MEGAMAN 11
RockMan 11: Unmei no Haguruma!! - Japon - 2018
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Image de « Megaman 11  »
Genre : Plates-formes
Musique : Marika Suzuki
Développeur : Capcom
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Capcom
Date de sortie : 2 octobre 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Megaman 11  »
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LE PITCH
Dans MEGA MAN 11, Le sournois Dr Wily est de retour avec en tête un nouveau plan machiavélique. Heureusement, le Dr Light, créateur bienveillant de Mega Man, veille au grain et trouve un moyen d’augmenter les capacités de son robot justicier avec un puissant prototype connu sous le nom de “Double Gear System”.
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Le retour du roi

Impossible pour un kid européen des années 90, fan de sa vieille Super Nintendo, de ne pas connaitre Megaman. Et pour cause : si la licence est bien née sur la vieille NES de la marque japonaise, c'est réellement l'avènement de MegaMan X, distribué mondialement en 1993, qui a bouleversé le monde du plateformer / action pour de longues années. Son gameplay, qui n'a jamais vraiment changé au fil des années, est donc logiquement encore une fois de la partie dans ce nouvel opus, les maintenant classiques mouvements de Dash (glissade d'esquive) et de Wall Kick (sorte de coup de pied sauté permettant de grimper des parois) étant évidemment au rendez-vous.

Le scénario de Megaman n'a toujours été qu'un prétexte à l'affrontement de 8 boss plus combatifs les uns que les autres, quel que soit l'opus concerné - Celui de Megaman 11 ne fait évidemment pas exception, toute l'action se basant au départ sur un conflit lié à une divergence scientifique sur le système de pensée et de contrôle des androïdes. Tout un programme, mais tout juste effleuré ici : les joueurs veulent avant tout retrouver l'action entrainante de la licence. Bonne nouvelle : c'est le cas ! 
A l'image de nombreux jeux de chez Nintendo, Capcom aime à baser les différentes versions de ses licences sur des concepts figés, l'éditeur se forçant de n'ajouter que d'infimes variations aux idées d'origine. C'est donc logiquement que l'on retrouve la panoplie de mouvements accompagnant le petit héros depuis le tout premier épisode, mais aussi une nouvelle idée symbolisée par l'ajout du « Double Gear » : un système permettant, au choix, de ralentir le temps, faisant passer le personnage dans une sorte de « bullet time », ou de booster sa puissance de tir. Evidemment, le jeu est bati sur cette nouvelle idée elle-même, c'est donc très régulièrement que le joueur mettra à contribution ce nouvel atout afin de progresser dans les différents niveaux du jeu. On pourrait penser que ce « Double Gear » rend les choses trop simples, mais c'est sans compter sur Capcom, l'éditeur japonais pour joueurs HardCore par excellence, qui a su mettre à jour la difficulté de son titre afin de garder un challenge corsé du début à la fin de l'expérience de jeu.

 

un challenge mesuré


Ce qui frappe d'entrée de jeu, c'est la fausse quiétude dans laquelle baignent les différents débuts de niveau du jeu. Le calme avant la tempête, en somme. Très vite, tout s'accélère, les ennemis chargent par vague, respawnent, chaque retour en arrière voit le parcours ponctué de nouvelles vagues pourtant négociées quelques secondes auparavant... Le jeu est exigent et dur pour le joueur, le bestiaire assez varié faisant preuve d'autre part de comportements différents d'un ennemi à l'autre : certains jouent la défense, d'autres clairement l'attaque, il faut donc régulièrement adapter sa stratégie pour progresser parmi les différents niveaux, en grande partie verticaux.

Toutefois, pas de crainte à avoir : Megaman 11 propose plusieurs niveaux de difficulté (une notion particulièrement récente dans la série), il sera donc possible le cas échéant de calmer le jeu si les choses semblent trop ardues.

Pierre Perricaudet








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Au premier lancement du jeu, on est en droit de s'inquiéter : tout commence par une sorte de scène d'introduction plaçant le contexte de l'action, basé sur des images figées et plutôt light en terme de qualité. En 2018, c'est très insuffisant (les cutscenes de 1993 étaient plus travaillées), et on a donc rapidement l'impression que le jeu a été traité à la va-vite dès les premières secondes. Heureusement, il n'en est rien, et dès l'action présente, tout va mieux : direction artistique de qualité, rendu Cel-shading moderne mais ancrée dans la tradition MegaMan, tout fonctionne à merveille. Au pire, pourra-t-on noter régulièrement quelques imprécisions dans le gameplay (rien de rédhibitoire ceci dit) et des niveaux à l'aspect assez inégal, mais tout cela disparait très vite face à l'originalité du titre et à l'expérience générale, fun et motivante. Un gros, gros plaisir !

 
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