STREET FIGHTER 30TH ANNIVERSARY COLLECTION
Etats-Unis / Japon - 2018
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Image de « Street Fighter 30th Anniversary Collection »
Genre : Combat
Développeur : Backbone Entertainement
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Capcom
Date de sortie : 29 mai 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Street Fighter 30th Anniversary Collection »
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site officiel
LE PITCH
A l’occasion des 30 ans du premier épisode de la série, Capcom sort sous forme de compilation les épisodes les plus marquants et les plus pertinents, témoins de l’évolution du titre qui imposa la firme sur l’ensemble de la planète.
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Légende du monde vidéoludique dont le premier épisode passa inaperçu, Street Fighter imposa d'un dragon punch son emprunte sur un genre comme seul Doom avait pu le faire précédemment, et marqua tellement les esprits qu'il en sera même difficile pour Capcom de lui ôter son célèbre numéro « 2 » pour les épisodes suivants. Rétro-trip nostalgique bienveillant ou sortie calendaire opportuniste ? Un peu des deux tout de même.

« Difficile », voir « impossible ». Ce sont les mots qui viennent à l'esprit lorsque l'on imagine qu'une personne née après le milieu des années 1990 puisse se rendre compte de l'impact culturel que provoqua la sortie du dieu des jeux de baston. A l'époque de la guerre des consoles (les plus vieux s'en souviendrons une larme à l'oeil), le soft de Capcom était l'arme de destruction massive qu'il fallait avoir dans son camps pour obtenir la victoire. Les Bulls avait Jordan, la SNES avait Street Fighter II. Il n'y avait pas de concurrence possible. Si d'autres excellents jeux existaient et sortaient sur les supports aux prix prohibitifs de la NEO GEO, faisant fantasmer tous les lecteurs de Console + et cie, aucun n'arrivaient à la cheville de l'importance qu'obtint « Street ». Chaque jeu devait dès lors posséder son ersatz de Zanglief, son faux-sosie de Chun Li ou sa copie carbone de Ryu. Puis, après de nombreux épisodes en apparence identiques, un film avec Van Damme, plus rien. Street Fighter « disparut » en s'auto diluant trop souvent, en mutant pour tenter de trouver un nouveau souffle qui lui permettrait de se détacher de l'emprise étouffante de son zénithal deuxième épisode. Aujourd'hui encore, quand un nouveau titre de la saga débarque sur les rayonnages des magasins de jeux vidéo, l'éternelle rengaine ressurgit « c'est bien mais ce n'est pas Street ». C'est sur cette fausse vérité que le titre de Capcom vient remettre les choses au claire en ouvrant ses livres sur 30 ans d'une histoire fabuleuse.

En sélectionnant les titres proposés dans cette compilation avec intelligence, Capcom vient rappeler ce qu'est vraiment Street Fighter. Si l'on passe rapidement sur le premier épisode, anecdotique et auquel beaucoup lui trouveront de qualités rétroactives suite au succès des suivants, le premier bloc proposé représente l'échine de la saga. Street Fighter II, Street Fighter II', Street Fighter II' : Hyper Fighting, Super Street Fighter II: The New Challengers et Super Street Fighter II: Turbo. Chaque épisode apportait son lot d'innovations et d'Histoire. Si les trois premiers ne diffèrent véritablement que par la possibilité de jouer les 4 boss dès le premier volet « prime » et n'ont de raison d'existence que leur arrivée sur de nouveaux supports (le passage de l'arcade vers les consoles de salon), c'est Super Street Fighter II: The New Challengers qui crée le véritable break avec le reste. Episode créé spécialement pour la SNES comme son nom l'indique, l'intro voyant Ryu préparer son célèbre hadoken marqua une génération. L'ajout de nombreux nouveaux personnages (4 en réalité... un chiffre vertigineux à l'époque) en ont fait un court instant la meilleure version de « Street II » sortie sur console, détrônée par son épisode « Turbo » dont la fluidité de l'animation mis tout le monde d'accord, tout comme l'ajout de la jauge de puissance.

 

cadeau (ken) d'anniversaire


Se voulant comme une première refonte de la saga, la série des « alpha » allait paver la route pour les meilleurs épisodes de la franchise. Certains nouveaux personnages ont un air de déjà vu mais c'est dans les ajouts de gameplay qu'il faut aller chercher l'intérêt principal de ces épisodes. Capcom introduit pour la première fois les différents systèmes de combat qu'il faut choisir avant chaque affrontement, et améliore au passage la jauge de pouvoir. La fluidité de l'animation est toujours en évolution dans cet épisode se déroulant entre les évènements des deux premiers Street Fighter. Pour la petite histoire, c'est à partir des « Alpha » que Capcom commence les crossovers entre ses différents jeux, introduisant par exemple des personnages en provenance de Final Fight. Vient ensuite la perle de la saga, bien que vivant dans l'ombre toujours tenace du deuxième épisode. Street Fighter III (et ses déclinaisons) est l'apothéose de la franchise. Des graphismes au gameplay en passant par l'animation et le choix des combattants, « Street III » se démarque très nettement de ses camarades. Ce n'est pas pour rien que le jeu est toujours présent dans les salles d'arcades (oui... il en existe encore) aux côtés des jeux SNK dominant encore et toujours le marché. Le jeu ne sera jamais égalé par la suite.

En réunissant ces trois étapes clés dans l'Histoire de la saga, Capcom marque le coup à la fois pour les fans, mais également pour les joueurs novices possédant la soif de découvrir ces softs dans leur version d'origine. Oui, ils ont tous pris un coup de vieux (rejouer au « 2 » équivaut à tuer à bon souvenir, jouer au « 1 » relève d'une perte de temps) mais lorsque l'on veut donner une belle leçon d'Histoire, on évite de la réécrire. Il aurait été appréciable d'ajouter au moins une version de Street Fighter IV ou même de cette abomination qu'est Street Fighter The Movie ou des horribles Street Fighter EX voulant jouer des coudes avec le style de Tekken et Virtua Fighter afin d'avoir une vision plus golbale de la saga, mais Capcom préfère peut être oublier l'existence même de certaines de leurs erreurs. Quoiqu'il en soit, peut de franchises ont su en faire autant, il serait dommage de passer à côté d'un tel artefact vidéoludique.

François Rey
















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En adoptant le parti pris de ne pas lisser ses titres et de les proposer tel qu'ils étaient à l'époque, Capcom joue la carte de la nostalgie. Seulement en 2018, la plupart sont devenus difficilement jouables, mêmes les chefs-d'oeuvres d'antan qu'étaient SSF II et SSF II Turbo. Il faudra se diriger véritablement vers le troisième acte pour profiter pleinement du soft. La possibilité de jouer en 4/3 ou avec un 16/9 zoomé n'arrangeant pas la chose, il est dommage mais au final sincère de proposer ces titres uniquement dans un état de décrépitude. Le jeu offre de nouvelles possibilités apportées avec l'émulation comme la sauvegarde à tout instant. Si ces ajouts ne sont pas forcément d'une grande utilité, ils restent appréciables afin de visiter ces jeux comme les différentes pièces d'un musée.

 
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