VALKYRIA CHRONICLES 4
Senjo no Valkyria 4: Eastern Front - Japon - 2018
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Valkyria Chronicles 4 »
Genre : RPG
Musique : Hitoshi Sakimoto
Développeur : Sega CS3
Durée : élevée
Langue : Voix japonaises & anglaises, textes français
Distributeur : SEGA
Date de sortie : 25 septembre 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Valkyria Chronicles 4 »
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site officiel
LE PITCH
Sur le continent Europa, la guerre fait rage. Dans une manœuvre désespérée pour renverser le conflit et stopper la progression de l’Empire, la Fédération Atlantique lance l’Opération Northern Cross. L’escadron E dirigé par le commandant Claude Wallace mène l’offensive …
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Les chiens de guerre

Deux ans après le portage (remasterisé) du premier épisode sur les consoles nouvelles générations et dans la foulée du spin-off Valkyria Revolution, Sega lance donc le quatrième volet de sa très populaire franchise de RPG Tactics. Une suite qui n'en est pas vraiment une.

Se déroulant dans une Europe des années 30 totalement uchronique, la série des Valkyria Chronicles s'adresse avant tout à un public japonais. Fantasmant un conflit à l'échelle (quasi) mondiale entre deux super puissances, les créateurs Ryotaro Nonaka et Shuntaro Tanaka mélangent leur vision des deux premières Guerres Mondiales avec une imagerie steampunk, manga tendance shonen et ... pastel. Une sauce improbable mais qui parvient tout de même à prendre. Au point de générer un univers de produits dérivés sur papier et à la télévision avec un anime composé de 26 épisodes et de 9 OAV. Une véritable manne financière pour Sega. Si Valkyria Chronicles 4 ne bouleverse nullement la charte graphique de la franchise avec ses personnages stylisés, son animation en cell-shading et ses transitions et décors comme sortis d'un carnet de campagne griffonné au fusain et aux crayons de couleurs, il revendique sa part de nouveauté avec une galerie de personnages inédits évoluant sur une ligne de front elle aussi inédite. Une révolution en douceur qui tente à la fois d'attirer de nouveaux joueurs qui ne seront pas lésés par leur méconnaissance de cet univers et de contenter la fan base sans bousculer ses habitudes.
Pour faciliter l'immersion in media res des néophytes, les concepteurs ont fait le pari d'une galerie de protagonistes excessivement stéréotypés et donc rapidement identifiables. La méthode est sommaire mais efficace et permet d'appréhender chacun des membres de l'Escadron E en quelques minutes. Sur le fond, en revanche, ce défilé de clichés ambulants aggrave encore un peu plus la vision très « romantique » (pour rester poli) de la guerre selon Valkyria Chronicles.

 

pas à pas


Pour s'investir dans un Valkyria Chronicles, encore faut-il aimer le genre bien particulier auquel il appartient. Et si la curiosité vous a poussé à la découverte, la première heure de jeu mettra votre motivation (et votre patience) à l'épreuve. Comme tout RPG Tactics qui se respecte, Valkyria Chronicles 4 met bien évidemment l'accent sur les combats puisque c'est sa seule raison d'être. L'intrigue n'est qu'un prétexte et on a vite fait de zapper les tunnels de dialogues pour se retrouver sur le champ de bataille. Mais ceux qui s'attendent à de l'action qui dépote seront vite refroidis par le système du tour par tour et la complexité écrasante du positionnement et des compétences. A moins d'être un génie des échecs et un lecteur assidu de Sun Tzu, les tactiques qui vous permettront de remporter les combats nécessitent de longues phases d'apprentissage et de réflexion. Les affichages ont beau être d'une clarté exemplaire, le gameplay n'a rien d'instinctif et le didacticiel se doit d'être étudié avec le zèle d'un universitaire (prenez des notes !). La gestion des points de commandement (que l'on peut économiser, excellente idée !), des déplacements et de la physique du jeu peuvent être une source croissante de frustration si l'on ne s'investit pas un minimum. Comptez donc au moins trois bonnes heures de pratique avant de commencer à vous sentir à l'aise et trois heures de plus pour décider d'aller jusqu'au bout. Et un dernier conseil : coupez la musique, la répétitivité de celle-ci ayant tôt fait de vous coller des envies de meurtre.

Vous l'aurez compris, malgré une volonté d'ouverture louable, Sega destine son nouveau soft en priorité aux fans et aux hardcore gamers, ceux qui n'ont pas peur de foutre en l'air une après-midi entière pour composer une unité de combat avant même d'avoir ouvert le feu sur l'ennemi. Dilettantes, passez votre chemin.

Alan Wilson










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Comme une machine bien rôdée, le moteur de jeu est d'une fluidité à toute épreuve. L'absence de mode multijoueurs ou de campagnes en ligne cantonne Valkyria Chronicles 4 aux plaisirs solitaires mais la charte graphique simple, douce et soignée participe à la création d'un véritable cocon vidéoludique, douillet et doucement addictif. A défaut de repousser la moindre limite technique ou de faire ressentir des sensations nouvelles, la conception générale témoigne d'un bon sens indiscutable.

 
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