FIST OF THE NORTH STAR : LOST PARADISE
Hokuto Ga Gotoku - Japon - 2018
Image plateforme « Playstation 4 »
Image de « Fist Of The North Star : Lost Paradise »
Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : Ryû Ga Gotoku Studio
Durée : moyenne
Langue : Anglais (texte), japonais (voix)
Distributeur : SEGA
Date de sortie : 2 octobre 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Fist Of The North Star : Lost Paradise »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Alors que Kenshiro errait dans le désert à la recherche de Yuria, la rumeur le mène jusqu’à Eden, véritables terre de privilégiés où seuls quelques rares chanceux sont acceptés. Mais pénétrer cette cité serait, selon les dires, le seul moyen pour lui de retrouver sa bien-aimée.
Partagez sur :
coeur de yakuza

Alors que les aventures de Kazuma Kiryu semble arrivées à leur terme et que la saga Yakuza s'apprête à prendre un grand virage, le Ryu Ga Gotoku Studio tente une expérience inédite en exploitant sa recette dans un tout autre univers.

Cet univers, c'est celui de Hokuto No Ken, alias Fist Of The North Star ou encore Ken le Survivant en France, créé par le mangaka Buronson et l'illustrateur Tetsuo Hara en 1983. Mais l'annonce d'une telle rencontre n'est finalement pas si surprenante, puisque les protagonistes de ces deux sagas ont beaucoup en commun. Kenshiro et Kiryu partagent en effet le même archétype : ce sont deux gros durs, experts en combat, qui ne montrent aucune pitié lorsqu'il s'agit de châtier les vandales et les criminels ; mais derrière leur carrure imposante et leur regard froid, ils cachent tous les deux un grand cœur. C'est pourquoi le principe de Yakuza se prête à merveille à un jeu estampillé Fist Of The North Star. Comme le jeu de SEGA, Lost Paradise se présente comme un petit monde ouvert à l'échelle d'une ville. Au cœur de celle-ci, Kenshiro y fait des rencontres plus ou moins heureuses, que ce soit des PNJ dans le besoin, des voyous en mal de sensations fortes ou les tenanciers de différentes échoppes. Certaines de ces rencontres sont d'ailleurs à l'origine des activités annexes, ce qui amène Ken à devenir barman, gérant d'un bar à hôtesses ou infirmier le temps de mini-jeux loufoques.

 

contre les fous et les bandits


Lost Paradise reprend également le système de combat de Yakuza, mais en intégrant forcément des éléments propres à Hokuto No Ken. Les Heat Moves sont ainsi remplacés par les attaques aux points vitaux de l'école Hokuto Shinken, qui se matérialisent ici sous la forme de QTE. Ces derniers ressemblent toutefois plus à des bonus dans la mesure où l'on n'est pas vraiment pénalisé lorsqu'on les manque ; les réussir permet en revanche d'occasionner un maximum de dégâts tout en remplissant partiellement la jauge de la Grande Ourse. Celle-ci permet à Kenshiro de passer en mode Burst, ce qui augmente notamment sa puissance d'attaque. Si les combats s'avèrent défoulant la plupart du temps, et même assez jouissifs lorsque l'on fait exploser les crânes à la chaîne, on retrouve aussi, malheureusement, cette rigidité qui caractérise les jeux Yakuza. Cela s'avère surtout gênant face aux boss qui ont, comme toujours, tendance à bloquer et esquiver un peu trop facilement les attaques du joueur. Au point de rendre ces duels assez fastidieux, mais rien d'insurmontable pour les connaisseurs, cela dit.

 

deux hommes entrent, un seul ressort


Ces mêmes connaisseurs risquent en revanche d'être déçus par le manque d'ambition de Lost Paradise. A l'époque de son développement, le studio avait fait le choix de travailler sur l'ancien moteur plutôt que d'utiliser un Dragon Engine encore trop neuf pour garantir un résultat satisfaisant. Les environnements paraissent, par conséquent, bien moins spacieux et détaillés que dans Yakuza 6 ou Kiwami 2. Le désert qui s'étend aux portes d'Eden semble même avoir été posé là pour faire illusion. Mais cela ne fonctionne pas bien longtemps, d'autant que le traverser impose de monter au volant d'un buggy à la tenue de route bien trop savonneuse. Néanmoins, s'il ne peut pas recommander de se procurer à tout prix Fist Of The North Star Lost Paradise, il faut admettre que c'est sans doute l'une des meilleures adaptations du manga. En effet, ce classique de la culture otaku n'est pas vraiment gâté à ce niveau. Alors même si les références à l'œuvre d'origine auraient pu mieux être exploitées, croiser des personnages aussi charismatiques de Rei, Toki ou Thouzer au cours d'une histoire inédite devrait procurer des frissons aux plus grands fans. Les auteurs se sont même autorisé quelques clins d'œil directs à Mad Max, saga qui a largement inspiré Hokuto No Ken. Ce n'est clairement pas suffisant pour en faire un incontournable, mais les plus curieux pourraient éventuellement y trouver leur compte.

Benoit Barny










Partagez sur :
 

Encore une fois, l'équipe du Ryu Ga Gotoku Studio a conçu Lost Paradise à partir du moteur utilisé pour les premiers épisodes HD de Yakuza. Il faut donc faire l'impasse sur les améliorations apportées par le Dragon Engine, à savoir les environnements plus détaillés, les bâtiments dans lesquels on peut entrer sans transition et les visages d'un réalisme saisissant. Cela dit, la texture façon manga posée sur les personnages principaux leur donne un peu d'allure, ce qui sauve un peu les meubles. En outre, si la ville d'Eden semble plus étriquée que Kamurocho, proposant ainsi moins d'activités annexes, les quelques mini-jeux disponibles ont le mérite de casser l'image sombre et violente de l'histoire avec un second degré plutôt rafraichissant.

 
Crédits - Publicité - Nous contacter
Copyright Frenetic Arts 2009-2018