que PES 2010 n'est toujours pas au niveau que les fans espèrent depuis la grande époque de la PS2. Ne sombrons pas dans le désespoir pour autant : PES 2009 montraient quelques améliorations par rapport au 2008, et la même progression semble être de mise cette année. Seulement voilà, le retard avec son principal concurrent n'est toujours pas comblé : même à moindre niveau,  nous retrouvons toujours les lacunes des épisodes précédents. Le principal problème réside toujours dans la rigidité du gameplay. Entre les courses excessivement droites, les dribbles carrés et la balle qui colle aux pieds des joueurs, l'impression de manipuler des robots est toujours présente. Quant à l'IA, celle-ci est encore en progression, mais certaines attitudes aberrantes n'ont toujours pas été corrigées : il arrive encore que votre joueur laisse filer un ballon largement à sa portée ou qu'il revienne en arrière lors d'une phase de jeu orientée vers l'avant (ou l'inverse). Cela dit, nous noterons, du côté positif, que vos attaquants sont aussi capables de lancer des appels incisifs lorsque des opportunités se présentent et que les errements défensifs ne sont plus aussi fréquents que dans les deux derniers épisodes : certes, des boulevards peuvent encore s'ouvrir de manière incompréhensible, mais c'est désormais bien moins fréquent.

 

Mer il est foot !

 

Si le gameplay s'améliore doucement sans pleinement convaincre, le contenu s'étoffe également. Ainsi, le mode Ligue des Masters a subit une refonte sensible : la gestion des sponsors a fait son entrée en jeu et les négociations des transferts se font de manière plus réaliste (il faut anticiper et lancer les discussions tout au long de l'année avant d'espérer voir le joueur de vos rêves signer pendant le mercato). De nombreux détails sont également pris en compte comme l'amour du joueur pour son club : plus vous montrerez d'estime à vos poulains, en les faisant jouer souvent, et à leur poste de prédilections, plus ils se donneront lors des matchs, sans compter les salaires qui doivent correspondre à leur véritable côte. Au contraire, si vous laissez un jouer cirer le banc ou si vous le payer bien en dessous de sa valeur, celui-ci sera moins performant en match. Tous ces petits détails, ajoutés à la nouvelle organisation des menus risquent de perdre les habitués de la formule habituelle, mais ils apportent un vrai plus, renouvelant au passage un mode qui a  toujours été passionnant mais au fond trop léger sur certains aspects. De plus, la licence UEFA a été incluse et les compétitions européennes que sont la Ligue des Champions et l'Europa League apparaissent sous leur vrai nom, avec l'habillage de circonstance : un petit plus appréciable niveau authenticité. Enfin, année de Coupe du Monde oblige, le nombre de sélections nationales connaît une petite mise à jour (on notera l'arrivée du Bahreïn, de la Corée du Nord...), mais les clubs restent toujours le point faible de PES face à la concurrence. La Bundesliga est encore absente et la Premiere League n'a que deux clubs sous licence (Liverpool et Manchester United), tandis que la Liga espagnole n'en compte une poignée. A ce niveau, l'avance du rival semble décidément insurmontable. Enfin, pour résumer, ce cru 2010 n'atteint pas le niveau d'exigence de la série, mais sa réalisation et le feeling PES que l'on ressent malgré tout en font un jeu loin d'être si désagréable, surtout en multijoueurs.

Benoît Barny

 

 

 

 

 

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Sur le plan technique, PES mélange encore une fois le  bon et le moins bon. Graphiquement, le titre fait fort avec une modélisation des joueurs vraiment convaincante et supplante son principal concurrent sur ce point. Que ce soit au niveau des proportions corporelles ou des visages, l'affichage est d'un réalisme saisissant. Mais il est, du coup, dommage que le niveau de l'animation ne soit pas aussi uniforme. Cela a toujours été le point fort de la série : la plupart  des gestes techniques sont variés et décomposés avec soin. Voir l'un de nos sportifs effectuer une roulette ou voir une équipe faire de la passe à 10 à la barcelonaise est un vrai plaisir. Seulement, à côté de ça, les joueurs sont toujours aussi droits lors de leurs sprints ou des dribbles de base. Encore un point qui fait tâche depuis le volet 2008. Côté ambiance sonore, le titre s'en tire largement avec les honneurs : la foule crie, hue, chante et vous plonge dans l'enfer du rectangle vert comme il se doit. Quant au commentaire, notre nouveau duo fait une entrée réussie : les phrases hors-sujet ne sont pas si fréquentes et le ton de Grégoire Margotton sonne juste (notre Duga national n'est pas mal non plus, mais on le sent déjà moins naturel). Un dernier mot sur le jeu en ligne qui n'a pas vraiment évolué depuis PES 2009 : les différentes options (matchs classés, amicaux, Légende...) sont toujours disponibles et le nombre de joueurs par match ne monte toujours qu'à 2 contre 2 (le 10 contre 10 si cher à « Seabass » Takatsuka est encore loin, malheureusement). En pratique, il vaut mieux trouver des camarades aux connexions internet solides et homogènes pour espérer en profiter pleinement : le lag joue encore trop souvent les invités indésirables, rendant les matchs parfois très pénibles.

 
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