SHADOW OF THE TOMB RAIDER
Canada / Etats-Unis / Royaume-Uni - 2018
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Shadow of the Tomb Raider  »
Genre : Action
Musique : Brian D’Oliveira
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Square Enix
Date de sortie : 12 septembre 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Shadow of the Tomb Raider  »
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LE PITCH
Prenez part au moment décisif où Lara Croft devient pilleuse de tombeaux. Dans Shadow of the Tomb Raider, Lara va devoir surmonter les dangers de la jungle, explorer de terrifiants tombeaux et s'accrocher pour survivre. En jouant contre la montre pour sauver le monde d'une apocalypse maya, Lara sera vouée à devenir la plus célèbre des pilleuses de tombeaux.
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Savages

Après un Rise of the Tomb Raider extrêmement décevant dans ses résultats de vente, on n'imaginait pas revoir la belle Lara Croft de si tôt. Pourtant Square Enix pousse son reboot jusqu'à la trilogie, gardant bien évidement en tête que l'aventurière a de nouveau le vent dans le dos grâce à son équivalent cinéma, qui lui aussi s'est pris un sacré coup de jeune.

C'est d'ailleurs l'argument principal de cette nouvelle chronologie initiée en 2013 par un Tomb Raider nouvelle génération qui faisait découvrir au public une Lara Croft tout juste sortie de l'adolescence, obligée de passer en mode survie pour espérer s'échapper d'une ile pas déserte du tout. Exploration sauvage, chasse et surtout apprentissage du métier d'archéologue de l'extrême avec quelques passages à la limite du film d'horreur, voir gore. Un peu bis, un peu sec, clairement violent, mais malheureusement ces sensations musclées n'étaient pas tout à faut au rendez-vous du suivant Rise of the Tomb Raider, adoucissant clairement les angles (pas de visite impromptue d'un charnier, pas d'agression sexuelle....), l'épisode louvoyant plus clairement du coté du concurrent Uncharted avec des gunfights biens plus nombreux et des zones ouvertes urbaines pas franchement étouffantes. Trois ans après, et malgré la collaboration entre Crystal et Eidos Montreal, la sensation d'avoir à faire à un blockbuster bien calibré est toujours aussi prégnante. Le retour des Trinitaires (pfff encore eux ?), le passé révélé de Lara dans des flashbacks charmants mais peu utiles, une héroïne trop sûre d'elle et capable d'user sans faillir de toutes les armes qui lui tombent sous la main... Cela et sa maturation physique la rapproche clairement de son ancienne incarnation siliconée et Build for Action : les amusants skins bonus en 3D à l'ancienne sonnent comme un aveu. Moins surprenant, moins inventifs, moins mémorable que le Tomb Raider de 2013 ? Oui clairement. Mais après ?

 

silhouette


Car il serait trop facile de bouder une proposition qui reste au demeurant diablement efficace. En mettant une nouvelle fois de coté ce scenario passe-partout et bourré de petites facilitées bien visibles, ainsi qu'une réalisation des cut-scene franchement austère (la où bizarrement les courses-poursuites scriptées ou les grands scènes catastrophes sont aussi spectaculaires que tendues), le glissement de l'univers du jeu vers un Pérou tropical (les paysages sont sublimes), ses temples Maya oubliés et une prépondérance à l'infiltration plutôt que l'action bourrine, teinte Shadow of the Tomb Raider d'un vrai retour aux sources. Celui d'une Indiana Jones féminine jouant bien moins des flingues que Nathan Drake, et retrouvant des temple en forme d'énigmes géantes qui fera chaud au cœurs des anciens possesseurs de PS2. Le level design, que ce soit dans les longues séquences de plate-forme / escalade, où la découverte progressive des « Tomb » aux nombreux pièges et passages dissimulés, est sérieusement conçu, pensé, jouant autant sur les leviers attendus, les murs d'escalade glissants, que les effets de lumières et les petites variations de textures. Un jeu habile qui marque aussi sa différence en prolongeant la démarche de l'épisode de 2013 en transformant définitivement Lara en prédatrice ultime. Ses rencontres avec des gardes armées tournent ainsi désormais à des attaques furtives bien sèches, alors que la miss dissimule sa peau sous une couche de boue, attend sa proie sur une branche élevée, frappe en pleine tête avec son arc rituel ou piège les corps des premières victimes. Que du classique, mais bien rodée et amené, qui devient presque plus jouissif encore à mettre en pratiques dans la jungle environnante sur les traces d'une bêtes sauvages rares. A ce titre la confrontation première avec le jaguar restera sans doute quelques temps dans les mémoires. Bien entendu drapé dans quelques outils du RPG (EXP, capacités à débloquer, armes et vêtements à améliorer....) tout autant que marqué par les zones ouvertes avec quêtes annexes étendues d'un Assassin's Creed, Shadow of the Tomb Raider n'a pas inventé la poudre, mais se met de coté quelques belles détonations. La lente avancée rempante dans un charnier putride, résidu des sacrifices sanglants d'un culte barbare, est l'une d'elle.

Nathanaël Bouton-Drouard










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Fondamentalement impressionnant, Shadow of the Tomb Raider est un soft qui sait mettre constamment en avant ses sublimes textures au réalisme intransigeant (tissus, roches...) ou valoriser généreusement sont travail sur les lumières et les atmosphères dans des panoramiques beaux et puissants. La nature y est superbe, tout autant que les nombreuses ruines recouvertes de végétation ou même le village plus moderne et peuplé de Kuwaq Yaku. Lara n'est pas en reste avec un visage moins doux que dans les deux précédents jeux. Et on notera un corps qui de la même façon semble s'être musclé, renforcé par les évènements précédents. Mais le tableau n'est pas parfait, car régulièrement s'invitent quelques petits détails moins glorieux comme des passages où l'héroïne semble flotter sur le décor, ou glisser sur les surfaces, tandis que le mixage 5.1 très touffu sur la restitution d'une jungle inquiétante, s'emmêlent un peu les pinceaux entre musique (pas mal), dialogues (doublage français très fade) et effets surboostés. Quelques petits accros.

 
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